Plaques aux cheminots dont la
résidence officielle était à Béthune ou environs
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Localisation :
Gare SNCF
La plaque aux victimes de la guerre 1914-1918 a
été inaugurée le 18 juin 1922.
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Conflits
commémorés:
1914-1918, 1939-1945
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Agents du chemin de fer du
Nord
morts pour la France
1914-1918
Région de Béthune
BERTRAND Jules (chauffeur)
BEURRIER Arthur (employé)
BOUCRY Alphonse (chauffeur)
BOUCLIER Auguste (chef cantonnier)
BRAY Emilien (porteur d'avis)
CARRE Etienne (chauffeur)
CHRETIEN Paul (homme d'équipe)
COUTEAU Henri (chef de manoeuvre)
Mme Vve DELERUE Henri (garde barrière)
DESAULTY Robert (expéditionnaire)
DUHAMEL Jules (aiguilleur)
DUHAMEL François (homme d'équipe)
DUHOO Henri (cantonnier)
FRANCOIS Fernand (porteur d'avis)
GRUSON Maurice (chef de manoeuvre)
GUFFROY Benoît (mécanicien)
HARDY Félix (homme d'équipe)
JOSIEN Lucien (cantonnier)
LOGEZ René (porteur d'avis)
MIELET Eugène (visiteur)
NAMONT Paul (pointeur)
POUBEL Henri (manoeuvre)
ROCQUET Louis (tourneur)
SACLEUX Auguste (ajusteur)
SEY Charles (mécanicien)
TABARY Fernand (homme d'équipe)
VAILLER Albert (expéditionnaire)
VANEENSBERGHE Paul (mécanicien)
VANLENBERGHE Maurice (porteur d'avis)
WICQUART Henri (cantonnier)
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à la mémoire
des agents de la SNCF
morts pour la France
1939-1945
BLANGY Jean (manoeuvre)
BOCQUILLON Arthur (ajusteur)
BOUCRY Julia (manoeuvre)
CAPEL Joseph (manoeuvre)
CAROUX Elie (conducteur)
COEUGNEZ Léon (manoeuvre)
COILLIOT Martial (ajusteur)
COUSIN Henri (mécanicien)
DEFRIZE Marcel (aide ajusteur)
DELPLACE Raphaël (chef de brigade)
DELSAUT Maurice (aide ajusteur)
DERAED Lucien (ajusteur)
DEWERDT Albert (manoeuvre)
DIJON Raymond (homme d'équipe)
DUBOIS Henri (homme d'équipe)
DUBOIS Roger (charbonnier)
DUMELIE Paul (expéditionnaire)
ENNEBECK Maxime (aide ajusteur)
FICHELLE Charles (ajusteur)
FOURMAULT Maurice (manoeuvre)
FROIDEVAL Ernest (chef de brigade)
GUFFROY Victor (chauffeur de route)
HANOT Germain (manoeuvre)
HELLEBOID Alfred (aide ajusteur)
HERNOUST Abel (mécanicien)
JOMBART Ernest (ajusteur)
JUDAS Robert (cantonnier)
LANDRY Eugène (chaudronnier)
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LEGGHE Jean (aide ouvrier)
LEFEBVRE François (aide surveillant)
LHERBIER Laurent (tourneur)
LHEUREUX Joseph (sous-chef de brigade)
MILBLED Roger (chef de brigade)
MILLE Edmond (aide chaudronnier)
MOISAN Pierre (chaudronnier)
MORGANT Achille (chauffeur)
NAYET Jean (aide tourneur)
POUILLY Olivier (mécanicien)
REANT Germain (mécanicien)
RETTEL Robert (sous-chef de brigade)
RODIER Octave (visiteur)
ROELANDT Robert (ajusteur)
ROUSSEAU Pierre (chauffeur)
ROUSSEL Julien (sous-chef de brigade)
RUYSSEN Elie (aide tourneur)
SAMBOURG Marie-Thérèse (garde barrière)
SANTRAIN Raymond (manoeuvre)
TACQUET Raymond (chaudronnier)
THOMAS Louis (tourneur)
TIRLEMONT Gustave (chauffeur)
TISON Edmond (facteur)
VALEMBOIS Charles (commis)
VANBAELINGHEM André (chaudronnier)
VANHOYE Julien (chauffeur)
VANTOUROUX Paul (mécanicien)
WARET Gaston (chef de brigade)
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Lors de la cérémonie d'inauguration de la
plaque aux cheminots décédées au cours de la Grande
Guerre, M. Robert (inspecteur principal des chemins de fer du Nord) rappela
quelques faits relatifs aux trentes personnes inscrites sur la plaque :
La première victime fut un mécanicien de Béthune,
Sey Charles, tué sur sa machine en gare de Wavrin,
le 9 octobre 1914, alors qu'il conduisait un train d'évacuation venant
de Lille. Un peu plus tard, le 21 mars 1915, madame Delrue, garde
barrière à Lillers fut tuée par une bombe d'avion au
moment ou elle traversait le passage à niveau pour fermer les barrières.
Le 26 juin 1915, Vaneemsberghe Paul, mécanicien à Béthune,
fut blessé mortelement par un éclat d'obus à la porte
de son habitation en rentrant du travail. Couteau Henri, surveillant
chef des manoeuvres à Fouquereuil, tué par un obus. Cet agent
a été l'objet de la citation suivante : "Malgré les
violents bombardements de la gare de Fouquereuil a conservé le plus
grand calme et a dirigé le service des manoeuvres avec un parfait
sang-froid, donnant ainsi un bel exemple de courage, mortellement blessé
à son poste". Duhamel Jules, aiguilleur à Fouquereuil.
Chrétien Paul, homme d'équipe à Fouquereuil,
tué au cours d'un bombardement par obus. Tabary Fernand, homme
d'équipe à Fouquereuil, blessé par une bmbe d'avion
et mort deux mois plus tard des suites de ses blessures. Hardy Félix,
homme d'équipe à Fouquereuil, tué par une bombe d'avion.
Namont Paul, pointeur à Berguette, tué en
gare par un éclat d'obus et objet de la citation suivate : "A toujours
assuré son service avec courage et sang-froid au cours de nombreux
bombardement. A été tué à son poste par un obus".
Wicquart Henri, cantonnier sur la ligne de Berguette
à Armentières, tué par un obus le 8 mai 1917. Dubos
Henri, cantonnier sur la même ligne et affecté au même
passage à niveau que Wicquart, tué le 10 août 1917 par
une bombe d'avion tombée sur la maison du garde. Gruson, chef
de manoeuvre à Béthune, tué par une bombe d'avion.
Bertrand Jules, chauffeur à Béthune, tué
à Calais, le 17 mars 1915, au cours d'un bombardement par Zeppelin.
Boucry Alphonse, chauffeur à béthune, tué
par un éclat d'obus à Lapugnoy. Carré
Etienne, chauffeur suppléant à Saint-Pol, tué par
une bombe d'avion. Mielet Eugène, visiteur à Fouquereuil,
atteint sur tout le corps par des éclats d'obus dans son atelier le
28 avril 1918, est décédé quelques heures après.Guffroy
Benoît, mécanicien à Béthune, tué par
un obus en gare de Lillers, cité à la direction de l'arrière
dans les termes suivants : "Le 7 mai 1918, en gare de Lillers, a été
mortellement atteint par l'explosion d'un obus. Avait toujours donné
pendant de longs mois dans les gares bombardées de la région
de Béthune les preuves les plus belles de courage et de sang-froid".
Rocquet Louis, tourneur à béthune, tué
par une bombe d'avion au cours d'un bombardement à Béthune.
Bray Emilien, porteur d'avis à Béthune,
sapeur au 5e génie, mortellement atteint par un éclat d'obus
en gare d'Amiens, cité en ces termes : "le 23 avril 1918 assurant
le service dans la gare d'Amiens, violemment bombardée, a fait preuve
de beaucoup d'abnégation". D'autres sont morts aux Armées
: Desaulty Robert, expéditionnaire à Saint-Pol tué
à Champenoux le 14 septembre 1914. François Fernand,
porteur d'avis à Merville, fils du chef de gare actuel de Raismes,
tué le 2 mars 1916 dans un des violents combats de l'Artois.
Duhamel François, homme d'équipe à Lillers,
tué à Etenhem (Somme) le 24 septembre 1916. Logez Henri
porteur d'avis à Bruay, décédé des suites de
blessures reçus dna sla région de Soissons, le 4 novembre 1917.
Vailler Albert, expéditionnaire à Chocques,
caporal au 233e d'infanterie, objet de la brillante citation ci-après
:"caporal d'une grande bravoure. au cours d'une contre-attaque s'est
fait tué sur place après avoir épuisé toutes
ses grenades". Vanlerberghe Maurice, porteur d'avis
à Violaines, blessé au cours des combats livrés à
Pintheville le 2 mai 1915. Décédé le 12 du même
mois. Sacleux Auguste, ajusteur à Saint-Pol, sergent-chef
pilote à l'école militaire d'aviation d'Etampes, tué
dans un accident d'avion le 15 août 1916. Ayant précédemment
servi dans l'infanterie où il avait été blessé
et avait été l'objet d'une citation. Pourel Henri, manoeuvre
à Saint-Pol, tué le 20 juillet 1916, dans une attaque sur
le front de la Somme. Beurrier Arthur, employé
de la voie à Don, disparu au bois d'Ailly, dans la nuit du 4 au 5
mai 1916. Kosien Lucien, cantonnier à beuvry, tué aux Eparges
le 21 avril 1915.
Sources :
Pour la plaque 1914-1918, voir le journal l'Avenir de Lens du
22 juin 1922
Photographie du webmestre
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