Retour
MÉMOIRES DE PIERRES

ACHICOURT

           La commune a été décorée de la croix de guerre le 23 septembre 1920



Monument aux morts


 

Localisation : Rue Raoul Briquet

 Conflits commémorés : 1914-1918, 1939-1945, Algérie    

 Sculpteur : BONNEL (Achicourt)

 Architecte : GODON

 Date d'inauguration : 13 juillet 1924, sous la présidence du Préfet du Pas-de-Calais, avec le concours des sociétés de musique, de gymnastique, d'anciens combattants et de sapeurs-pompiers

 Texte de l'épitaphe :

A nos chers morts
1914-1918


La citation d'attribution de la Croix de guerre à la commune est également inscrite sur le monument

 Coût et financement : 6.974,70 francs par souscription publique et budget communal



Inauguration du monument aux morts d'Achicourt
Inauguration du monument aux morts d'Achicourt

 Liste des noms inscrits au monument aux morts :

1914 :
HEE Aurélien (HEE Aurélien-Germain. Né le 19 juin 1889 à Souastre. Caporal au 33e régiment d’infanterie. Matricule 132, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 15 août 1914 à Dinant (Belgique), tué à l’ennemi)

CARON Jean-Baptiste (CARON Jean-Baptiste. Né le 5 novembre 1887 à Achicourt. Soldat de 2ème classe au 345e régiment d’infanterie. Matricule 753, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 31 août 1914 (Nord), tué à l’ennemi)

VASSEUR Marius (VASSEUR Marius-Julien. Né le 23 décembre 1893 à Achicourt. Soldat de 2ème classe au 1er régiment d’infanterie. Matricule 600, recrutement de Béthune. Mort pour la France le 30 août 1914 à Pargny (Somme), tué à l’ennemi)

HUGUES François (HUGUES François-Pierre. Né le 9 mars 1889 à Paris (17e). Soldat de 2ème classe au 72e régiment d’infanterie. Matricule 758, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 6 septembre 1914 (Marne), tué à l’ennemi)

BOUDIN Adolphe (Né le 14 mars 1884 à Arras. Soldat de 2ème classe au 233e régiment d’infanterie. Matricule 1335, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 7 septembre 1914 (Marne), tué à l’ennemi)

MANNESSIER Georges

CAUET Louis (CAUET Louis-Albert. Né le 13 septembre 1893 à Agny. Soldat de 2ème classe au 26e régiment d’infanterie. Matricule 858, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 11 septembre 1914 à Harancourt (Meurthe-et-Moselle), tué à l’ennemi)

DEHAY Edouard (DEHAY Edouard-Henri. Né le 19 septembre 1888 à Achicourt. Soldat de 2ème classe au 233e régiment d’infanterie. Matricule 668, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 15 septembre 1914 à Reims, tué à l’ennemi)

DISTINGHIN Alfred (DISTINGHIN Alfred-Henri. Né le 27 juin 1890 à Achicourt. Soldat de 2ème classe au 127e régiment d’infanterie. Matricule 60, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 17 septembre 1914 près de Reims, tué à l’ennemi)

EVRARD Octave (Né le 5 avril 1890 à Arras. Soldat de 1ère classe au 4e régiment d’infanterie. Matricule 31, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 24 septembre 1914 (Meuse), tué à l’ennemi)

SELAME Alfred (SELAME Alfred-Henri. Né le 8 juillet 1893 à Achicourt. Soldat de 2ème classe au 43e régiment d’infanterie. Matricule 981, recrutement d’Arras. Mort pour la France le17 septembre 1914 à la ferme du choléra (Aisne), tué à l’ennemi)

BLIN de BAILLEUL René (BLIN de BAILLEUL René-Camille-Désiré. Né le 24 février 1880 à Arras. Soldat de 2ème classe au 233e régiment d’infanterie. Matricule 1241, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 19 octobre 1914, des suites de blessures de guerre)

DEHAY Florimond (DEHAY Florimond-Augustin. Né le 12 mars 1891 à Achicourt. Soldat de 2ème classe au 6e régiment territorial d’infanterie. Matricule 670, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 2 octobre 1914 à Drocourt, tué à l’ennemi)

FOUQUET Constant

LEGAY Aimable (Né le 6 décembre 1890 à Maroeuil. Soldat de 2ème classe au 1er régiment d’infanterie. Mort pour la France le 27 octobre 1914 (Allemagne), tué à l’ennemi)

1915 :
LHOMME Gustave (LHOMME Gustave-Amédée. Né le 13 juin 1890 à Achicourt. Soldat de 2ème classe au 1er régiment d’infanterie. Matricule 52, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 2 juin 1915 (Marne), des suites de blessures de guerre)

BONEL Henri

BLONDEL Clotaire (BLONDEL Clotaire-Eugène. Né le 24 août 1893 à Achicourt. Soldat de 2ème classe au 33e régiment d’infanterie. Matricule 839, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 9 janvier 1915 à Perthe-les-Hurlus, tué à l’ennemi)

HACART Francis

BIENFAIT Eustache (Né le 20 septembre 1885)

CATHELAIN Arthur                  [voir également plaque Arthur Cathelain, en bas de page]

GALLET Henri (GALLET Henri-Joseph. Né le 9 août 1887 à Achicourt. Sergent au 58e bataillon de chasseurs à pied. Matricule 709 (ou 703), recrutement d’Arras. Mort pour la France le 5 mai 1915 (Marne), tué à l’ennemi)

DEHAY Georges (DEHAY Georges-Léopold. Né le 6 septembre 1894 à Achicourt. Soldat de 2ème classe au 160e régiment d’infanterie. Matricule 775, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 9 mai 1915 à la Targette (Pas-de-Calais), tué à l’ennemi)

CARON Cyrille (CARON Cyrille-Zarin. Né le 20 juin 1894 (?) à Achicourt. Soldat de 2ème classe au 158e régiment d’infanterie. Matricule 758, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 14 mai 1915 aux combats de Noulette (Pas-de-Calais), tué à l’ennemi)

BIENFAIT Charles (BIENFAIT Charles-François. Né le 28 juin 1883 à Achicourt. Soldat de 2ème classe au 37e régiment d’infanterie. Matricule 178, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 20 mai 1915 à Aubigny (Pas-de-Calais), tué à l’ennemi)

SORLIN Paul

LHOMME Maurice (Né le 18 février 1895 à Achicourt. Sapeur au 1er régiment de Génie. Matricule 845, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 14 juillet 1915 à La Chalade (Meuse), tué à l’ennemi)

BIENFAIT Amédée (BIENFAIT Amédée-Charles. Né le 8 décembre 1884 à Achicourt. Soldat de 2ème classe au 233e régiment d’infanterie. Matricule 1350 (ou 2350), recrutement d’Arras. Mort pour la France le 15 septembre 1915 (Somme), tué à l’ennemi)

LEGRAND Henri (LEGRAND Henri-Louis. Né le 11 mai 1895 à Achicourt. Soldat de 2ème classe au 120e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 9 octobre 1915 (Marne), tué à l’ennemi)

1916 :
LEQUETTE Maurice (LEQUETTE Maurice-Edmond. Né le 22 septembre 1887 à Achicourt. Soldat de 2ème classe au 345e régiment d’infanterie. Matricule 735, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 12 janvier 1916 (Allemagne), des suites de maladie en captivité)

VASSEUR Elisée (VASSEUR Elisée. Né le 29 juin  1885 à Achicourt. Soldat de 2ème classe au 69e régiment d’infanterie. Matricule 1472, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 30 mars 1916 à Hancourt (Meuse), tué à l’ennemi)

BAROUX Albert (BAROUX Albert-Joseph. Né le 19 mars 1895 à Ivry-la-Chaussée (Eure-et-Loir). Soldat de 2ème classe au 129e régiment d’infanterie. Matricule 40, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 29 mai 1916 à Douaumont (Meuse), tué à l’ennemi)

HEOUT Jules (HEOUT Jules-Théophile. Né le 18 décembre 1875 (ou 1876) à Arras. Soldat de 2ème classe au 5e régiment d’infanterie territorial. Matricule 180, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 8 juin 1916 à Douaumont (Meuse), tué à l’ennemi)

DERIENCOURT Guislain (DERIENCOURT Guislain-Joseph. Né le 14 novembre 1893 à Achicourt. Soldat de 2ème classe au 162e régiment d’infanterie. Matricule 887, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 9 août 1916 (Meurthe-et-Moselle), des suites de blessure de guerre)

HOUPLAIN Albert (Né le 17 janvier 1890 à Achicourt. Brigadier au 118e régiment d’artillerie lourde. Matricule 5, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 20 août 1918 à Hardicourt-au-Bois (Somme), tué à l’ennemi)

DEHAY Victor (Né le 25 août 1887 à Achicourt. Sergent au 109e régiment d’infanterie. Matricule 891, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 11 septembre 1916 (Somme), tué à l’ennemi)

DISTINGHIN Henri (DISTINGHIN Henri-Joseph. Né le 13 janvier 1894 à Achicourt. Soldat de 2ème classe au 32e régiment d’infanterie. Matricule 792, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 16 octobre 1916 à l’hôpital d’évacuation 22 (Somme), tué à l’ennemi)

DELATTRE GASTON (Né le 18 mars 1896 à Achicourt. Soldat de 2ème classe au 104e régiment d’infanterie. Matricule 198, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 2 novembre 1916 à Douaumont (Meuse), tué à l’ennemi)

CORROYER Vital (S’agit-il de CORROYER Anatole-Vital. Né le 16 mai 1877 à Monchy-au-Bois. Soldat de 2ème classe au 5e régiment d’infanterie territorial. Matricule 147, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 16 novembre 1916 (Alsace), tué à l’ennemi)

PERIN Arthur (Né le 30 juillet 1883 à Achicourt. Soldat de 2ème classe au 54e bataillon de chasseurs à pied. Matricule 210, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 20 octobre 1916 (Seine), des suites de blessures de guerre)








1917 :

CHOQUET Paul (Né le 15 février 1895 à Arras. Maréchal des logis au 50e régiment d’artillerie. Matricule 809, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 25 mars 1917, des suites de blessure de guerre)

FOURCY Jules (FOURCY Jules-Charlemagne. Né le 6 septembre 1893 à Achicourt. Canonnier servant au 27e régiment d’artillerie. Matricule 907, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 15 avril 1917 (Craonne, Aisne), des suites de blessure de guerre)

NIRDOL MARIUS (NIRDOL Marius-Henri. Né le 1er mai 1893 à Achicourt. Caporal au 208e régiment d’infanterie. Matricule 959, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 16 avril 1917 à Craonne (Aisne), tué à l’ennemi)

FOURMAUX Jules (FOURMAUX Jules-Augustin-Guislain. Né le 9 janvier 1897 à Achicourt. Soldat de 2ème classe au 201e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 17 avril 1917 à Craonne (Aisne), tué sur le champ de bataille)

WACHE Camille (WACHE Camille. Né le 30 juin 1888 à Achicourt. Soldat de 2ème classe au 208e régiment d’infanterie. Matricule 641, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 16 avril 1917 à Craonne, disparu)

SOUILLIART Hervé (SOUILLIART Hervé-Samuel. Né le 16 novembre 1897 à Achicourt. Soldat de 2ème classe au 24e régiment d’infanterie coloniale. Matricule 626, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 17 mai 1917 à Soissons (Aisne), des suites de blessures de guerre)

CARON Augustin



1918 :
DEHAY Elie (DEHAY Elie-Edmond. Né le 3 juin 1896 à Achicourt. Soldat de 2ème classe au 43e régiment d’infanterie. Matricule 236, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 2 mars 1918 à Juvincourt (Aisne), des suites de blessures de guerre)

AGEZ François (AGEZ François-Joseph. Né le 11 juillet (1884) à Achicourt. Soldat de 2ème classe au 233e régiment d’infanterie. Matricule 1238, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 7 juin 1918 (Aisne), des suites de blessure de guerre)

BRÉVART Fernand (Né le 15 août 1898 à Achicourt. Soldat de 2ème classe au 107e régiment d’infanterie. Matricule 76, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 27 juin 1918, tué à l’ennemi)

BREVARD Lucien (Né le 1er novembre 1896 à Agny. Caporal au 8e régiment d’infanterie. Matricule 74, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 21 juillet 1918 (Oise), des suites de blessures de guerre)

VITRY Léonce (VITRY Léonce-Edouard. Né le 18 août 1883 à Hénu. Soldat de 2ème classe au 208e régiment d’infanterie. Matricule 720, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 25 juillet 1918 (Aisne), tué à l’ennemi)

FOURMEAUX Camille (FOURMAUX Camille-Jules-Guislain. Né le 19 février 1898 à Achicourt. Soldat de 2ème classe au 201e régiment d’infanterie. Matricule 307, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 25 juillet 1918 (Aisne), tué sur le champ de bataille)

BIENFAIT Alphonse (BIENFAIT Alphonse-Louis-Joseph. Né le 4 août 1887 à Achicourt. Soldat de 2ème classe au 307e régiment d’infanterie. Matricule 708, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 3 août 1918 à Thuys (Aisne, tué à l’ennemi)

HOUPLAIN Marius (Né le 19 septembre 1898 à Lens. Soldat de 2ème classe au 401e régiment d’infanterie. Matricule 369, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 18 août 1918 (Somme), tué à l’ennemi)

TINOT Albert (TINOT Albert-Camille. Né le 9 janvier 1893 à Achicourt. Soldat de 2ème classe au 401e régiment d’infanterie. Matricule 986, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 29 septembre 1918 à l’Epine du ballon Saint-Quentin (Aisne), tué à l’ennemi)

BONNEL Octave (Né le 6 novembre 1895 à Achicourt. Sergent au 43e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 18 août 1918, tué à l’ennemi)

BONNEL Louis

LEVEL François (LEVEL François-Camille. Né le 2 mai 1892 à Lens. Soldat de 1ère classe au 4e régiment d’infanterie. Matricule 659, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 18 (ou 12) juillet 1918 (Marne), tué à l’ennemi

Victimes civiles (1914-1918):
DELACHAMBRE Alfred
DISTINGHIN Clémence
DELATTRE Léonce
DELATTRE François
WACHE René
VASSEUR Emile
WACHE Marcel
DISTINGUIN Gustave
BIENFAIT Pierre
DEHAY Augustine
DEHAY Philomène
DESAILLY Berthe
DESAILLY Philomène
DEHAY Léopold
LEGRAND Gustave
LEROY Alphonse
BAILLET Guislain
LANCIAL Emilie
BIENFAIT Armand
DEHAY Clara
LIGNON Henri
CANDAT Lucien
DISTINGUIN ZELIZ
WACHE Victor
FOURMEAUX Léonce
LEGRAND Julie
BUISINE Rosalie
DELTOMBE Angèle
DELTOMBE Anaïs
GALLET Jean
1939-1945 :
Déportés du travail :
DOUAI Jean

GEEROLF Pierre

Victimes civiles :
AMBROISE Paul

BEVE Irène
BEVE Paul
BIENFAIT Charles
BOUCHE Gustave
BRIOU Emile
BRISSER Charles
CALLEBAUT Robert
CARPENTIER Jules
COURCEL Paul
CRESPEL Albert
DELAPLAMBRE François
FRONTIGNY Auguste
HOELLE Catherine
HOUBART Marcel
INGREZ Béatrice
LEGRAND Paulette
MARTIN Victor
MATHIEU Floride
MORIEUX Victor
POUDROUX Pierre
RIFFLARD Klebert
ROGER Clotaire
MD STERIN Marie
VERMEL Abel
MD WACHE Hermant

Fusillés :
GONDRY Alfred

LEFEBVRE Emile
SOUILLARD Raymond

Déportés politiques :
BUQUET Jules

DARRAS Emile
DELCOURT Edmond
DELIS Marcel
DUQUESNOY Emile
ETIENNE Jean
FOURNIER Georges
QUIDE Marcel
ROBAERT Edmond
SELAME Michel
SOUART Edmond

Militaires : 
ARCELINE Marcel
DELVAL Maurice
DISTINGHIN Lucien
DUPIRE Emilien
LEGRAND Elisée
MICHAUT Hilaire
THOREL Elysée

Prisonniers :
DELANSAY Maurice
MILLE Albert
 

Algérie :
D'HONDT Jean

Indochine :
René DAMBREVILLE (1947)
Jean STEBACH (1947)
Laurent BOVY (1948)
Camille CURNY (1951)
Fernand MORONVAL (1953)

voir liste consolidée
Achicourt - Construction du monument aux morts
Les ouvriers durant la construction du monument au morts
(Coll. particulière Sabine Benachio et René Lagache)


Le journal La Croix du Pas-de-Calais rapporte l’inauguration du monument aux morts d’Achicourt dans son édition du 20 juillet 1924 :

Dimanche eut lieu l’inauguration du monument érigé à ses morts par la commune d’Achicourt, fidèle à leur souvenir.
La cérémonie imposante revêtit un éclat tout particulier grâce au dévouement des zélés organisateurs, M. Wache, maire d’Achicourt, de l’abbé Defosse, le curé de la paroisse, MM. Daval et Oscar Dupuich, président des anciens combattants.
A 10 heures, dans le cimetière près de l’église, M. l’abbé Defosse célébra la messe en présence des autorités ecclésiastiques et civiles. Les chants furent exécutés par une chorale que formaient des musiciens et des membres de la Jeunesse Catholique.
Après le Libera, devant le catafalque, le chanoine Lourdeau, archiprêtre de la cathédrale d’Arras, prenant la parole dit son émotion de présider une telle cérémonie et présenta l’abbé Chappe, glorieux combattant, citoyen modeste, prêtre dévoué et termina par un vibrant hommage aux morts et un appel à l’union.
Immédiatement après eut lieu la bénédiction d’une plaque commémorative placée en l’église provisoire, œuvre de Charles Desvergnes, grand prix de Rome et consistant en un bas-relief représentant la mort sur le champ de bataille et sur lequel on voit un ange qui soutient le mourant en lui montrant la croix.
A 11 heures, l’assistance se forma en cortège et se dirigea vers le monument. Sur l’estrade improvisée prenaient place les personnalités citées plus haut.
Lorsque l’archiprêtre Loureau eut procédé à la bénédiction, M. l’abbé Chappe prononça une superbe allocution. Après la levée du voile, M. Wache, maire d’Achicourt, traduisit les sentiments de la foule en une allocution heureusement inspirée. Puis, M. Paris, conseiller général, réunit dans une même pensée les enfants d’Achicourt dont le sacrifice a sauvé la France. Trois sociétés musicales prêtaient leur concours appréciée à la cérémonie, la fanfare d’Achicourt, l’union musicale des cheminots d’Arras et la fanfare de Saint-Laurent-Blangy, ainsi que de nombreuses associations d’anciens combattants et leurs drapeaux.

Un autre journal, Le Pas-de-Calais hebdomadaire du 20 juillet 1924 :

Notre profession nous a valu l’honneur d’assister à de nombreuses inaugurations de monuments aux morts dans la région et ailleurs. Nous n’avions pas encore rencontré avant la cérémonie qui eut, dimanche 13 juillet à Achicourt, le même objet, une aussi parfaite unanimité, une aussi complète coordination des efforts individuels pour l’organisation. Véritablement, à Achicourt, on a réalisé l’union sacrée autour de cet hommage rendu aux héros de la grande guerre. On les a honorés dignement, avec tout l’éclat de la reconnaissance dû à ceux qui firent le sacrifice de la vie, pour que vive leur petite patrie, coin de terre agricole de la banlieue d’Arras, et leur grande patrie, la France.
Cette coordination des bonnes volontés de la population a eu quelques guides et quelques directeurs. Ils nous en voudront que nous les citions à l’ordre du jour. Tant pis, car nous avons le souci avant tout de dire ce qui est. Et bien, si l’inauguration du monument aux morts fut aussi solennelle, c’est grâce au maire M. Wache, homme simple mais énergique, au dévoué secrétaire de mairie, M. Daval, qui s’est considérablement dépensé à élaborer un programme très bien conçu, à M. l’abbé Defosse, le pasteur estimé et aimé, à M. Oscar Dupuich, le glorieux mutilé, président de la forte phalange des anciens combattants de la commune, groupés depuis peu de temps sous les plis du drapeau de l’UNC, et grâce enfin, à tant d’autres dévouements moins visibles, mais aussi également désintéressés.
Achicourt a élevé un magnifique monument à ses morts. Il est érigé là où tout ce qui est ancien combattant le désire, sur une place publique, mais point sur le forum, synonyme de bruit, d’agitation, de plaisir. A proximité s’édifiera bientôt l’église où les veuves et les orphelins iront, après s’être inclinés devant la table de marbre portant les noms chers, prier Dieu pour l’âme des défunts.

Les décorations
Narrateur, nous devons consacrer quelques lignes à l’extraordinaire pavoisement qui distingua surtout l’inauguration. Nulle part il y eut comme à Achicourt une telle profusion de drapeaux, de guirlandes, de verdure, de fleurs, de fausses portes, d’arcs de triomphe, d’inscriptions. Pas une maison qui ne fut richement décorée. On remarque beaucoup à l’entrée de la rue d’Arras une élégante fausse porte sur les fûts de laquelle, drapés dans les plis du drapeau tricolore, statues vivantes se tenaient les deux filles de M. Vasseur. Le coup d’œil était féerique. Ceux qui sont revenus de la tourmente remercient la population d’avoir aussi magnifiquement honoré la mémoire de leurs camarades morts. Ce pavoisement révèle les sentiments de reconnaissance et d’admiration de ces braves agriculteurs et maraîchers, de ces besogneux travailleurs de l’usine et du chemin de fer qui forment en grande majorité la cité d’Achicourt. Achicourt, localité martyre, à quelques centaines de mètres du front, ravagée par la mitraille, éprouvée cruellement, puisqu’elle compte 61 combattants morts au champ d’honneur et 29 victimes civiles. Achicourt, décorée de la Croix de guerre, Achicourt, commune vaillante sous le déluge de fer et de feu, vaillante aussi dans l’œuvre de reconstitution.

La messe au cimetière
Tous ont voulu que l’hommage aux grands morts débuta par une manifestation religieuse, grandiose et émouvante. M. l’abbé Defosse en fut l’âme. Il a été récompensé par la spontanéité avec laquelle ses paroissiens se groupèrent à 10 heures au pied de l’autel érigé en plein air, dans le cimetière, près de l’église provisoire qui eut été trop petite pour contenir la foule empressée et recueillie. La maison Hans avait aidé M. le curé à improviser l’autel et à monter le superbe décor qui l’entourait. M. l’abbé Defosse célébra le Saint-Sacrifice, en présence de M. le chanoine Lourdeau, archiprêtre de la cathédrale d’Arras ; de M. l’abbé Chappe, chevalier de la Légion d’honneur et Croix de guerre ; de M. Wache, maire, et du conseil municipal ; de M. Jean Paris, conseiller général, et Marc Scailleretz, conseiller d’arrondissement ; de M. le commandant Harduin de Grosville, chef de bataillon du 43e RI ; de M. le commandant Wathier, chef de bataillon au 3e Génie ; du capitaine Maire, du 3e Génie, représentant la garnison d’Arras ; le lieutenant Hans, originaire d’Achicourt ; les parents des morts, toutes les sociétés locales, etc.
Les chants furent exécutés par une chorale que formaient des musiciens et des membres de la Jeunesse catholique.
Après le Libera, devant le catafalque, M. le chanoine Lourdeau prit la parole. Représentant Mgr l’Evêque, retenu depuis longtemps par la pose de la première pierre de l’église Saint-Vaast à Béthune, M. l’archiprêtre dit son émotion de présider une telle cérémonie et présenta M. l’abbé Chappe, l’orateur de tantôt, glorieux combattant, citoyen modeste, prêtre dévoué. Son hommage vibrant aux morts, son appel éloquent à l’union ont été écoutés religieusement. Ils seront entendus.

La bénédiction d’une plaque commémorative en l’église provisoire
Tout aussitôt après a lieu la bénédiction, à deux pas, d’une plaque commémorative en l’église provisoire. Elle fut précédée de l’hymne aux morts interprété par les jeunes filles du Patronage Saint-Joseph, avec beaucoup d’âme, sous la direction des admirables sœurs de Saint-Vincent de Paul, avec le concours de la fanfare d’Achicourt. L’appel aux morts suivit, tandis que les fillettes déposaient des fleurs et des fleurs au pied de la plaque. Celle-ci est l’œuvre de Charles Desvergnes, grand prix de Rome. C’est un chef d’œuvre. Elle consiste en un bas relief représentant la mort du soldat au champ de bataille. Au premier plan on voit un ange qui soutient le mourant en lui montrant la croix. Deux volets latéraux portent les noms des soldats morts au champ d’honneur et des victimes civiles. Au sommet du bas relief on lit, en lettres d’or, cette inscription : Aux enfants d’Achicourt morts pour la France.

La bénédiction du monument
Un cortège se forme qui se dirige à 11 heures vers le monument. Là sur l’estrade s’assemblent les personnalités citées plus haut. Quand M. l’archiprêtre eut procédé à la bénédiction, M. l’abbé Chappe prononce une allocution d’une superbe envolée religieuse et patriotique. Il prend pour thème cette parole d’un grand combattant, du général de Castelnau, aux officiers sortis de Saint-Cyr : « j’ai voué aux soldats français une admiration sans borne et une gratitude infinie ». Il exprime le pourquoi de cette admiration, de cette gratitude dans le souvenir de ce qu’on fait les combattants. Ce qu’ils ont fait, ceux qu’on honore plus particulièrement aujourd’hui, c’est à l’imitation du Christ. Comme lui au jardin des Oliviers, eux au tocsin de la mobilisation, ils se sont écriés Surgite, camus, Debout et allons.
Bien des larmes ont coulé à cette évocation sublime d’une sublime épopée.
M. Wache, maire, traduisit les sentiments de la foule dans cette courte allocution :
Mesdames, messieurs,
A la fin de cette première manifestation à la gloire de nos morts de la guerre, je tiens à adresser au nom de la municipalité et de toute la population, l’expression de notre vive reconnaissance à ceux qui y ont pris part.
A vous d’abord M. l’archiprêtre d’Arras qui représentez ici si dignement Mgr l’évêque. A vous M. l’abbé Chappe, qui étiez si qualifié pour nous parler de nos héros et qui l’avez fait avec tant d’éloquence. A vous M. le curé d’Achicourt, qui n’avez jamais rien négligé pour honorer nos morts et qui avait voulu que leurs noms à jamais glorieux fussent inscrits sur un véritable chef d’œuvre dans notre église paroissiale. A toutes le sociétés locales. Cette cérémonie est le splendide prélude de la grandiose manifestation qui va se dérouler après-midi, au pied de ce monument. A tous merci, gloire à nos héros. Vive Achicourt et vice la France !

L’inauguration
Elle eut pour prélude la réception des autorités et des sociétés sur la place de la mairie et un imposant cortège à travers toutes les rues d’Achicourt, de 14 h. 30 à 17 h. nous ne pouvons mentionner ici tous les groupes ; Citons cependant trois sociétés musicales, qui prêtèrent un concours très apprécié, la fanfare d’Achicourt, l’union musicale des cheminots d’Arras et la fanfare de Saint-Laurent-Blangy ; d’autres part les sociétés d’anciens combattants, de mutilés, réformés, anciens prisonniers de guerre avec leurs drapeaux d’Arras, Dainville, Beaurains, Mercatel, Anzin-Saint-Aubin, Berneville et Achicourt.  (..) Il y a plusieurs milliers de personnes sur la place. Après le lever du voile du monument, la salut des drapeaux, une minute de recueillement, la remise du drapeau à la municipalité par le comité d’érection, se fit l’appel des morts.
M. le maire parla le premier pour témoigner de sa gratitude à l’égard de tous ceux qui contribuèrent à l’hommage aux morts d’Achicourt et à la belle manifestation du jour. Des discours aussi sentis furent ensuite prononcés par M. Paris qui unit dans une même pensée les enfants d’Achicourt dont le sacrifice a sauvé la France d’hier et leurs continuateurs dont l’inlassable fera grande, prospère et pacifique dans se force reconstituée la France de demain ; par M. Scailléretz, délégué plus particulièrement par les anciens combattants, pour apporter le salut profondément ému aux frères d’armes toujours présents parmi nous car « par delà la nuit des tombeaux, les yeux qu’on ferme voient encore ». M. Couhé, le jeune, actif, député de la première circonscription, que n’a pas pu suivre son collègue M. Salmon, seulement convalescent. M. Couhé, tout qualifié pour parler de ces morts dont il a partagé les dangers ; par M. Delatouche, enfin, qui traça une page sublime d’histoire en relatant les hauts faits de guerre et déduisant tous les enseignements qu’ils contiennent.




Les autres lieux de mémoire de la commune

   Achicourt Road Cemetery. Ouvert en mars 1917 (utilisé jusqu’en juin) au lieu-dit Champs de Pronville (superficie : 681 m2), le cimetière accueille les dépouilles d’officiers et de soldats appartenant pour la plupart au London Regiment, tombés durant ces 4 mois. Puis le cimetière fut utilisé à nouveau d’août à septembre 1918 afin d’accueillir les corps de soldats canadien pour la majorité. (131 tombes)

    Achicourt Churchyard extension. Contient les tombes de près de 100 soldats français, 3 britanniques et 1 canadiens.

    Stèle aux victimes du Petit Bapaume


    Plaque à Arthur Cathelain



Sources :
- Mairie d'Achicourt
- Commonwealth War Graves Commission
-
Pour la photographie de la construction du monument : Coll. particulière Sabine Benachio et René Lagache (http://home.nordnet.fr/rlagache)
- Pour la photographie de l'inauguration du monument : Coll. particulière de Sabine Benacchio
- Site internet Mémoire des Hommes (fichier des morts pour la France)
- Arch. dép. du Pas-de-Calais 1 W 48516, 49528, 49530


S'il vous plaît d'utiliser les informations de ce site pour un usage quelconque, merci de faire mention de vos sources

Achicourt
Liste consolidée :
1939-1945 :
Déportés du travail :

DOUAI Jean-Alphonse-François, né le 27/08/1920 à Baudricourt, requis STO, décédé le 30/06/1947 entre Hanovre et Munster (Allemagne)

Victimes civiles :
AMBROISE Paul [né le 26/10/1888 à Doullens, mort le 15/06/1940 à l’hôpital d’Arras]
BEVE Irène, née le 24/01/1926 à Lens, décédée le 19/05/1940 à Achicourt au cours d’un bombardement aérien
BEVE Paul, né le 10/08/1927 à Lens, mort le 19/05/1940 à Achicourt des suites de blessures reçues lors du bombardement de la commune le 19/05 [mention MPF accordée le 07/02/1957]
CALLEBAUT Robert, né le 14/01/1921 à Longueil-Sainte-Marie, domicilié à Achicourt cité du Petit Bapaume, décédé le 27/04/1944 à Arras au cours d’un bombardement aérien
MORIEUX Victor, né le 02/05/1904 à Lozinghem, domicilié à Achicourt 10 rue Edmond Martin, décédé le 21/04/1944 à minuit à Avion au cours d’un bombardement aérien
RIFFLARD Kléber-Louis-Joseph, né le 13/05/1894 à Mercatel, domicilié à Achicourt 8 rue Edmond Boidin, décédé le 30/04/1944 à Arras au cours d’un bombardement aérien
VERMEL Abel, né le 22/06/1898 à Bienvillers-au-Bois, domicilié à Achicourt, décédé le 12/11/1943 à Arras. Mécanicien de route à la SNCF, a été blessé à son poste lors d’une attaque aérienne du convoi qu’il conduisait, il est décédé des suites de ses blessures à l’hôpital d’Arras

Et aussi :
LEFEBVRE Emile, né le 30/12/1906 à Agny, domicilié à Achicourt, décédé le 22/05/1940 à Gouy-en-Artois, tué de deux balles de pistolet par les soldats allemands sur le place de Gouy
LEFEBVRE Robert, né le 13/01/1943 à Achicourt, domicilié à Achicourt 40 rue de Bucquoy, décédé le 30/04/1944 à Arras au cours d’un bombardement aérien allié

Militaires : 
DISTINGHIN Lucien (Né le 07/03/1900 à Achicourt. Militaire au 13e RR. Mort pour la France le 26/05/1940 à Gouy-en-Artois (Pas-de-Calais)) [fils légitime d’Alfred-Zéphyre-Hippolyte (35 ans, cultivateur) et de Marie-Eugénie Fourmaux (32 ans, cultivatrice) ; marié le 25/02/1930 à Anna Bienfait ?]

DUPIRE Emilien (Emilien-Nicolas-René. Né le 18/11/1896 à Wailly-les-Arras. Militaire au 2e GCD. Mort pour la France le 21/06/1940 à Saint-Brieux (Côte du Nord)) [fils légitime de Théodose-Zéphyrin (26 ans, employé au chemin de fer) et de Marie-Maria Gaillard (26 ans, ménagère)]

LEGRAND Elisée (Elisée-Louis. Né le 17/09/1900 à Achicourt. Militaire au 1er train hippo. Mort pour la France le 14/02/1940 à Maubeuge (Nord)) [enfant naturel reconnu par le père. Fils de Louis Legrand (21 ans, cultivateur) et de Marie Bienfait (18 ans, sans profession), ils se sont mariés le 12/11/1901 à Achicourt ; marié à Achicourt le 27/10/1931 à Virginie Fourmaux]

MICHAUT Hilaire (Hilaire-Henri-Désiré. Né le 14/11/1924 à Biache-Saint-Vaast. FTPF FFI. Mort pour la France le 02/09/1944 à Achicourt ? (Pas-de-Calais)) [fils de Clotaire-Paul-Hilaire Michaut (né le 05/04/1886 à Laleu (Somme)), employé au chemin de fer, et d’Aurélie-Zoé Dehemault (née le 17/02/1890 à Camon (Somme)), sans profession]

Algérie :
DHONDT Jean-Claude-Jules, né le 27 août 1940 à Vieille-Eglise (son père était jardinier aux établissements Bracq), brigadier du 19e régiment de chasseurs à cheval (appelé du contingent 60/2/A). Mort pour la France le 8 juin 1961 au village de Taddert dans le secteur de Azazga en Grande Kabylie, des suites de blessures reçues au cours d’une embuscade

Indochine (en juin 2006, une plaque aux morts en Indochine est inaugurée en présence de François Ménard, maire d'Achicourt, et de M. Tochon, représentant M. le préfet. M. Hure, président des anciens combattants, retraça les carrières des cinq combattants)
DAMBREVILLE René né le 5 mai 1924 à Arras, 2e classe au 1er régiment de chasseurs. Mort pour la France le 11 janvier 1947 à Hanoï (Tonkin) tué par l'ennemi
STEBACH Jean-Jules-Gaston né le 25 avril 1921 à Lourches (Nord), lieutenant au 5e bataillon de montagnards d'Extrême Orient. Engagé volontaire en octobre 1939, il est fait prisonnier en 1940 puis s'évade et rejoint la France non occupée pour regagner l'Afrique du Nord en avril 1941. Il participe à la campagne d'Italie où il est blessé au genou par des éclats d'obus. Volontaire pour l'Indochine, il y débarque à la fin de l'année 1945. Il a été cité 3 fois à l'ordre de la division. Il a été fait chevalier de la Légion d'honneur avec l'attribution de la croix de guerre TOE avec palme. Il sera tué par une mine le 2 mars 1947 dans la région de Tourane.
BOVY Laurent-Marius-Henri est né le 18 juillet 1926 à Arras, 2e classe au 1er bataillon du 3e régiment étranger d'infanterie. Mort pour la France le 21 juin 1948 à l'hôpital de Lang-Son (Tonkin) des suites de maladie
CURNY Camille-Charles-Etienne est né le 2 janvier 1929 à Sallaumines, caporal-chef au 10e bataillon de parachutistes et de chasseurs à pied. Il a été cité 4 fois ; titulaire de la médaille militaire. Mort pour la France le 6 août 1951 à l'infirmerie de Haï-Duong (Tonkin) des suites de ses blessures
MORONVAL Fernand-Henri  est né le 27 décembre 1923 à Achicourt, caporal-chef au 3e bataillon du 6e régiment d'infanterie coloniale. Il sera tué le 17 avril 1953 à Phu-Ly (Tonkin) par suite d'un accident par balle