Date d'inauguration : Dimanche 29 juin 1924
Sculpteur : Louis POUPART (Béthune)
Texte
de la dédicace :
PRO PATRIA
Annequin à ses héroïques
enfants morts pour la France
Matériaux employés
: Pierre de Soignies
Dimensions du
monument : Le sujet en pierre mesure 2,07 mètres.
Hauteur totale de 4,50 mètres
Descriptif du
monument : Un poilu s’effondre en défendant son
drapeau
Coût et financement
: 15.000 francs
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Liste des noms inscrits
au monument aux morts
Victimes
civiles :
1914 :
VIEUBLED Louis
MARECHAL Maurice
DEGARDIN Henri
COPIN Anacharsis |
1915 :
LOGEZ Blanche
BOIDIN Berthe
MERCIER Bertin
DUPONT Marie-Louise
NIVESSE Simone
LOUCHARD Alfred
LOUBETTE Emile |
1916 :
MONSIGNY Marine
VISEUX Bertin
VISEUX François
COLMART Léonce
LAVERSIN Hélène
FOURMEAUX Henri |
1917 :
HU Sidonie
RATEL Francine
LHERMITTE Arthur
LHERMITTE Amélie
JOSSEE Alphonse
LAUBETTE Angèle
BROUTIN Ernest
CHOUART Raoul
LISSE Jules
CAUPET Sidonie |
1918
:
CHOQUET Mathilde
GUERGUESSE Théodosie
JACQUIN Françoise
MARECHAL Henri
PRONNIER Pierre François
BOIDIN François
DEGREZ François
DUPONT Anna
DEGREZ Germaine
DEGREZ Marie
MACQUART François
DUCROCQ Clothilde
TRINEZ Eugénie
FACON Marie
RAUILLE Eugène
DERISCHEBOURG Henri |
1920 :
BAQUART Désiré |
1921 :
DHALLAINE Cyrille Clovis |
1923 :
COPIN Léon
ROUSSEL Eugénie
HENNEBELLE Edouard
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Victimes militaires : (entre parenthèse
on trouvera les informations disponibles sur la fiche des morts pour la
France, site Mémoires des Hommes)
1914 :
DELAHAYE Xavier (Né le 17/09/1891 à Annequin. Sergent fourrier
au 165e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 29/08/1914
(Meuse), tué à l’ennemi)
DHENIN Louis-Antoine (Né le 11/02/1888 à Cuinchy. Caporal
au 1er régiment d’infanterie. Mort pour la France le 30/08/1914 à
Guise (Aisne), disparu)
LECOMTE Henri-François-Joseph (Né le 06/11/1892 à
Annequin. Soldat de 2ème classe au 84e régiment d’infanterie.
Mort pour la France le 30/08/1914 (Aisne), tué à l’ennemi)
CARPENTIER Fidèle-Armand (Né le 03/05/1892 à Annequin.
Soldat de 2ème classe au 167e régiment d’infanterie. Mort
pour la France le 27/09/1914 (Meurthe-et-Moselle), tué à l’ennemi)
COLMART Xavier-Jean-Baptiste-Joseph (Né le 14/10/1893 à Annequin.
2e canonnier conducteur au 60e régiment d’artillerie. Mort pour la
France le 09/09/1914 à Lenoncourt (Meurthe-et-Moselle), tué
à l’ennemi)
TROUVILLIERS Anacharsis-Joseph (Né le 26/09/1881 à Annequin.
Caporal au 162e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 30/10/1914
(Belgique), tué à l’ennemi)
JACQUIN Jean-Baptiste
POUPART Louis-Joseph
COLMART Gaston-Clément-Joseph (Né le 13/04/1881 à
Annequin. Soldat de 2ème classe au 4e ? zouaves. Mort pour la France
le 17/12/1914 à Poperinghe (Belgique), blessures)
LHERMITTE Jean-Baptiste-François-Joseph (Né le 21/10/1888
à Annequin. Soldat de 2ème classe au 84e régiment d’infanterie.
Mort pour la France le 13/10/1914 à La Neuville (Marne), disparu)
1915 :
CARPENTIER Henri (Né le 06/04/1890 à Annequin. Soldat de
2ème classe au 33e régiment d’infanterie. Mort pour la France
le 16/02/1915 à Mesnil-les-Hurlus (Marne), tué à l’ennemi)
DEHAUX Marcel (Né le 09/12/1892 à Raches (Nord). Sergent
au 43e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 16/02/1915 à
Beauséjour (Marne), tué à l’ennemi)
LECOMTE Florimond-Emile-Joseph (Né le 15/08/1890 à Annequin.
Soldat de 2ème classe au 73e régiment d’infanterie. Mort pour
la France le 20/02/1915 à Mesnil-les-Hurlus (Marne), tué à
l’ennemi)
HAMEAU Albert-Anatole-Joseph (Né le 24/08/1883 à Violaines.
Soldat de 2ème classe au 73e régiment d’infanterie. Mort pour
la France le 20/02/1915 à Mesnil-les-Hurlus (Marne), tué à
l’ennemi)
BONNEL Gabriel-Gustave (Né le 02/08/1885 à Saint-Pol-sur-Ternoise.
Soldat de 2ème classe au 272e régiment d’infanterie. Mort
pour la France le 25/04/1915 aux Eparges (Meuse), tué à l’ennemi)
BOIDIN Moïse-Aimé-Joseph (Né le 20/10/1889 à
Annequin. Soldat de 2ème classe au 126e régiment d’infanterie.
Mort pour la France le 26/04/1915 aux Eparges (Meuse), disparu)
MERLIN Pierre-Jean (Né le 27/10/1895 à Vermelles. Soldat
de 2ème classe au 128e régiment d’infanterie. Mort pour la
France le 28/11/1915 (Meuse), blessures)
CARON Henri
COLMART Alfred-François-Joseph (Né le 07/08/1890 à
Annequin. Sapeur au 3e régiment du Génie. Mort pour la France
le 04/07/1915 à la tranchée de Calonne (Meuse), tué à
l’ennemi)
LAITHIER André (Né le 24/10/1894 à Annequin. Soldat
de 2ème classe au 72e régiment d’infanterie. Mort pour la
France le 13/07/1915 (Meuse), tué à l’ennemi)
CHATELAIN Firmin (Né le 08/07/1893 à Loos-en-Gohelle. Soldat
de 2ème classe au 19e bataillon de chasseurs. Mort pour la France
le 25/07/1915 à l’hôpital d’Amiens (Somme), tué à
l’ennemi)
LAVEDRINE Etienne (Né le 03/02/1894 à Bezenet (Allier). Sergent
au 127e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 19/02/1915
à Mesnil-les-Hurlus (Marne), tué à l’ennemi)
SAUVAGE Léon-Aimable-Joseph (Né le 28/12/1889 à Annequin.
Soldat de 2ème classe au 21e régiment d’infanterie. Mort pour
la France le 29/09/1915 à Souchez (Pas-de-Calais), tué à
l’ennemi)
VISTE Désiré
DEPARCQ Gaston-Edouard (Né le 26/12/1881 à Estaires (Nord).
Soldat de 2ème classe au 162e régiment d’infanterie. Mort
pour la France le 07/10/1915 à Auberive-sur-Suippe (Marne), tué
à l’ennemi)
SANTRAINE Gustave-Louis (Né le 31/03/1883 à La Gorgue. Mort
pour la France le 30/10/1915 à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais),
tué à l’ennemi)
1916 :
LENGLEN François
BOIDIN Pierre-Charlemagne (Né le 10/11/1883 à Annequin. Soldat
de 2ème classe au 48e régiment d’infanterie. Mort pour la
France le 02/04/1916, blessures)
DUFOSSE Albert (Né le 18/10/1893 à Wasquehal (Nord). Soldat
de 2ème classe au 48e régiment d’infanterie. Mort pour la
France le 09/04/1916 (Meuse), tué à l’ennemi)
SCHERPEREL Augustin-Jules (Né le 12/08/1895 à Auchy-les-la-Bassée.
Soldat de 2ème classe au 162e régiment d’infanterie. Mort
pour la France le 09/04/1916 (Meuse), tué à l’ennemi)
LEGRAND Gaston
QUEVA Fernand-Jean-Baptiste-Louis-Joseph (Né le 02/11/1889 à
Cambrin. Soldat de 2ème classe au 16e bataillon de chasseurs à
pied. Mort pour la France le 23/05/1916 (Meuse), tué à l’ennemi)
CARPENTIER Georges-Joseph (Né le 03/05/1892 à Annequin. Soldat
de 2ème classe au 167e régiment d’infanterie. Mort pour la
France le 11/07/1916 à Fleury (Meuse), tué à l’ennemi)
BAJEUX Albert
FRANÇOIS Louis-Désiré (Né le 04/05/1894 à
Beuvry. Aspirant au 127e régiment d’infanterie. Mort pour la France
le 03/09/1916 à Maurepas (Somme), tué à l’ennemi)
BERTOUX Arthur-Jules-Joseph (Né le 15/08/1888 à Annequin.
Sergent fourrier au 328e régiment d’infanterie. Mort pour la France
le 06/09/1916 à Beuvry-en-Santerre (Somme), tué à l’ennemi)
DELAROQUE Léonard (S’agit-il de Delaroque Léonard, né
le 26/03/1896 à Cambrin. Soldat de 2ème classe au 208e régiment
d’infanterie. Mort pour la France en septembre 1916 (Somme), tué
à l’ennemi)
DEGREZ Alphonse (Né le 13/02/1896 à Annequin. Soldat de 2ème
classe au 8e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 01/10/1916
(Somme), tué à l’ennemi)
1917 :
CAMUS Alexandre-Ferdinand (Né le 14/03/1894 à Bully. Soldat
de 2ème classe au 127e régiment d’infanterie. Mort pour la
France le 16/04/1917 au plateau de Vauclerc (Aisne), tué à
l’ennemi)
DECOOL Paul (Né le 14/12/1884 à La Gorgue (Nord). Soldat
de 2ème classe au 9e bataillon de chasseurs à pied. Mort pour
la France le 04/05/1917 à Berry-au-Bac (Aisne), tué à
l’ennemi)
LOUCHART Fernand
LOUCHARD Augustin (Né le 06/11/1873 à Annequin. Soldat de
1ère classe au 1er régiment d’artillerie à pied. Mort
pour la France le 21/05/1917 (Allemagne), décédé en captivité)
BERTAUX Alcide
1918 :
LEGRAND Marcel-Arthur-Joseph (Né le 16/03/1897 à Annequin.
2e canonnier servant au 101e régiment d’artillerie lourde. Mort pour
la France le 08/04/1918 (Aisne), tué à l’ennemi)
BAUQUET Jean-Baptiste
BAUQUET Alcide
DECOOL Eugène (Né le 03/04/1895 à Annequin. Soldat
de 2ème classe au 15e escadron du train. Mort pour la France le 11/10/1918
(Grèce), de maladie contractée en service)
MAYEUX Etienne-Alexandre-Louis-Joseph (Né le 03/04/1896 à
Cambrin. Soldat de 2ème classe au 84e régiment d’infanterie.
Mort pour la France le 21/04/1918 (Grèce), tué à l’ennemi)
WEPPE Albert-Joseph (Né le 27/01/1897 à Beuvry. Caporal au
319e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 21/10/1918 (Ardennes),
tué à l’ennemi)
LOUCHART Paul-Louis-Désiré (Né le 20/04/1898 à
Annequin. Soldat de 2ème classe au 43e régiment d’infanterie.
Mort pour la France le 10/08/1918 à Vaux (Aisne), des suites de ses
blessures)
QUEVA Antoine
CHOQUET Marcel (Né le 13/12/1894 à Noeux-les-Mines. Caporal
au 152e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 30/09/1918
(Belgique), tué à l’ennemi)
PRUD’HOMME Jules
1923 :
BROUTIN Fidèle
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Déportés
et S.T.O. :
HACHIN Fernand
MEYFRAID Lucien
VANDEMBEUCHE Gaston
HANNEDOUCHE Alexis-François, né
le 01/05/1900 à Annequin, marié, sans enfant, graisseur de profession,
domicilié à Annequin rue Fourchon, décédé
le 21/06/1940 à Annequin des suites de blessures par éclat d’obus
le 23/05/1940
COMPAGNON
Edmond
COUSTENOBLE Amédée
DELAROQUE Gilbert
DUCROCQ Roland
PATTIER Victorien
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Voici comment le journal
l’Avenir de Lens du 10 juillet 1924 rapporte
l’inauguration du monument aux morts d’Annequin
La cité d’Annequin à
peine relevée de ses ruines, a déjà voulu honorer
la mémoire des ses glorieux morts.
La cérémonie de l’inauguration a eu lieu le 29 juin
devant une foule nombreuse et recueillie.
Dès le matin, toutes les rues sont animées. Ici
on s’occupe à ériger des arcs de triomphe, là on
arbore son drapeau, on jette des fleurs et de la verdure, etc. au bout
de quelques heures, Annequin est transformé, et présente
un aspect merveilleux.
A 10 heures a lieu la grand’messe,
célébrée par M. l’abbé Bigot, dans la nouvelle
église aménagée et ornée pour la circonstance.
M. l’abbé Chappe, directeur du grand séminaire,
prononça une magnifique allocution. Il salue d’abord la population
qui a donné pendant la guerre un si bel exemple de courage et
de bravoure. Malgré la si courte distance qui les séparait
des Boches, les braves mineurs n’ont pas cessé de fournir du charbon.
Il est venu avec eux honorer les braves tombés au champ d’honneur.
M. l’abbé Chappe remémore alors toutes les souffrances
endurées par nos braves poilus. Il nous reste des devoirs à
accomplir envers eux, dit-il, restons tous unis, et prions pour eux.
Une foule nombreuse assistait à la messe parmi laquelle
on remarquait : M. Malatray, ingénieur en chef aux mines de Béthune,
M. Jouglas, ingénieur divisionnaire, M. Morel, ingénieur,
M. Thorel, l’un des principaux organisateurs de la fête, un grand
nombre d’employés et d’ouvriers, etc.
On remarquait encore l’harmonie la Victoire qui se fit entendre
plusieurs reprises au cours de la cérémonie ; la société
de gymnastique la Fraternelle, la jeunesse catholique, les Charitables.
A l’issue de la messe un cortège se forma pour aller bénir
le monument.
Après la bénédiction, M. l’abbé Chappe
reprit la parole. En quelques mots il rappela la signification du monument,
et la grandeur du soldat, il recommanda surtout de prier pour nos glorieux
morts.
Puis on récita un De Profundis, et le cortège
se disloqua. L’après-midi eut lieu la cérémonie civile.
A 14 heures à la mairie se fit la réception des
nombreuses sociétés venues des communes environnantes.
A 16 heures eut lieu le défilé qui parcouru toutes
les rues. Nous ouvrons ici une parenthèse pour raconter l’incident
qui se produisit. Un communiste avait cru malin d’attacher aux poteaux
plantés de chaque côté de la route une banderole rouge
avec cette inscription « à bas la guerre ». Pendant le
défilé, plusieurs sociétés ne passèrent
pas en dessous. Ce même communiste, au moment des discours, demanda
la parole à M. le maire. Ce qui lui fut refusé.
On se dirigea vers le monument, où était déjà
rassemblé une foule nombreuse.
M. Meurillon, premier adjoint au maire, fit d’abord l’appel des
héros tombés au champ d’honneur. A l’appel de chaque nom,
un enfant répondait « Mort pour la patrie ».
M. le maire, entouré de son conseil municipal, avait pris
place sur une estrade dressée près du monument. On remarquait
aussi MM. Larue, conseiller général du canton de Cambrin,
Maes, député.
* *
*
Au nom de la municipalité, M. Sénéchal, maire,
prit la parole. M. Régis, de Festubert parla au nom des mutilés
et anciens combattants. MM. Larue et Maes leur succédèrent.
Tous rappelèrent en termes vibrants et plein d’éloquence,
ce qu’endurèrent nos soldats.
Le soir eut lieu l’illumination du monument. Longtemps les habitants
d’Annequin garderont le souvenir de cette solennité.
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Le journal le Pas-de-Calais
rapporte l’inauguration du monument aux morts d’Annequin dans son édition
du 6 juillet 1924
Dimanche, une touchante cérémonie,
impressionnante dans sa simplicité, a eu lieu à Annequin.
On y rendait un public hommage à la mémoire des soldats morts
et des victimes civiles de la guerre. Dès les premières heures,
le village avait arboré les drapeaux et oriflammes, guirlandes et
banderoles. De nombreuses sociétés des villages environnants
avaient répondu à l’invitation du comité et de la municipalité.
Entre autres, signalons celles de Labourse, de Festubert, d’Auchy-les-la-Bassée,
de Noyelles, de Haisnes, de Mazingarbe, de Beuvry, de Sailly, de Cuinchy,
de Richebour, et naturellement, celles d’Annequin , auxquelles s’étaient
jointes les écoles. Ce fut un défilé remarquable.
Lorsque le voile tomba et que fut remis à la commune le monument,
un piédestal que surmonte un poilu tenant embrassé le drapeau,
M. Meurillon, adjoint, fit l’appel des morts et à chaque nom, un
enfant des écoles répondait : Mort pour la France. Puis des
discours furent prononcés par MM. Sénéchal, maire ;
Larue, conseiller général ; Régis, des mutilés
de Festubert, et Maës, député.
Dans la matinée, une cérémonie religieuse avait
été célébrée également à
la mémoire des soldats morts pour la patrie.
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Le journal La Croix du Pas-de-Calais
rapporte l’inauguration du monument aux morts d’Annequin dans son édition
du 13 juillet 1924
Dimanche dernier, la commune d’Annequin
a inauguré un monument à la mémoire de ses glorieux
morts. Le matin, à 10 heures eut lieu dans l’église joliment
décorée pour la circonstance, une grand-messe solennelle célébrée
par M. l’abbé Bigot. M. l’abbé Evrard, directeur du grand
séminaire d’Arras prononça un magnifique sermon.
A 14 heures ce fut à la mairie la réception d’une trentaine
de sociétés locales venues des communes environnantes. De
16 heures à 17 heures, un défilé parcourut les rues
de la commune, qui pour la circonstance, avaient été pavoisées
et étaient garnies de nombreux arcs de triomphe, de verdure et de
fleurs.
Une foule considérable était rassemblée au pied
du monument et quand le voile qui le couvrait tomba, M. Meurillon, premier
adjoint au maire de la commune, fit l’appel des 55 héros tombés
sur les champs de bataille et des 45 victimes civiles, un enfant répondait
à chaque évocation : morts pour la patrie.
Sur une estrade à côté du monument, le maire entouré
de son conseil municipal avait pris place. On remarquait également
M. Larue, conseiller général du canton de Cambrain, Maes,
député. Au nom de la municipalité et du comité
d’organisation, M. Sénéchal, maire, prononça une éloquente
allocution de circonstance et M. Régis, de Festubert, parla au nom
de l’association des mutilés et anciens combattants.
MM. Larue et Maes prirent également la parole. Tous les orateurs
rappelèrent en termes éloquents et émus les souffrances
de ceux qui sont tombés pour que la France vive. Dans la soirée,
le monument fut illuminé.
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| Les
autres lieux de mémoire de la commune
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- Annequin
communal cemetery. Le cimetière communal contient les
tombes d’un soldat d’Inde tombé en octobre 1914, et de 8 soldats
du Royaume-Uni tombés en 1915 et 1916.
Sources :
- Mairie d'Annequin
- Commonwealth war graves commission
- Remerciement à Bruno Durteste pour sa photographie du monument aux
morts (décembre 2004) et la reproduction de la carte postale (septembre
2011) (On remarque les plaques photographiques émaillées qui ne sont
plus là aujourd'hui).
- Site internet Mémoire des Hommes (fichier des morts pour la France)
- Arch. dép. du PdC, 1 W 49532
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