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MÉMOIRES DE PIERRE

FESTUBERT

C’est lors de la bataille de la crête d’Aubers (mai 1915) que Festubert souffre le plus. En avril 1918, la défense de la commune et de Givenchy enraye l’avancée allemande vers la Lys. En novembre 1918, le village n’est plus que ruine.

           Commune titulaire de la croix de guerre 14-18 (25 septembre 1920)

Monument aux morts

Date d'inauguration : dimanche 21 septembre 1924 (voir plus bas l'article de presse)

Texte de l'épitaphe :

Festubert
à ses fils morts pour la France

Aux héros britanniques tombés
pour la défense du Droit et de la Liberté


Monument aux morts de Festubert

        Liste des noms inscrits au monument aux morts : 
voir liste consolidée
BACQUART Delphin
BAIN Adolphe
BECU Dominique
BITEBIERE Alfred
BOUQUET Jean-Baptiste
BOUQUET Louis
CATELAIN Valentin
CATTIAU Guillaume
CATTIAU Louis
CHARLET Charles
COPIN Anacharsis
COULON Marcel
DELAHAYE Louis
DELEBARRE Emile
DEROUBAIX Germain
DIDIER François
MEURILLON Paul
MICHEZ Jean-Baptiste
MIDY Albert
MONNIEZ François
MORTREUX Adrien
MORTREUX Henri
RIQUET Edouard
ROBIQUET Cyr
SALOME Clovis
TARGIE Alfred
TERNAUX Christian
VANDELANOTTE Christian
VANDELANOTTE Michel
VAZE Adolphe
DONZE Alcide
DUBOIS Léon
DURLOUICH Charles
DURIEZ Louis
FACHE Emile
FRANCOIS Jean-Baptiste
FRANCOIS Jules
FRANCOIS Quirin
FRANCOIS Edouard
GALLO Elie
GRIBOVALLE Georges
GRIBOVALLE Désiré
GUILLUY Théodore
HENNEBELLE Emile
HOCHART Julien
HOCHART Augustin
HOULETTE Jean-Baptiste
HU François
HU Paul
HUGUET Jules
JACQUIN Désiré
JUBIN Marcel
LACHERY Florimond
LANNOYE Alphonse
LANNOYE Henri
LAURENT François
LEDEE Georges
LEFEBVRE Louis
LEROY Justin
LHERMITTE Gilbert
LHERMITTE Amédée
LOISON Désiré
MAILLARD Jule


Voici comment le journal l’Avenir de Lens du dimanche 28 septembre 1924 rapporte la journée d’inauguration du monument aux morts de Festubert

Le dimanche 21 septembre, la commune de Festubert inaugurait le monument qu’elle a élevé à ses enfants morts pour la France.
Dès les premières heures, une grande animation règne dans le village, hier encore amas de ruines, aujourd’hui, presque restauré. Des arcs de triomphe nombreux et variés se dressent de toutes parts redisant en inscriptions diverses le devoir d’honorer ceux qui sont tombés au champ d’honneur.
Mais, 10 heures approchent. A l’appel de la modeste clochette qui tient lieu de cloche, on se hâte vers l’église provisoire ; les retardataires devront se résigner à rester dehors, tant l’assistance est nombreuse.
Le conseil municipal au grand complet a pris place dans le chœur. Aux premiers rangs, nous remarquons le groupe compact des anciens combattants de la commune, dont le drapeau avec celui des sapeurs-pompiers (qui sera bénit toute à l’heure par M. l’abbé Chappe), abrité de ses trois couleurs le cénotaphe élevé au milieu de l’église.
L’évangile terminé, M. le curé rappelle les noms des 60 enfants de Festubert tombés au champ d’honneur, et après avoir félicité M. le maire et son conseil municipal d’honorer de leur présence ce service solennel dont ils avaient pris l’initiative invite en quelques mots émus ses paroissiens à recueilli quelques-unes unes des leçons que leurs chers défunts leur ont léguées. Les morts sont les conseillers des vivants, ils ont droit de parler ceux qui sont morts pour nous, écoutons les, ils nous prêchent l’amour. ils se sont aimés, sans distinction de classe. Ils n’ont formé dans la boue des tranchées qu’un cœur et qu’une âme à leur exemple, pratiquons l’amour et restons unis.
A l’issue de la grand messe chantée avec une réelle maestria par la chorale des mines de Noeux qu’accompagne son sympathique curé M. l’abbé Lefebvre, on se rend au monument élevé sur la grand-place pour procéder à la cérémonie liturgique de la bénédiction et entendre la belle allocution de M. l’abbé Chappe, chevalier de la Légion d’honneur, directeur au grand séminaire.
La cérémonie se termine par l’exécution d’une cantate Gloire à nos Morts, et la dislocation des groupes a lieu au pied du monument.
A midi, les personnages officiels arrivaient à la mairie, où M. Bertin Vincent, maire, entouré de son conseil, les recevait et leur offrait le vin d’honneur. Un peu plus tard, M. le maire réunissait à sa table pour le déjeuner les mêmes personnages, ses collègues et un certain nombre d’invités.
A 3 heures, M. L. Couhé, député, venu présider la cérémonie d’inauguration avec M. Chonion, secrétaire général de la sous-préfecture de Béthune, fait son entrée dans Festubert. L’automobile qui le porte avance lentement, et la foule s’écarte respectueusement, tout en manifestant sa vive sympathie à celui qui fut pendant la guerre un courageux aviateur et qui représente actuellement avec tant d’autorité l’arrondissement de Béthune à la Chambre des députés.
M. Couhé est reçu à la mairie par la municipalité et les autorités présentes. Le groupe des personnages officiels se forme aussitôt et se rend au lieu de rassemblement pour prendre la tête du cortège.
Il est 4 heures quand le défilé s’ébranle. M. Chonion, secrétaire général de la sous-préfecture et M. le maire de Festubert ouvrent la marche, suivis de M. Couhé, député, accompagné de M. Lugeux, adjoint. Puis MM Larue, conseiller général et Beaumont, conseiller d’arrondissement, le conseil municipal, M. l’inspecteur primaire, M. le colonel Goodlad ; M. Génel, maire de Locon ; M. Sénéchal, maire d’Annequin, etc.
Après le défilé dans toutes les rues du village, les drapeaux vinrent se ranger au pied du monument, cependant que les autorités prenaient place sur l’estrade élevée en face.
 *  *
Discours de M. Vincent, maire de Festubert

Mesdames, Messieurs,
La commune de Festubert remplit en ce jour un devoir sacré. Elle a voulu honorer dignement ses héros qui ont droit à l’admiration et à la reconnaissance de tous : le souvenir impérissable de nos morts de la guerre va demeurer graver dans la pierre symbolique comme il est gravé dans nos cœurs.
Soyez remerciés, vous tous qui avez concouru à l’érection de ce monument de fraternelle piété ou qui venez aujourd’hui vous incliner avec nous devant la mémoire de nos soldats tombés au champ d’honneur.
Qu’il me soit permis de remercier spécialement M. Couhé, notre député qui vaillant soldat pendant la guerre se dévoue durant la paix, pour la chose publique ; M. Larue, l’actif conseiller général de notre canton ; M. Beaumont, conseiller d’arrondissement ; M. l’inspecteur primaire et M. Chonion qui pourra porter à M. le sous-préfet l’hommage du respect et de la gratitude de tous mes concitoyens. Je remercie nos dévoués alliés qui sont venus nous apporter leur marque de sympathie toujours vivante.
Je remercie et félicite toutes les sociétés qui répondant à notre invitation ont senti revivre la camaraderie d’hier pour associer en une même solidarité la gloire des héros disparus et l’union de leurs survivants. L’idéal des soldats d’hier et le devoir des français d’aujourd’hui se correspondent.
Hier c’était la patrie à défendre et ceux que nous honorons en ce jour ont tout fait pour s’acquitter de leur noble mission, ne regardant ni les dangers, ni les fatigues ; voyant sereinement la mort en face, ils firent le sacrifice de leur vie pour que vive la France. Peut-on plus grand amour que de donner sa vie dans la claire vision de la céleste récompense que Dieu réserve à ses élus.
Mais la France pouvait leur demander ce sublime courage, car elle défendait avec son existence, la civilisation du monde contre le barbare.
Ce monument, chef-d’œuvre dont nous admirons la beauté, rappellera toutes ces luttes, toutes ces souffrances, toutes ces agonies qui ont réalisé la revanche de 70, la délivrance du pays et la grande victoire.
C’est ici que viendrons les épouses, les mères, frères ou sœurs, redire des noms très chers, et mêler dans la même pensée, le souvenir qui console et la prière qui réconforte. C’est ici que viendront les enfants de la commune, puiser des exemples de vaillance et d’amour de la France ; c’est ici enfin que tous nous viendrons pour chercher la leçon que nous donnent les morts ; leur grande voix monte jusqu’à nous : ils veulent des français unis dans la justice et la fraternité ; fort dans la paix et le travail ; ils veulent une France heureuse et prospère dans le monde ; une France comme ils ont voulu la faire.
Reportons-nous dix années en arrière, septembre 1914 : déjà la grande patrie avait ressenti le premier choc de l’agresseur ; son sol était foulé, la Marne nous avait apparu comme une grande lueur et l’espérance victorieuse exaltait la nation toute entière ; nos soldats étaient là et leur sacrifice semait sous le sol de France les germes de la victoire. Encore fallait-il que ce sol prêtât un abri à ces armées sans nombre qui formaient un rempart vivant aux engins meurtriers ; et notre village fut choisi comme tant d’autres pour abriter cette barrière durant 4 ans ; redoutable servitude qui lui valut sa destruction complète.
Mais telle était l’amour du sol natal que nos concitoyens ont accompli l’effort qui nous a permis de refaire la cité et nous pouvons aujourd’hui célébrer la renaissance de Festubert : maisons, fermes, école, mairie, église sont restaurés.
Continuons Mesdames, Messieurs, à travailler dans la concorde, et notre petite patrie aura dans la paix comme dans la guerre, bien mérité de la grande patrie dont elle partagera les belles destinées.

M. Couhé, député, s’avança à la barre et prononça un magnifique discours, dans lequel il fit passer son âme de soldat, et dont chaque phrase faisait palpiter les cœurs d’une patriotique émotion.
Monument aux morts de Festubert , détail de la statue
Discours de M. Couhé, député

Mes chers amis,
La cérémonie de ce jour n’est pas une fête de plaisir ; elle n’a d’autre but de glorifier les soldats morts au champ d’honneur et c’est une occasion de parler d’eux, de rappeler leur héroïsme et de chercher dans les exemples qu’ils nous ont laissés à dégager notre tâche d’aujourd’hui.
Oui, mes amis, on a raison de multiplier les fêtes en leur honneur, de vivre dans leur souvenir, d’apprendre à nos enfants à vénérer leurs mémoires : en un mot de ne pas se lasser de leur redire notre éternelle reconnaissance.
Nous voulons que le culte que nous leur avons voué leur survive, que toutes les générations qui se lèveront après nous le continuent et apprennent en passant devant les monuments que nous élevons partout, les grandes vertus françaises qui nous ont encore une fois sauvés de la servitude.
En agissant ainsi nous accomplissons un devoir sacré, car nos morts ont des droits sur nous et, en gens d’honneur, nous tenons d’acquitter toute notre dette à leur égard.
Ils ont des droits sur nous car ils ont effacé cette triste marque de vaincus, qui, malgré nous, depuis 50 ans, humiliait nos fronts ; grâce à eux, nos enfants grandiront dans une atmosphère de gloire où leurs âmes s’épanouiront et où leurs qualités se développeront.
Ils ont des droits sur nous, car sans eux nous n’aurions pas retrouvé ce sol que nous aimons ; même dévasté, labouré par les obus, réduit en un lamentable chaos, vous l’avez préféré à toute autre région de France où cependant la vie vous eûtes été plus facile.
Oui, vous avez préféré souffrir, lutter chez vous ; ceux dont les noms sont gravés sur cette pierre savaient d’ailleurs que vous ne pourriez être heureux ailleurs, aussi ont-ils donné leur vie pour que ce bonheur vous soit assuré.
Ils ont des droits sur nous, parce qu’en mourant ils ont offert leur sacrifice pour la France et nous-mêmes. La pensée qui les a soutenus dans les tranchées, dans les assauts et jusqu’au moment suprême, c’était la pensée qu’ils nous sauvaient, qu’ils sauvaient les petits enfants laissés au village et tous ceux qui viendraient par la suite. C’est enfin la pensée que grâce à eux la France serait grande et respectée de toutes les nations.
La grandeur de la France, voilà la principale obligation qu’ils nous ont laissée en échange de leur sacrifice.
Ecoutez-vous tous qui les avez aimés, qui les avez vu partir ou les avez vu tomber, écoutez et dites-moi si j’interprète mal leur dernière volonté, quand de leur part je viens vous dire ceci : je donne généreusement toute ma jeunesse, tous mes espoirs d’avenir, toutes mes affections, toute ma vie, mais en échange il faut que vous fassiez vivre la France, la France ennoblie par la victoire, mais meurtrie, la France que nous avons débarrassée de ses plus mortels ennemis, mais que nous avons laissée néanmoins dans d’immenses difficultés.
Pour les vaincre comme nous avons vaincu l’ennemi, il faut faire comme nous, et à notre exemple, vouloir l’intérêt du pays avant l’intérêt personnel ; se dévouer, se donner sans compter à la cause commune et faire taire toutes les voix égoïstes qui tentent de se lever en vous. L’heure du repos n’a pas sonné ; après nous, en union avec nous, suivez le dur sillon que nous avons tracé et achevez notre œuvre dans le même esprit de sacrifice et de patriotisme.
Mes amis, vous avez déjà entendu cet appel et vous avez su y répondre. Vous avez relevé vos ruines avec une énergie qui n’est pas assez connue de la France et du monde, mais qui est digne de celle de nos morts et qui fait l’admiration de tous ceux qui vous voient à l’œuvre.
Vous êtes sorti du chaos et vous avez pu surmonter d’immenses difficultés parce que vous avez fait taire les discussions mesquines et oublier les rancunes personnelles au-dessus desquelles il y a la nouvelle œuvre commune, toute de patriotique reconnaissance envers ceux qui sont tombés, de résolution et de réconfortante foi en l’avenir.
Quand a sonné l’heure de l’épreuve, toute distinction a disparu et il n’est plus resté que des français, ne l’oubliez pas mes amis, et surtout ne vous laissez plus entraîner aux disputes d’autrefois. le danger reste à notre porte ; il est plus que jamais nécessaire d’entretenir cette belle et inébranlable unité, de la renforcer même, afin de donner ceux qui ont la lourde tâche de conduire notre pays vers de menaçants horizons, une sereine confiance dans nos destinées.

La cérémonie se termina par la cantate France ! France ! et l’exécution de la Marseillaise. A l’issue de la cérémonie, il y eut de nombreuse visite au monument et maints bouquets de fleurs furent pieusement déposés sur le tertre.

Ce monument est dû à un artiste parisien avec le concours de M. Vayssière, architecte. C’est une belle œuvre et très émouvante dans sa simplicité. L’embasement est formé d’un tumulus sur lequel se dresse une statue de femme dont les traits sont empreints d’une douleur poignante. Ses deux mains s’appuient sur deux pierres où sont gravés les noms des martyrs de la patrie.


Dans son édition du 28 septembre 1924, le journal la Croix du Pas-de-Calais revient également sur cette inauguration :

Festubert a honoré dimanche ses enfants morts au champ d’honneur, par l’inauguration d’un superbe monument élevé à leur mémoire. La vaillante cité a tenu également à célébrer sa renaissance par l’inauguration des écoles et de la mairie. M. Chomion, secrétaire général de la sous-préfecture, présidait cette cérémonie.
A 10 heures, dans l’église trop petite pour la circonstance, les fidèles se rassemblèrent pour entendre la grand’messe en l’honneur de ses morts. La chorale des mines de Noeux qui était présente s’est fait entendre. A la sortie, eut lieu la bénédiction du monument. Vers midi, M. Chomion fut reçu à la mairie par le maire entouré de son conseil municipal. Puis à 14 heures, un vin d’honneur fut offert à une vingtaine de sociétés de musique, de sapeurs-pompiers, de gymnastique, d’anciens combattants qui avaient tenu à rehausser cette fête de leur présence. Après la revue traditionnelle, un défilé charma les habitants de la bourgade toute pavoisée de fausses portes, d’arcs de triomphe et de bannières. A 16 heures, l’inauguration officielle du monument aux morts commença par l’appel des vaillants enfants de la commune tombés durant la grande guerre. Puis M. Chomion et M. Couhé, député, glorifièrent tour à tour les héros qui se sacrifièrent pour le droit et la liberté. Une cantate magistralement exécutée par la chorale des mines de Noeux et la Marseillaise jouée par plusieurs sociétés de musique clôturèrent cette première cérémonie.
Les écoles et la mairie furent ensuite inaugurées et plusieurs discours prononcés. Les sociétés de musique réparties en différents quartiers de la commune, clôturèrent par des concerts cette belle journée.




Les autres lieux de mémoire de la commune

        - Monument aux morts de la paroisse

      - Brown’s Road Military Cemetery (1 071 corps 14-18, dont 1 044 britanniques) (rue des Cuveliers, superficie : 4636 m2). Festubert est occupé par les britanniques en octobre 1914. Les 23 et 24 novembre 1914, le corps des Indes repousse une attaque allemande. La bataille de Festubert (15-25 mai 1915) permet de dégager quelques peu le village. A partir du 9 avril 1918 , le secteur redevient calme. Puis vinrent les batailles de la Lys, durant lesquelles le village fut protéger de l’avance allemande par la 55e (West Lancashire) division. Ce cimetière a été ouvert en octobre 1914, puis utilisé par les unités combattantes et de secours jusqu’en novembre 1917, il contenait alors 299 tombes. Après l’Armistice, le cimetière fut considérablement agrandi par la concentration de petits cimetières et de tombes isolées. Cimetière conçu par Charles Holden.

      - Post-Office Rifles Cemetery (400 corps 14-18) (route de Béthune, lieu-dit le Pont découvert, superficie : 1624 m2). Ce cimetière a été utilisé d'avril à juin 1915, avant et après les batailles du pont d'Aubers et de Festubert. A l'origine, il contenait les corps de 40 soldats dont 38 appartenaient au régiment de Londres (particulièrement au 8e bataillon). Après l'Armistice, on y regroupa les tombes de petits cimetières des alentours. Aujourd'Hui, 400 corps y reposent. 

      - Le Plantin Cemetery. Ce cimetière contient les tombes de 43 soldats britanniques (en particulier de l’OBLI et du 2èmeBlack Watch), 4 canadiens. Cimetière utilisé de décembre 1914 à décembre 1915. 

      - Festubert Communal Cemetery. Dans le cimetière communal, on trouve les tombes d’une dizaine de soldats britanniques tombés durant la 2ème guerre mondiale. 

     - La salle des fêtes nommée Southport mémorial Hall a été construite après la Grande Guerre grâce aux dons de la ville de Southport. Une plaque rappelle les origines du bâtiment. A la fin de la première guerre mondiale, Southport (angleterre) devint marraine du village.

L'Avenir de Lens du jeudi 18 septembre 1924 rapporte l'inauguration du Memorial Hall :

Mercredi a eu lieu l’inauguration du Memorial Hall offert à la ville de Festubert par la ville de Southport. La municipalité à midi reçut les personnalités : M. le maire de Southport et son épouse, l’ancien maire et sa femme, l’intendant général de Southport et un délégué de l’association France Grande-Bretagne. Des fleurs furent offertes aux dames pour la municipalité. Un dîner réunit les visiteurs, le conseil municipal, Mme et M. Vessière, architecte de la commune. Des discours furent prononcés par M. le maire de Southport et par M. Vessière qui s’exprima en anglais au nom de la commune de Festubert.
L’inauguration du monument eut lieu après le banquet. Des gerbes de fleurs furent ensuite déposées aux cimetières anglais et français en l’honneur des héros tombés au champs d’honneur. Nous nous faisons un devoir de reproduire les discours dont il est parlé plus haut.
*   *
Discours de M. le maire de Southport
Comme maire de la ville et commune de Southport du comté de Lancashire en Angleterre, je viens aujourd’hui M. le maire, remettre en toute propriété, par votre entremise, aux habitants de Festubert ce bâtiment élevé par nous pour qu’ils en usent pour leur plaisir et profit.
Je ne me sens pas tout à fait un étranger parmi vous, puisque, grâce à l’aide de habitants de Southport, il m’a été permis le mois dernier de recevoir et d’entretenir dans notre ville un certain nombre de vos enfants. Quelques uns d’entre nous et en particulier M. le conseiller Potts ont souffert du délai apporté à l’érection de ce bâtiment, mais maintenant que l’édifice est achevé je le regarde avec quelque fierté, car il ajoute un autre chaînon au lien forgé entre Festubert et Southport. Festubert vivra toujours dans la mémoire des habitants de notre ville, car son sol sacré pour nous, garde les dépouilles mortelles d’un grand nombre de nos plus braves soldats. Ils se sont battus et ils sont morts pour que le monde fût plus heureux, or, dans les termes de l’inscription gravée sur notre monument de la guerre : ils sont morts pour que nous vivions. Nous ne vivrons que si nous sauvegardons les idéals pour lesquels ils sont morts : la liberté, la justice, la clémence. Vivons donc pour prendre part à leur immortalité.
Notre monument porte gravé sur la pierre les noms de 1300 braves qui sont morts pour leur pays, et qui presque tous reposent dans votre France. Nous remettons leurs tombes à vos soins dévoués, sûrs que vous les garderez avec amour. Je vous apporte aujourd’hui deux messages de bonne entente et de souhaits. L’un vous est adressé par les membres de Southport de la ligue de la Légion britannique qui ont combattu dans ce secteur, l’autre vient de Lord Derby, ce grand ambassadeur des Angleterre en France, qui non seulement a tant fait pendant la grande guerre pour cimenter l’union de nos deux pays, mais qui travaille aujourd’hui même de tout son pouvoir à produire cette harmonie qui devrait exister entre l’Angleterre et la France.
Donc, c’est à vous, M.  le maire, que je remets cet édifice et j’espère que pendant de longues années, il vous rappellera les bons sentiments qui existent entre habitants de Southport et vos compatriotes. Je ne saurais mieux clore mon allocution qu’en citant les morts gravés dans ce bâtiment : sur le camp éternel de la gloire. Ce bâtiment fut élevé et présenté à la ville de Festubert par la ville et commune de Southport comme un gage et un souvenir perpétuels de l’association intime des alliés français et anglais pendant la grande guerre 1914-1918.
*   *
Lettre de l’association de la légion britannique
Cher M. le maire,
Les pensées de la légion britannique dont plusieurs membres connaissant à fond chaque pouce de terrain des environs de Festubert, seront avec vous, quand vous remettrez mercredi au maire de cette ville le bâtiment que vous leur offrez. Vos souvenirs se reportent au jour mémorable ou le 7e bataillon du King’s Regiment Liverpool qui était dans la 55e division eurent à cet endroit le baptême du feu et où un si grand nombre de nos camarades ont passé dans la Grand AU-DELÀ, ou portent encore des cicatrices des blessures qu’ils y ont reçues.
Vos maisons nous ont abrités et maintenant nous aimons à penser que le bâtiment élevé par nos compatriotes sera pour vous, non seulement un abri et un lieu de réunion, mais vous rappellera toujours que quoique Southport soit éloigné de bien des lieues, ses habitants jamais n’oublieront ni vous ni votre village.
Puis-je M. le maire, vous prier d’apporter aux habitants de Festubert les bons vœux des membres de la Légion britannique résidant à Southport et de leur exprimer notre ferme espoir que la paix reste toujours établie entre nos deux pays et que la main dans la main, nous marcherons toujours dans la voie du progrès.
*   *
Lettre de Lord Derby au maire de Southport
M. le maire,
En vous accusant réception de votre honorée du 29 août, je tiens à vous affirmer combien je regrette de ne pouvoir, comme je l’aurais voulu, vous accompagner et être un des vôtres quand vous, Mme la mairesse et l’ex-maire, M. le conseiller Potts, inaugureront le Hall que Southport offre aux habitants de Festubert. Je suis enchanté à la pensée que la ville de Southport sera ainsi associée à un coin de France où ont lutté et sont tombés tant de nos fils. Mon opinion sur une entente étroite entre la France et l’Angleterre est trop connue pour qu’il me soit nécessaire de répéter ce que j’ai dit à ce sujet. J’ajouterai seulement que je salue avec joie tout ce qui tend à renforcer le lien qui unit les deux pays, et l’édifice que vous offrez à votre ville d’adoption sera pour toujours, je l’espère, une preuve que le sentiment d’amitié pour la France et largement cultivé dans notre pays.
*  *
Discours de M. Vessière
Mesdames, Messieurs, M. le maire de Festubert, Messieurs les membres du conseil municipal et les habitants de Festubert m’ont demandé d’exprimer dans votre langue leurs meilleurs sentiments de bienvenue et leur grande reconnaissance pour le don que vous venez de faire à la commune de Festubert.
J’ai accepté avec joie cet honneur, témoignage d’amitié de leur part, et je m’excuse des fautes que mon imparfaite connaissance de la langue anglaise pourra me faire commettre. Nous remercions spécialement M. Potts, qui s’est donné personnellement tant de mal pour nous.
L’un de nous manque à cette fête et je suis sûr que tous ici évoquent son souvenir au moment où je vous parle, c’est notre défunt président Abel Vittu.
Des premiers rentrés à Festubert après l’armistice, il a été la cheville ouvrière et l’âme de la reconstruction. Il a été à la peine, Dieu ne lui a pas permis d’être à l’honneur, nous adressons tous une pieuse pensée à sa mémoire.
Dans ce pieux pays de Flandres qui a été pendant toute l’histoire un terrain de combat, les habitants sont fiers et réfléchis comme il convient à ceux qui de père en fils ont beaucoup souffert, beaucoup lutté.
Paysans accoutumés dans un dur climat au travail régulier, ardu, quotidien de la terre, ils ne sont pas sujet aux enthousiasmes faciles des méridionaux, ils observent, ils méditent en silence, mais quand ils ont décidé de donner leur affection, leur confiance, c’est durable et solide.
La terrible guerre que nous venons de subir aura fait connaître puis aimer les anglais à nos français du Nord. Certes, dès les premiers jours aussitôt qu’ils ont vu se ranger l’Angleterre aux côtés de la France pour la défendre tous les français ont communié dans l’élan de reconnaissance qui les poussait vers ce nouvel ami. Mais dans ces départements où vous avez combattu, dans le Pas-de-Calais, dans le Nord, on a pu vous connaître et vous apprécier particulièrement.
Il s’est créé ici par 4 ans de vie en commun, par les services mutuels rendus, un courant de sympathie et d’amitié définitive, amitié plus vive encore que le sentiment de reconnaissance qui avait envahi leur cœur aux premiers jours d’août 1914.
Par une pensée pieuse vous avez voulu laisser sur la terre ou les vôtres sont morts un souvenir d’amitié continue. Vous avez voulu dire : nous sommes venus à votre aide pour la guerre mais pour les jours de paix nous avons voulu que s’élève à Festubert un bâtiment pratique qui vous serve constamment.
Vous aviez pensé tout d’abord à nous offrir une ou plusieurs maisons d’habitation mais ces maisons, la France nous les devait, la France qui avait décidé le 17 avril 1919, que les régions qui n’avaient pas connu la dévastation devaient solidairement, avec le Nord, reconstruire les foyers détruits.
Les maisons que vous auriez pu nous donner n’auraient donc servi qu’à quelques privilégiés et vos intentions et les nôtres étaient que ce don fut pour toute la commune sans distinctions. D’accord avec vous, nous avons construit la salle que nous inaugurons aujourd’hui. C’est la salle commune de Festubert, salle de fête ou salle de réunion, elle sera à tous pour toutes les circonstances ou les habitants auront besoin de se réunir ou de se réjouir en commun. C’est quelque chose d’analogue à ce qu’étaient dans l’origine les anciennes basiliques, les temples, avant que le sentiment divin n’en vint proscrire les discours laïques.
Ce doit être aussi la salle de secours de la commune.
Nous y avons ménagé de nombreuses portes et fenêtres dans cette intention. En cas d’incendie d’une ferme, d’une habitation, les sinistrés chassés de leur logis trouveront là un abri provisoire ; en cas d’épidémie, de catastrophe, un hôpital pourra être installé là aussi vite qu’il sera nécessaire.
Plaise au ciel qu’on ne revoie pas la guerre, mais si ce fléau devait s’abattre encore sur le pays, cette salle serait certainement convertie en ambulance le premier jour. Mais écartons vite ce souci de catastrophe et souhaitons de tout notre cœur que le don de Southport ne serve qu’aux réunions graves où les habitants discuteront de leurs intérêts communs ou au joyeuses kermesses ou les paysans viennent chercher dans les danses du pays une distraction saine en repos des longs et pénibles travaux champêtres.
Pour arriver à Festubert, vous avez traversé bien des villes et des villages. En 1919, vous n’avez vu que des ruines, en 1924 vous voyez maintenant l’œuvre de reconstruction très avancée, presque terminée. Vous pouvez mesurer l’effort immense de la France. Ce que cous n’avez pas vu, car il aurait fallu être là chaque jour, c’est l’effort individuel. Chaque paysan a remis patiemment ses champs en état de culture. Jour après jour, il a débarrassé la zone rouge des fils barbelés, d’innombrables vestiges, d’engins de mort qui l’encombraient. Il a redonné à lui-même, à la terre des ancêtres, à la vieille terre de sa famille, sa figure aimée.
Les premières années, les champs de blés étaient encore ondulés comme les vagues de la mer, aujourd’hui ils sont unis. Le paysan de Festubert peut maintenant travailler son champ tranquille, et il pense que sans les anglais, sans tous ces braves gens du comté de Lanes qui sont venus l’aider, sa terre ne serait peut-être plus à lui, que ses épis mûriraient sous une autorité étrangère.
A cette pensée, ses yeux s’élèvent vers les cimetières de vos morts, aux stèles installées, des blasons de vos comtés et dont beaucoup portent le Only known by God, seulement connu de Dieu, qui est la si touchante épitaphe de vos morts inconnus.
Alors se tournant vers le cimetière du village où reposent ses propres enfants morts pour la France, le paysan de Festubert sent monter à ses yeux les mêmes larmes pour les deux cimetières et ses lèvres disent sur les deux tombes également chères, également glorieuses, la même prière en repos éternel !
La population gardera la meilleure impression de cette belle cérémonie
*   *


       - Plaque commémorative sur la chapelle de Seez

Le journal le Réveil du Nord rapporte la cérémonie d’inauguration de la plaque commémorative de la chapelle de Seez à Festubert dans son édition du 5 juin 1935 :

Une cérémonie franco-anglaise à Festubert
Une cérémonie simple mais touchante s’est déroulée à Festubert. Il s’agissait de l’inauguration de la pose d’une plaque commémorative sur la chapelle de Seez, située entre les territoires de Richebourg et de Festubert, pour rappeler l’un des plus marquants épisodes de la guerre, notamment pour célébrer les premières batailles livrées contre l’envahisseur par les troupes anglaises sur la côte d’Aubers.
La première offensive des troupes anglaises eut lieu dans ce secteur, les 10, 11 et 12 mars 1915 et faillit amener la délivrance de Lille. Sous cette brusque offensive, les Allemands s’apprêtaient à évacuer Haubourdin et la région, mais l’arrivée de troupes de renforts leur permit de maintenir leurs positions.
Quelques mois plus tard, pour appuyer l’offensive déclenchée par l’armée française dans le secteur de Lorette, les troupes anglaises repartirent à l’attaque de la côte d’Aubers, le 9 mai 1915.
Un bataillon, le 2e Royal Minoter Fusillers, commandé par le colonel Victor Ryckard fit montre d’une grande bravoure te d’un magnifique héroïsme.

Quelques souvenirs de la tourmente
Un épisode émouvant montre que le 2e Royal Minster Fusillers, composé d’Irlandais et d’Ecossais, tous catholiques, s’arrêta près de la chapelle de Seez et qu’il reçut l’absolution suprême du RP Gleeson, avant de partir pour l’attaque. ce bataillon monta à l’assaut et fut, avec son colonel en tête, presque totalement décimé. Un peintre Italien, M. Montinia, fit d’ailleurs une magnifique gravure qui est exposée dans la chapelle et qui montre l’aûmonier donnant le dernière absolution aux hommes du bataillon quelques instants avant l’assaut des lignes ennemies.
C’est à l’initiative de M. Jean Descamps, membre de la commission des monuments historiques de Lille et de M. Depaeuw, d’Aire-sur-la-Lys, que revient l’idée de la pose de la plaque commémorative sur la façade de la chapelle pour rappeler cet émouvant fait de guerre.
A la cérémonie qui fut aussi simple que grandiose assistaient toute la population et les sociétés d’anciens combattants de la région et des délégations d’anciens du fameux bataillon de fusillers anglais. L’abbé Tabary, curé de Richebourg, apporta la bénédiction, puis une allocution évoqua la bataille, le courage, la résignation et l’héroïsme des soldats anglais. M. Robinson, ancien combattant anglais, remercia la foule et les personnalités présentes au nom des Irlandais et Ecossais qui combattirent vaillamment dans le secteur. Une chorale se fit entendre ensuite et la cérémonie prit fin.



Sources :
- Mairie de Festubert
- Commonwealth War Graves Commission
- Photographie de Thadée Szalamacha, avec mes remerciements
- Site interne Mémoire des Hommes (fichier des morts pour la France)





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Festubert
Liste consolidée
BACQUART Delphin (Delphin-Louis-Augustin. Né le 04/12/1892 à Festubert. Soldat de 2ème classe au 37e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 19/04/1916 à Saint-Lô (Manche), hôpital complémentaire 2, blessures) [transcription à Labourse ?]

BAIN Adolphe (Né le 31/05/1894 à Paris (6e, Seine). Soldat de 2ème classe au 8e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 30/09/1916 à Frégicourt (Somme), tué à l’ennemi)

BECU Dominique (Né le 21/05/1892 à Festubert. Caporal au 145e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 02/09/1914 à Maubeuge (Nord), blessures)

BITEBIERE Alfred (Alfred-Xavier-Joseph. Né le 12/11/1888 à Festubert. Soldat de 2ème classe au 1er régiment d’infanterie. Mort pour la France le 28/01/1915 à Châlons-sur-Marne (Marne), maladie (pneumonie double))

BOUQUET Jean-Baptiste (Jean-Baptiste-Edouard-Joseph. Né le 16/01/1895 à Festubert. Soldat de 2ème classe au 9e régiment de zouaves. Mort pour la France le 22/07/1916 à Maricourt (Somme), tué à l’ennemi)

BOUQUET Louis (Louis-Charles-Auguste. Né le 30/10/1898 à Festubert. Soldat de 2ème classe au 356e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 09/08/1918, ambulance 12/1, blessures) [transcription de l’acte à Beuvry le 22/11/1919]

CATELAIN Valentin (Valentin-Augustin-Joseph. Né le 14/02/1894 à Festubert. Soldat de 2ème classe au 16e bataillon de chasseurs à pied. Mort pour la France le 11/12/1914 à Zillebecke (Belgique), tué à l’ennemi)

CATTIAU Guillaume (Guillaume-Louis-Henri. Né le 24/03/1889 à Richebourg l’Avoué. Sous-lieutenant au 338e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 29/07/1918 à Fère en Tardenois (Aisne), tué à l’ennemi) [transcription à Bully le 29/05/1920]

CATTIAU Louis (Louis-Guillaume-Augustin. Né le 15/12/1890 à Richebourg l’Avoué. Soldat de 2ème classe au 72e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 15/12/1914 à Maurupt (Marne), tué à l’ennemi)

CHARLET Charles

COPIN Anacharsis (Anacharsis-François-Joseph. Né le 07/04/1886 à Festubert. Soldat de 2ème classe au 345e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 18/10/1918 au lazaret de Mörs (Allemagne), décédé en captivité des suites de maladie)

COULON Marcel
DELAHAYE Louis

DELEBARRE Emile (Emile-Adolphe-Joseph. Né le 15/08/1884 à Festubert. Soldat de 2ème classe au 273e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 06/10/1915 à Sommepy (Marne), disparu) [transcription à Cambrin le 23/12/1921]

DEROUBAIX Germain (Germain-Henri. Né le 15/08/1885 à Festubert. Caporal au 401e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 09/08/1918 au Frétoy (Oise), tué à l’ennemi) [transcription à Cuinchy le 02/07/1921]

DIDIER François (François-Louis-Joseph. Né le 03/12/1888 à Laventie. Soldat de 2ème classe au 1er régiment d’infanterie 4e compagnie. Mort pour la France le 15/09/1914 à Reims (Marne), disparu)

MEURILLON Paul

MICHEZ Jean-Baptiste (Jean-Baptiste-Clovis. Né le 29/11/1896 à Festubert. Soldat de 2ème classe au 67e régiment d’infanterie venu du 87e RI. Mort pour la France le 19/11/1916 à Bouchavesnes (Somme), tué à l’ennemi) [transcription de l’acte à Béthune le 20/03/1917]

MIDY Albert

MONNIEZ François (François-Augustin-Donat. Né le 29/03/1892 à Festubert. Soldat de 2ème classe au 14e bataillon de chasseurs à pied. Mort pour la France le 24/09/1916 à l’hôpital d’évacuation 13, blessures)

MORTREUX Adrien (Adrien-François-Joseph. Né le 24/12/1895 à Cuinchy. Soldat de 2ème classe au 8e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 05/05/1915 au bois d’Ailly (Meuse, disparu)

MORTREUX Henri (Né le 22/02/1894 à Cuinchy. Caporal au 319e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 19/01/1918 (Aisne), blessures)

RIQUET Edouard (Edouard-Jules-Joseph. Né le 25/07/1895 à Festubert. Soldat de 2ème classe au 54e bataillon de chasseurs. Mort pour la France le 08/05/1916 à Schleiff (Alsace), tué à l’ennemi)

ROBIQUET Cyr (Cyr-Louis-Victor-Augustin. Né le 10/07/1888 à Festubert. Sergent au 33e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 20/02/1915 à Perthes-les-Hurlus (Marne), tué à l’ennemi)

SALOME Clovis (Clovis-Henri. Né le 18/12/1892 à Festubert. Soldat de 2ème classe au 8e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 26/09/1914 à Jonchery-sur-Vesle (Marne), blessures)

TARGIE Alfred (Alfred-Désiré-Joseph. Né le 30/05/1886 à Festubert. Soldat de 2ème classe au 143e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 18/08/1916 à Vaux-Chapitre (Beuvry), tué à l’ennemi) [transcription à Beuvry le 19/01/1917]

TERNAUX Christian (Christain-Joseph. Né le 02/12/1896 à Cambrin. Soldat de 2ème classe au régiment d’infanterie coloniale de marche 1er bataillon 1ère compagnie. Mort pour la France le 20/10/1914 au fort de la Malmaison (Aisne), tué à l’ennemi)

VANDELANOTTE Christian (Christian-Joseph. Né le 20/11/1895 à Festubert. Soldat de 2ème classe au 108e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 09/09/1916 à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais), tué à l’ennemi) [transcription à Cambrin le 01/04/1916]

VANDELANOTTE Michel (Michel-Maurice-Henri. Né le 28/03/1894 à Festubert. Soldat de 2ème classe au 128e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 04/09/1916 à Belloy-en-Santerre (Somme), tué à l’ennemi) [transcription à Cambrin le 28/12/1916]

VAZE Adolphe (Adolphe-Ernest. Né le 20/09/1894 à Aubers. Soldat de 2ème classe au 126e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 09/04/1915 entre Régneville et Fey-en-Haye (Meurthe-et-Moselle), tué à l’ennemi)

DONZE Alcide

DUBOIS Léon (Léon-Jean-Baptiste. Né le 27/07/1881 à Laventie. Soldat de 2ème classe au 100e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 03/08/1915 au bois de la Gruerie (Marne), tué à l’ennemi)

DUPLOUICH Charles (Charles-Joseph. Né le 14/04/1889 à Festubert. Soldat de 2ème classe au 73e régiment d’infanterie 5e compagnie. Mort pour la France le 25/03/1915 à Vitry-le-François (Marne), hôpital mixte, blessures)

DURIEZ Louis
FACHE Emile

FRANCOIS Jean-Baptiste (Jean-Baptiste-Edouard-Joseph. Né le 05/05/1894 à Festubert. Soldat de 2ème classe au 8e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 05/05/1915 au bois d’Ailly (Meuse), disparu)

FRANCOIS Jules
FRANCOIS Quirin

FRANCOIS Edouard (Edouard-Jean-Baptiste. Né le 19/04/1879 à Festubert. Caporal au 6e régiment d’infanterie territoriale. Mort pour la France le 01/10/1914 à Douai (Nord), tué à l’ennemi)

GALLO Elie (Elie-Louis-Victor. Né le 01/03/1892 à Festubert. Caporal au 73e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 20/09/1916 à Etinchem (Somme), tué à l’ennemi)

GRIBOVALLE Georges (Georges-Désiré-Joseph. Né le 04/07/1896 à Festubert. Sapeur au 3e génie. Mort pour la France le 28/10/1915 à l’hôpital mixte d’Angers (Maine et Loire), maladie (péritonite généralisée, fièvre typhoïde))

GRIBOVALLE Désiré (Désiré-Alfred-Joseph. Né le 01/08/1890 à Festubert. Sapeur au 3e génie. Mort pour la France le 10/09/1916 à Maurepas (Somme), tué à l’ennemi)

GUILLUY Théodore
HENNEBELLE Emile
HOCHART Julien

HOCHART Augustin (Augustin-Alphonse. Né le 19/?/1882 à Festubert. Soldat de 2ème classe au 273e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 17/06/1916 à Hinges (Pas-de-Calais), maladie (tuberculose pulmonaire)) [domicilié à Violaines]

HOULETTE Jean-Baptiste (Jean-Baptiste-Louis-Joseph. Né le 12/08/1894 à Festubert. Soldat de 2ème classe au 9e bataillon de chasseurs à pied. Mort pour la France le 24/04/1915 à Fresnes-en-Woevre (Meuse), tué à l’ennemi) [transcription à Paris (15e) le 19/06/1915]

HU François

HU Paul (Paul-Louis-Joseph. Né le 28/09/1889 à Festubert. Caporal au 73e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 26/02/1915 à Mesnil-les-Hurlus (Marne), tué à l’ennemi)

HUGUET Jules

JACQUIN Désiré (Désiré-Rigobert-Joseph. Né le 26/02/1887 à Festubert. Soldat de 2ème classe au 284e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 10/11/1915 (Serbie), tué à l’ennemi) [transcription à Mazingarbe le 16/11/1916]

JUBIN Marcel (Est-ce Marcel-François. Né le 21/04/1892 à Paris (10e, Seine). Soldat de 2ème classe au 8e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 12/09/1916 au bois d’Anderlu (Somme), tué à l’ennemi) [transcription à Beuvry le 05/12/1916]

LACHERY Florimond (Florimond-Jules-François. Né le 15/06/1899 à Festubert. Caporal au 43e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 16/02/1915 à la ferme Beauséjour (Marne), tué à l’ennemi)

LANNOYE Alphonse (Est-ce Désiré-Ildefonse. Né le 25/04/1870 à Festubert. Soldat de 2ème classe au 22e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 18/06/1917 à Héricourt (Haute Saone), hôpital complémentaire 21, maladie) [domicilié à Beuvry]

LANNOYE Henri (Henri-Augustin-Joseph. Né le 25/10/1879 à Festubert. Soldat de 2ème classe au 173e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 21/08/1917 à Samogneux (Meuse), tué à l’ennemi)

LAURENT François (François-Jean-Philippe. Né le 11/12/1892 à Festubert. Caporal au 33e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 02/03/1916 à Douaumont (Meuse), tué à l’ennemi)

LEDEE Georges (Georges-Louis-Joseph. Né le 06/07/1895 à Houdain. Soldat de 2ème classe au 127e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 03/09/1916 à Etinchem (Somme), tué à l’ennemi)

LEFEBVRE Louis

LEROY Justin (Justin-Félix-Joseph. Né le 13/06/1893 à Festubert. Soldat de 2ème classe au 108e régiment d’infanterie 3e compagnie. Mort pour la France le 09/03/1917 à Beauséjour (Marne), tué à l’ennemi)

LHERMITTE Gilbert (Gilbert-Xavier-Joseph. Né le 05/02/1892 à Festubert. Soldat de 2ème classe au 8e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 08/11/1914 à Soupir (Aisne), tué à l’ennemi)

LHERMITTE Amédée (Amédée-Henri-Fortuné-Joseph. Né le à Festubert. Soldat de 2ème classe au 46e régiment d’artillerie. Mort pour la France le 28/09/1916 à Maricourt (Somme), tué à l’ennemi) [à Lapugnoy le 02/03/1917]

LOISON Désiré (Désiré-Théodore-Joseph. Né le 03/08/1893 à Festubert. Caporal au 1er régiment d’infanterie 2e compagnie. Mort pour la France le 18/07/1918 à Violaines (Somme ?), tué à l’ennemi)

MAILLARD Jules