Retour
MÉMOIRES DE PIERRE

BAPAUME



Monument TAILLIANDIER-BRIQUET

Monument aux députés Albert Tailliandier et Raoul Briquet, tués par l’explosion qui détruisit l’Hôtel de Ville le 25 mars 1917

"Les plus perfides étaient les bombes à retardement, enterrées au fond de la cave d’édifices isolés, qu’on laissait intact. C’étaient de grosses bombes, séparées en deux parties par une cloison de métal. L’une des chambres étaient remplie d’explosif, l’autre d’un acide. Une fois qu’on avait dissimulé ces œufs diaboliques, l’acide rongeait pendant des semaines la cloison métallique et amorçait la bombe. L’une d’elle fit sauter l’hôtel de ville de Bapaume au moment même où les autorités s’y étaient rassemblées pour célébrer par une grande fête l’entrée des troupes anglaises"

Ernst Jünger, Orages d’acier, édition Christian Bourgois, P. 170


Texte de la dédicace :

1875-1917
Albert Tailliandier

Bapaume Albert Tailliandier

La France aux deux députés du Pas-de-Calais
tués dans l'explosion de l'hôtel de ville de Bapaume
le 25 mars 1917

Bapaume Briquet-Tailliandier
1875-1917
Raoul Briquet


Bapaume Raoul Briquet

Dès 1924, une souscription est lancée pour la réalisation d'un monument aux députés Briquet et Tailliandier, à l'initiative de l'Union Nationale des Combattants (UNC), dont l'appel est relayé dans la presse par Emile Poiteau. Cette souscription reçut de nombreux soutiens : 20000 francs de la chambre des Députés (à l'initiative de Narcisse Boulanger, député), la population de Bapaume offrit 3000 francs, de nombreux conseils municipaux du département votèrent également une contribution.

L'appel d'Emile Poiteau, poète, dans la presse du département pour l'érection d'un monument aux députés Briquet-Tailliandier (La Campagne d'Artois, 24 février 1924) :

Tout le monde songe à élever un monument à nos deux députés d’Arras, morts tragiquement dans le drame épouvantable de Bapaume. Mais en raison des programmes politiques opposés de ces deux hommes qui s’appelaient Briquet et Tailliandier, personne n’a donné le coup de clairon qui doit de toutes parts, sonner le rassemblement sur leur tombeau. Or, il ne s’agit plus du passé où des députés de valeurs, porteurs d’idées différentes, luttaient comme il convenait au regard de leurs partis dans des camps opposés. Les souvenirs de ce passé là se sont éteints le jour même de leur mort, car tous deux, messagers courageux du parlement, amoureux ardents de leur petite patrie immolée, sont partis, en vrais camarades, vers le même danger et vers la même mort. Celle-ci les a, en quelque sorte, consacrés, et ils demeurent inséparables, désormais, dans le souvenir de leurs concitoyens. Une seule flamme était dans leur cœur, celle du devoir. Un seul amour les entraînait, celui de leur pays. Ils sont morts en brave, prouvant à l’univers que dans la France, divisées en apparence, il n’y a en réalité qu’une seule âme en jours de danger, quand la voix du pays réclame ses enfants.
Ils ont porté vers Bapaume le symbole admirable que j’ai toujours retrouvé dans les tranchées, où pêle-mêle, attentifs, lignards, sénégalais, chrétiens ou musulmans, riches ou pauvres, sous la même livrée française montaient la garde en frères !
Ils ne se sont pas séparés dans leur geste héroïque, ni dans leur immolation ; ils ne doivent point l’être dans leur exaltation. Et la terre natale, comme une bonne mère dont le cœur ne fait pas de différence entre ses enfants malgré leurs divergences intellectuelles ou morales, doit les rassembler à jamais dans un sentiment d’égale fierté. De toutes parts, de l’Artois et du Parlement, des groupements politiques auxquels Briquet et Tailliandier appartenaient, comme des groupes voisins de nos associations d’anciens combattants, de mutilés et d’anciens prisonniers, du sein de leurs amitiés comme du sein de la foule anonyme, des sommets du pouvoir à l’échoppe des travailleurs, il est juste qu’un souffle de reconnaissance exalte leur mémoire.
Dans le cercle de leurs amitiés, où ce devoir est compris, des vois m’ont dit : « vous qui dans vos livres avait exalté l’Artois et chanté nos misères, nos morts et nos ruines, faite le geste nécessaire. »
Et voilà pourquoi je lance aujourd’hui ce coup de clairon du rassemblement. Je le fais de toute mon âme un peu comme autrefois je tendais la main aux officiers comme aux soldats , le jour où des blessés mouraient entre mes bras, afin de pouvoir de la ville voisine faire revenir pour eux des couronnes et fleurir des tombeaux qui m’ont toujours paru misérables alors que l’âme des disparus le faisait si beaux.
Je le fais au nom de la terre d’Artois, dont l’amour m’a fait poète, et qui ne souffre pas qu’on oublie ses grands morts.
Que dans ma main tendue l’offrande soit abondante. Et quand le comité sera formé, qui doit normalement grouper les hautes personnalités du département avec des représentants du Parlement, les maires d’Arras et de Bapaume, les représentants politiques de notre arrondissement, sans distinction de partis, avec des représentants des anciens combattants, le chanteur de Terroir que je suis, voyant sa besogne faite, ira prêter ailleurs sa vois de poète désintéressé.




Bapaume, remise du monument Briquet-Tailliandier à la municipalité
La remise du monument Briquet-Tailliandier à la municipalité,
le 27 mars 1934. Louis de Diesbach, Augustin Lesieux, Abel Guidet et ses adjoints


Le monument est un haut-relief en marbre de Carrare de 3 m. 50 de hauteur sur 2 m. de largeur. Au centre de l'oeuvre, une femme de fière allure, représentant la France, pose ses mains sur deux médaillons dans lesquels ont été taillés les portraits des députés Briquet et Taillaindier. Ce monument est l'oeuvre du sculpteur Augustin Lesieux. Exécuté en 1933-1934, il a été installé et remis à la ville de Bapaume le 27 mars 1934, par Louis de Diesbach, député du Pas-de-Calais, président du comité de souscription. L'inauguration eut lieu le 16 juin 1935.

Bapaume Briquet

Emile Poiteau, poète, dit le Barde de l'Artois, composa un poème en 1924 pour lancer la souscription pour l'érectioon du monument :

Lorsque la liberté pénétra dans Bapaume
La ville n’était plus… seul, comme un grand fantôme
Au cœur inanimé de la vieille cité
L’hôtel de ville offrait sa lourde majesté.

Mais les Huns, consommant leur orgueil indomptable
Et souillant leur défaite en un crime effroyable
Avaient ouvert un piège indigne de soldats…
Epargnés jusqu’alors par le feu des combats
Deux députés français, messagers d’espérance,
Apportant de Paris le baiser de la France
Dans la ville martyre où rentraient nos drapeaux,
Ont ajouté leurs noms aux noms de nos tombeaux…
Leur cœur qui le matin chantait la délivrance
S’éteignaient le soir même au bras de la souffrance…

Leurs ombres, depuis lors, n’ont pu se désunir
Et notre histoire en deuil garde leur souvenir.

Mais se peut-il amis, que la terre natale
Ne fleurisse jamais leur prison sépulcrale
Et laisse leur mémoire aux ombres de l’oubli ?
Un nom, si pur soit-il, est bien vite affaibli
Sous la tempête errante où sombres les années ;
Et quand plus tard, par nous seront abandonnées
Les routes de la vie, il faudra pour nos fils
Jalonner noter Artois – hier nécropolis –
Des noms de nos héros. Il faut qu’on s’en entretienne,
Et que leur âme errante au cœur de nos enfants
Fasse des hommes droits et des fronts triomphants.
L’exemple des grands morts est un pur héritage
Dont il faut être fiers et qu’il faut qu’on partage.
Tailliandier et Briquet, deux députés d’Artois
Qui combattaient entre eux, mais n’avaient qu’une voix
Quand il fallait s’unir pour défendre leur terre,
Et dont l’amour du sol n’a jamais su se taire,
Espoirs de leurs amis, espoirs du parlement,
Ont su, pour leur pays, s’exposer noblement,
Porteurs en temps de paix d’un rêve et d’un programme,
Qui sentaient la bataille, un jour on le réclame…
Ils s’en vont, côte à côte, et la main dans la main
Mourir quand se levait la victoire au lointain !
Sur leur tombe déserte, apportons notre obole,
Pour élever demain leur mémoire en symbole,
Et pour graver leurs noms au cœur du monument
Qui dans les souvenirs sera comme un ciment…
Les sortants de cette ombre où l’Artois les conserve,
Que notre souvenir les berce et les préserve
De l’oubli grandissant qui couvre leurs tombeaux,
Et que, les confondants comme frères jumeaux
Il proclame aujourd’hui qu’ils sont de même taille
Et morts du même geste en la même bataille !
Et plus tard, parmi nous, quand leurs traits revivront,
Quand la reconnaissance aura nimbé leur front,
La voix du sol natal, harmonieuse et pure
Emplira les échos devant leur sépulture,
Et sous leur froid linceul, en berçant leur repos,
Fera frémir notre âme auprès de ces héros :
« Que ton cœur soit rempli d’amertume ou de joie
« Que d’âpre hiver t’éprouve ou que l’été flamboie
« Ami, ne passe pas devant ce monument
« Sans découvrir ton front et songer un instant
« A ceux qui, messagers de la France immolée
« A l’âme de l’Artois ont leur âme mêlée !

Emile Poiteau


Le Pas-de-Calais hebdomadaire revient sur les événements du 25 mars 1917 en laissant ses colonnes au témoignage du chauffeur des deux députés (dans son édition du 16 juin 1935)* :

L’année 1917 était déjà entamée.
Le mois de mars marquait le recul des allemands d’Arras à Soissons, sous la pression des troupes anglaises et françaises. La petite ville de Bapaume, cruellement mutilée, avait été évacuée par l’armée ennemie le 17 du même mois. De partout affluaient à Paris, pour la population de l’Artois libéré, des dons en argent et en nature.
Le comité formé pour la répartition des secours chargea de leur distribution M. Albert Tailliandier, député de la 2e circonscription d’Arras, et officier combattant. Celui-ci demanda à son collègue au Palais-Bourbon, M. Raoul Briquet, député de la 1ère circonscription d’Arras, également officier combattant, de se joindre à lui.
C’était l’union sacrée. M. Raoul Briquet, élu socialiste, accompagna M. Albert Tailliandier, élu républicain modéré. Ensemble, porteurs de 50000 francs pour leurs compatriotes libérés, ils quittaient Paris, le dimanche 25 mars, au lever du jour, dans une automobile militaire.
Sur leur marche à la mort, nous donnerons la parole à l’un des principaux témoins, M. Carné, garagiste à Paris, rue Saint-Dominique. Voici son éloquent et émouvant récit :
« Mobilisé dans le service automobile du 13e régiment d’artillerie, je fus désigné à mon tour de garde pour conduire MM. Briquet et Tailliandier à Bapaume. Le 25 mars 1917, je me rendis vers 7 heures du matin au domicile de M. Tailliandier, puis à celui de M. Briquet. M. Tailliandier était en civil, M. Briquet, en tenue de capitaine. Partis de Paris vers 7 h 40, nous arrivâmes à Amiens vers 11 heures, sans incident. Après avoir déjeuné, ces messieurs prirent au buffet de la gare des provisions pour la soirée et le lendemain. Après être passés par Querrieu et Toutencourt, nous aboutîmes près de Bapaume vers 17 h 30, le trajet s’effectuant lentement en raison des détours qu’il fallait faire et du trafic nécessité par l’avance des troupes. Nous entrâmes à Bapaume vers 18 h 30, après de longs pourparlers avec les autorités anglaises.
L’hôtel de ville nous fut désigné comme cantonnement. Il était relativement peu démoli et paraissait offrir une certaine sécurité conte un bombardement. Nous y descendîmes avec les valises et les vivres, le premier sous-sol était occupé par une trentaine de soldats et d’officiers de l’armée anglaise qui faisait frire du lard, une fumée incommodante s’en dégageait, l’éclairage était restreint ; par un petit escalier on nous conduisit à la cave située en dessous du sous-sol que nous venions de traverser. Là, sur une porte de bat-flanc, cinq ou six paillasses étaient étendues et nous prîmes possession des trois qui nous étaient réservées.
Je remontai seul sur la place de l’hôtel de ville et conduisis ma voiture dans la cours de l’hospice, située à une centaine de mètres, puis je descendis à nouveau remettre à M. Tailliandier sa jumelle oubliée dans la voiture, les vivres étaient installés sur le bat-flanc avec de la bière pour boisson (l’eau nous ayant été signalée comme suspecte), ma part me fut réservée, car ayant à effectuer une petite réparation sur la voiture, je tenais à le faire sans tarder en prévision d’une alerte toujours possible au cours de la nuit.
Ayant rejoint ma voiture et mon travail s’étant prolongé, je fus gagné par le sommeil et me contentais de quelques vivres que j’avais moi-même apportés, puis je m’endormis sur la banquette de la voiture.
Je fus réveillé par une formidable explosion. Il était environ 23 h 30 et je vis des flammes par-dessus les murs de la cour. L’alerte fut donnée à tout le cantonnement en annonçant que c’était l’hôtel de ville qui avait sauté.
Je fus à ce moment étreint par l’émotion en me rendant compte du malheur qui frappait ainsi les victimes et leurs familles.
Je me rendis immédiatement devant le monceau de briques qui avait été l’hôtel de ville et l’on commença les travaux de déblaiement à la clarté de bûchers de planches. Ainsi, dès le début on put dégager trois officiers qui étaient indemnes, puis plusieurs corps, mais deux seulement étaient à peu près intacts et on dut aligner à l’écart sur la place, dans des caisses ou des sacs, ceux qu’on retrouvait par morceaux. On évaluait à 26 le nombre de soldats ensevelis en même temps que les deux députés.
Vers 7 heures du matin, les autorités anglaises me demandèrent mes papiers et sachant que j’étais descendu dans la cave de l’hôtel de ville, me gardèrent en surveillance, puis des officiers interprètes et des gendarmes vinrent avec moi à ma voiture et me donnèrent l’ordre de la conduire sur la place. Une voiture de la sûreté anglaise vint se placer derrière la mienne, je restais seul dans ma voiture et il me fut interdit d’en sortir. Je fus questionné dans ma voiture par un anglais que j’ai supposé être le reporter d’un journal. Toujours étroitement surveillé, je quittai Bapaume vers 17 h 30 avec ma voiture, un officier interprète français à côté de moi, la voiture des officiers français suivant la mienne. En passant par Albert, nous arrivâmes vers 19 h 10 à Hénencourt au cantonnement des officiers interprètes français où une consigne des autorités anglaises les obligeait à me garder en surveillance. Je fus autorisé à envoyer une carte à ma famille. L’ordre de me libérer arriva trois jours après, le jeudi 29 mars, vers midi. J’arrivai à Paris dans la soirée. Les journaux ayant relatés la catastrophe, on avait supposé dans mon service comme dans ma famille, que j’avais partagé le sort de MM. Briquet et Tailliandier, la carte que j’avais envoyé d’Hénencourt n’avait précédé que de quelques heures mon arrivée à Paris.

Dans la même édition, le Pas-de-Calais hebdomadaire donne une biographie des deux parlementaires* :


Albert TAILLIANDIER

M. Albert Tailliandier était fils de Henri Tailliandier, qui fut député du Pas-de-Calais pendant 25 ans et de Mme Henri Tailliandier, chevalier de la Légion d'honneur, décorée de la reconnaissance française, et frère de Maurice Tailliandier, député du Pas-de-Calais, maire de Cagnicourt, chevalier de la Légion d'honneur.
Albert Tailliandier était né le 28 avril 1875 à Fresnoy-en-Gohelle. Après de brillantes études à la faculté de droit de Paris, il était, à 20 ans, avocat à la cour d'appel de Paris. Docteur en droit es sciences politiques et économiques, il avait fait une thèse très remarquée sur les délégués à la sécurité des mines. Par la suite, il devint avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation. Son père étant décédé le 28 avril 1914, au lendemain du premier tour de scrutin des élections législatives dans la 2e circonscription d’Arras, M. Albert Tailliandier se présenta au ballottage et fut élu à une forte majorité. Puis il était élu maire de Fresnoy-en-Gohelle, fonction que son père avait occupé depuis 1872. la guerre survint bientôt, il prit une part active aux travaux parlementaires et se spécialisa dans la défense des sinistrés et s’occupa particulièrement de la loi sur les dommages de guerre. Il est l’auteur de l’article premier de cette loi, qui intéresse la principe de la solidarité nationale pour le paiement des indemnités. Il concilia son mandat de député avec son devoir de combattant. Sergent au 5e RIT, puis sous-lieutenant au 8e RIT en campagne, il prend part à la bataille de Verdun au fort avancé de Moulainville où il commanda sa compagnie sous de violents bombardements. Croix de guerre et Légion d’honneur à titre posthume.


Raoul BRIQUET
M. Raoul Briquet naquit le 4 novembre 1875 à Douai où son père était le greffier en chef de la Cour d’appel. Après de brillantes études secondaires au lycée de Douai, il s’inscrivit à la faculté de droit de Paris. Il conquit le grade de docteur avec une thèse sur le mouvement syndical belge, qui marquait déjà les préoccupations d’ordre social qui devait absorber bientôt la plus grande part de son activité. Il revint dans le Pas-de-Calais et s’était inscrit comme avocat au barreau d’Arras, qu’il quitta pour le barreau de Béthune lorsqu’il devint le conseil du syndicat des mineurs du Pas-de-Calais. Conseiller général du canton de Vimy en 1909, il fut élu député en mai 1910. Au parlement, il se fit bien vite remarquer par son travail dans les commissions auxquelles il appartint : législation civile, législation sociale et également à la commission de l’armée dont il devint peu après le vice-président. Officier de réserve, Raoul Briquet a été un des adeptes des grandes thèses de Jaurès sur la nation armée et la Défense nationale. Dès les premiers jours d’août 1914, il rejoignit son régiment, le 84e RI, où il combattit comme lieutenant, puis ensuite comme capitaine commandant une compagnie du 412e RI. Décoré de la croix de guerre et de la Légion d’honneur, il faisait la navette entre les tranchées et la commission de l’armée à la Chambre des députés. Ses avis étaient d’autant plus écoutés qu’ils émanaient d’un soldat arrivant du front. La plupart des rapports qui lui ont été confiés ont d’ailleurs été élaborés dans les tranchées mêmes, à la lueur d’une bougie dans la cagna de commandant de compagnie.



Sources :
- Photographie prises en juin 2005
- La Campagne d'Artois, 24 février 1924, 9 Mars 1924
- Le Pas-de-Calais hebdomadaire, 25 août 1929, 29 juin 1930, 24 juillet 1932, 1er avril 1934


* Les articles de presse ne constituant pas une source historique en tant que telle, on prendra des précautions dans l'interprétation de  ces textes, en particulier dans l'exposé des faits de guerre.





Si il vous plaît d'utiliser les informations de ce site pour un usage quelconque, merci de faire mention de vos sources