Retour
MÉMOIRES DE PIERRE

DOURGES
     
            Commune titulaire de la croix de guerre 14-18 (25 septembre 1920)


Monument aux morts et plaque commémorative

Localisation : La plaque commémorative est installée juste devant le monument aux morts, au cimetière

Conflits commémorés :  1914-1918, 1939-1945, Afrique du Nord

Descriptif : Plaque avec médaillons et photographies des soldats morts. Au nombre de 28, ces médaillons comportent simplement la photographie et le nom du soldat. Ils sont classés dans l’ordre alphabétique des noms. La plaque a été refaite en 1981 à l’initiative des ACPG-CATM-TOE

Monument aux morts de Dourges
Détail


          Liste des noms inscrits au monument aux morts :

1914-1918 :
Victimes militaires :
PORTE A.
DETEVE A.
LEMAITRE E.
GRAS F.
TAVERNIER F.
POTIER O.
POTIER F.
BELLEMBERT A.
LECOCQ C.
WARTELLE J.
SEGARD L.
BOURDON L.
CARPENTIER L.
LOYER A.
LOYER J.
DELZENNE A.
LINY P.
MOREAU A.
JACQUIN J.
BOUSSEMART J.
CHEVALIER P.
DEBAUMONT L.
LOEUIL J.
BEQUET T.
COILLOT J.
DUMERELLE E.
CARTIGNY P.
GUIDEY H.
1939-1945 :
Victimes militaires :

 DONNANT Léonard
LEMAITRE Hypolyte
CMOLYK Antoine
POREZ Omer
POTIER Emile
MILVILLE Julien
CREMETZ Paul
DERUEL Octave
RAGASSE Adolphe
CHEVALIER Jean
ZIMNY Edouard
MAGDZIARZ Bernard

Victimes civiles :
PEUCELLE Céline
GRUYELLE Estelle
COLLIOT Joseph
DELECOLLE Albert
THELLIER Domiltide
DRUON Paul

DEBEAUMONT Louis
BURDA Bohimil
DOLATA Léon
DRNOVSEK Emile
DRNOVSEK Irène
NOWAK Rosalie

Résistance :
GORNIAK
WAWRAT
RYNGARZ 
DOLATA
MURE
CARON
WIERINCK
FOUACHE
BROUTIN

Déportation et FFI :
CARON Albert
NEYRINCK Jules
VIVIER Emile
MURE Robert
RYNCARZ Vincent
GORNIAK François
NAWRAT Alfred
BOULANGER Léon

Afrique du Nord : 
LEBLOND Louis



Les autres lieux de mémoire de la commune

      - Stèle de la Libération 

      - Carré militaire français 

      - Cimetière militaire allemand de la 1ère guerre mondiale (Sentier de Carvin. Superficie : 9548 m2) 2 988 corps y reposent. 

    - Dans le cimetière communal, on trouve les tombes de trois soldats britanniques (un de 1914-1918, deux de 1939-1945). Dourges Communal Cemetery (régiments : Sherwood Foresters (Notts and Derby Regiment), Royal Berkshire Regiment)

      - Une rue porte le nom de Louis LEBLOND, militaire décédé au cours de la guerre d'Algérie.

      - Monument 1870-1871 (La commission chargée de l'érection du monument s'est réunie le dimanche 26 décembre 1897 pour décider d'attribuer l'exécution du monument au marbrier Delille J.-B. (Hénin-Beaumont). M. Delille avait pour concourrents MM. Dehay de Carvin, Liénard et Fauconnier de Lens, et un marbrier de Maubeuge. Le monument est en pierre de Soignies, surmonté d'une pyramide au haut de laquelle se trouve une croix abritée par les larges plis retombant d'une draperie. Une palme traversant une couronne d'immortelles se détache de la pyramide. Le monument érigé sur un petit monticule a une hauteur totale de 6 m. 40.

Voici comment le journal la Gazette de Béthune du 17 avril 1898 rapporte la cérémonie d’inauguration du monument aux morts de Dourges à la mémoire des combattants de 1870-1871

Lundi, la commune de Dourges a inauguré avec éclat d’abord un monument éleva par souscriptions à la mémoire des soldats morts au service de la patrie, puis un nouveau groupe scolaire.
Des arcs de triomphe avait été élevés, les sapins, des mâts reliés par des guirlandes de verdures et de fleurs garnissaient les rues. Pas une seule maison qui ne fut pavoisée. La population toute entière était debout. L’enthousiasme était général. La cérémonie a commencé le matin par l’inauguration des écoles. Trois jeunes filles ont présenté des bouquets à MM. Le sous-préfet, Bedts, inspecteur primaire, et au commandant Spriet, de Lens.
A midi, un banquet réunissait 80 convives dans une des salles de la nouvelle école de garçons.
M. Giraud, sous-préfet de Béthune, présidait, ayant à ses côtés MM. Dhumerelle, maire, et le docteur Houssin, adjoint au maire.
Autour des tables on remarquait MM. Le sénateur Déprez, le commandant Spriet, de Lens, Bedts, inspecteur primaire à Béthune, Breton, conseiller d’arrondissement, Degez, architecte, les conseillers municipaux de Dourges, les maires des cantons de Carvin, les fonctionnaires et notabilités de la région.
Au dessert ont pris successivement la parole MM. Le maire de Dourges, le sous-préfet, Bedts, inspecteur primaire, le commandant Spriet et Richart, publiciste, qui ont fait l’éloge de nos armées et exprimé l’espoir que les générations nouvelles sauraient porter dignement entre leurs mains vaillantes l’avenir de la France.
Deux gracieuses jeunes filles ont fait une collecte au profit de l’œuvre du Souvenir français.
A deux heures, un cortège de plus de six mille personnes s’est rendu au monument. Dans ce cortège, on remarquait la présence du député Basly.
Les sociétés ont défilé au nombre de trente-deux.
*   *
*
Le monument placé dans le cimetière est d’une gracieuse conception. Sur la face principale on lit : la commune de Dourges à ses enfants morts pour la patrie, et sur l’un des côtés dont gravés les noms suivants :

Thelliez Joseph, Lonpré, 1871
Bras Hector, Paris, 1871
Boussemart Gustave, Armée du Nord, 1871
Lemorge Georges, Colonies, 1877
Olivier Emmanuel, colonies, 1885
Vendeville Ferdinand, 1873
Oduin Jean-Baptiste, 1881
Thelliez Emile, 1889
Debay Edmond, 1896
*   *
*
Au moment où le voile qui recouvre le monument tombe, la musique municipale d’Hénin-Liétard sonne au drapeau, les drapeaux massés s’inclinent, puis les discours commencent. M. Giraud, sous-préfet, remercie le conseil municipal de Dourges et son maire M. Dhumerelle, de l’avoir convié à cette cérémonie. Il est heureux d’associer son hommage à celui que la population de Dourges rend à ses généreux fils.
Il termine par un appel à l’union des cœurs sous le drapeau de la République.
M. Dhumerelle, maire de Dourges, a exposé ensuite les enseignements que les vrais patriotes tireront de ce mouvement, et remercié tout ceux qui ont participé à son érection.

M. le commandant Spriet a parlé au nom du Souvenir français dont il est le délégué. M. Landrieux, président de la section d’Hénin-Liétard, a prononcé aussi un discours patriotique.
La soirée a été animée.


Voici comment le journal le Journal de Lens du 1a avril 1898 rapporte la cérémonie d’inauguration du monument aux morts de Dourges à la mémoire des combattants de 1870-1871

C’est lundi qu’a eu lieu, à Dourges, l’inauguration d’un monument élevé, avec le produit d’une souscription, à la mémoire des enfants de cette commune morts pour la patrie. La fête qui avait surtout le caractère patriotique s’est un peu étendue par l’inauguration de la nouvelle école.
Le coquet village était charmant avec ses arcs de triomphe, ses verdures apportées à profusion, les drapeaux, les guirlandes qu’on remarquait à la façade de chaque maison. A midi, un banquet réunissait à la nouvelle école environ 80 personnes ; il était présidé par M. Giraud, sous-préfet.
A deux heures eut lieu l’inauguration du monument, qui se trouve au cimetière. Une foule d’environ 2000 personnes avaient envahi les allées et les abords ; ajoutons qu’un véritable petit festival avait été organisé à cette occasion.
*   *
*
Des discours ont été prononcé par M. le sous-préfet, M. le maire de Dourges, M. le commandant de territorial Spriet, M. Landrieux, d’Hénin-Liétard. Voici le discours de M. le sous-préfet :
M. le sous-préfet remercie le conseil municipal de Dourges et son excellent maire, M. Dhumerelle, de l’avoir convié à cette cérémonie.
Il est heureux d’associer son hommage à celui que la population de Dourges rend à ses généreux fils.
« Le culte des morts de la guerre, dit M. Giraud, n’est qu’une des formes du culte même de la Patrie. Ce que vous glorifiez dans ces nobles victimes, c’est leur valeur, leur dévouement, leur esprit de sacrifice, toutes les vertus militaires qui ont la force et la grandeur des armée. Au-delà du légitime sentiment local qui vous fait plus particulièrement chérir les braves enfants de votre commune, vous évoquez aussi toutes les générations de soldats, issus de cette vieille terre française, où de tout temps, le courage fut en honneur, et qui, sur tant de champs de bataille, au cours de tant de guerres, a porté si haut et si loin la renommée de nos armes.
Mais surtout, dans ce retour sur le passé, notre pensée s’arrête en des temps encore rapprochés de nous, à ces jours sombres de 1870, où le pays, acculé aux plus graves périls, faillit s’effondrer sous les fautes d’un régime incapable et déshonoré. Que de souvenirs nous reviennent de cette dure époque, depuis les rudes batailles, sous Metz, où brilla un instant comme un éclair de victoire, en passant par Sedan, qui consacra la chute irrémédiable du régime impérial, jusqu’à cette héroïque défense nationale, conduite par son jeune chef, Léon Gambetta, et qui à défaut de victoires désormais impossibles, sut nous garder tout au moins le trésor moral indispensable aux réparations futures, le prestige et l’honneur. Beaucoup parmi vous furent les témoins de ces événements. Quelques-uns en furent les acteurs et les héros.
Parmi eux, il y en a un que je me reprocherais de ne pas citer, car son nom est synonyme de patriotisme, de droiture et de bonté, parce que tous ici vous l’entourez d’une affection et d’une vénération profonde.
J’ai nommé le vaillant commandant des mobilisés du Pas-de-Calais, M. Emile Breton.
M. le sous-préfet après diverses considérations sur l’unité morale du pays, termine par un appel chaleureux à l’union des cœurs sous les drapeaux de la République.
Durant toute la soirée, une vive animation a régné dans toute la commune.



Sources :
- Mairie de Dourges
- Pour les détails concernant le monument de 1870 : le Journal d'Hénin-Liétard du dimanche 2 janvier 1898
-
Louis Mortreux, les héros de l'oubli, 1952-1962, hommage aux militaires du département du Pas-de-Calais morts au champ d'honneur en Algérie-Tunisie-Maroc
- Site Internet Mémoire des Hommes (fichier des morts pour la France)
- Arch. dép. du Pas-de-Calais, 1 W 23332, 49531





S'il vous plaît d'utiliser les informations de ce site pour un usage quelconque, merci de faire mention de vos sources


Dourges
Liste consolidée
1914-1918 :
Victimes militaires :

PORTE A.

DETEVE A. (Emile-Albert. Né le 29/12/1876 à Dourges. Soldat de 2ème classe au 289e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 25/05/1915 à Notre-Dame de Lorette (Pas-de-Calais), tué à l’ennemi)

LEMAITRE E.
GRAS F.
TAVERNIER F. (François-Louis. Né le 05/04/1892 à Dourges. Brigadier au 13e régiment d’artillerie. Mort pour la France le 24/09/1916 à la ferme de l’hôpital (Somme), tué à l’ennemi)

POTIER O. (Omer-Louis-Joseph. Né le 09/09/1888 à Dourges. Soldat de 2ème classe au 208e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 03/01/1915 à pernay (Marne), tué à l’ennemi)

POTIER F. (François-Ferdinand. Né le 12/08/1890 à Dourges. Soldat de 2ème classe au 33e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 17/10/1914 à Bétheny (Marne), tué à l’ennemi)

BELLEMBERT A.

LECOCQ C. (Cyrille-Jules. Né le 13/09/1894 à Dourges. Soldat de 2ème classe au 162e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 11/03/1916 (Meuse), tué à l’ennemi)

WARTELLE J. (Jules. Né le 17/06/1894 à Dourges. Soldat de 2ème classe au 30e bataillon sénégalais. Mort pour la France le 14/10/1916 (Serbie), tué à l’ennemi)

SEGARD L.
BOURDON L.
CARPENTIER L.
LOYER A.
LOYER J.

DELZENNE A. (André. Né le 28/08/1895 à Dourges. Soldat de 2ème classe au 33e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 02/03/1916 à Douaumont (Meuse), tué à l’ennemi)

LINY P. (Paul-Edouard. Né le 03/02/1889 à Dourges. Soldat de 2ème classe au 73e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 30/12/1914 au bois de la Gruerie (Marne), tué à l’ennemi)

MOREAU A. (Alter. Né le 01/09/1895 à Noyelles-Godault. Soldat de 2ème classe au 14e régiment d’artillerie. Mort pour la France le 25/09/1916 (Oise), blessures)

JACQUIN J. (Pierre-Joseph. Né le 15/03/1891 à Dourges. Caporal au 2e régiment mixte de zouaves. Mort pour la France le 28/09/1915 à Maison de Champagne (Marne), tué à l’ennemi)

BOUSSEMART J. (Joseph. Né le 12/05/1883 à Dourges. Soldat de 2ème classe au 73e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 07/12/1914 à Ventelay (Marne), blessures)

CHEVALIER P. (Paul-Emile. Né le 17/02/1883 à Dourges. Soldat de 2ème classe au 273e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 06/10/1915 à Bussy-le-Château (Marne), blessures)

DEBAUMONT L. (Louis-Augustin. Né le 25/08/1886 à Dourges. Soldat de 2ème classe au 362e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 21/02/1916 à Hautmont (Meuse), tué à l’ennemi)

LOEUIL J. (Jules-Oscar. Né le 17/04/1894 à Dourges. Aspirant au 72e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 23/04/1915 aux Eparges (Meuse), tué à l’ennemi)

BEQUET T. (BECQUET Thomas-Joseph. Né le 07/03/1879 à Dourges. Soldat de 2ème classe au 282e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 18/10/1915 à Berthonval (Pas-de-Calais), blessures)

COILLOT J.
DUMERELLE E.

CARTIGNY P. (Pierre-Joseph. Né le 21/03/1894 à Goelzin. Soldat de 2ème classe au 138e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 26/09/1915 au combat de Roclincourt du Labyrinthe (Pas-de-Calais), tué à l’ennemi)

GUIDEY H.

1939-1945 :
Victimes civiles :

PEUCELLE Céline
GRUYELLE Estelle
COLLIOT Joseph
DELECOLLE Albert
THELLIER Domiltide
DRUON Paul
DEBEAUMONT Louis, né le 15/05/1896 à Dourges, domicilié à Dourges, décédé le 03/06/1944 à Dourges, tué sur sa locomotive au cours d’un bombardement aérien
BURDA Bohimil
DOLATA Léon
DRUOVSEK Emile, né le 22/05/1943 à Dourges, domicilié à Dourges 274 cité Bruno, décédé le 22/06/1944 à Dourges au cours d’un bombardement aérien
DRUOVSEK Irène, née le 16/01/1930 à Dourges, domiciliée à Dourges 274 cité Bruno, décédée le 22/06/1944 à Dourges au cours d’un bombardement aérien
NOWAK Rosalie

Déportation et FFI :
CARON Albert
NEYRINCK Jules
VIVIER Emile
MURE Robert
RYNCARZ Vincent, né le 13/07/1901 à Boreck (Pologne), domicilié à Dourges chemin de Tournai, décédé le 03/09/1944 à Dourges, tué lors d’une rencontre avec des allemands [il était de nationalité polonaise]
GORNIAK François
NAWRAT Alfred
BOULANGER Léon

Et aussi :
LANKECZ Alfred, né le 05/02/1921 à Bostrop (Pologne), domicilié à Dourges, décédé le 21/05/1940 à Lapugnoy au cours d’un bombardement aérien [il était de nationalité polonaise] 

Afrique du Nord : 
LEBLOND Louis-Marcel-Charles, né le 1er février 1936 à Lille, soldat de 2e classe (appelé classe 56/2/A) au 2/13e régiment de tirailleurs sénagalais, mort pour la France le 18 juillet 1958 à Alger hôpital civil Barbier Hugo (Algérie), des suites de blessures reçues en opération