Monument au général
Aubert FRERE
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Le buste a été élevé par souscription
publique. Inauguré le 8 juin 1969, il est l'oeuvre de Lucien LANGLET,
artiste de Bapaume.
Texte de la dédicace :
Général
d'armée Aubert FRERE
né à Grévillers le 21 août 1881
Héros
d'Afrique 1902-1912 et des deux guerres
1914-1918 et 1939-1945 - dix citations et trois blessures
Grand croix de la légion d'honneur
commandant de la VIIème armée en 1940
Fondateur
de l'organisation de la résistance
de l'armée dès 1941. Arrêté par la gestapo
en 1943
mort pour la France au camp du Struthof le 13 juin 1944
ses cendres furent dispersés au vent d'Alsace
Né à Grévillers
le 21 août 1881, Aubert FRERE est le sixième des onze enfants
d'une famille d'agriculteurs.
Une solide éducation
chrétienne, ainsi que de brillantes études secondaires au
collège Saint-Bertin de Saint-Omer, mèneront le jeune bachelier
à préparer le concours d'entrée de l'école militaire
de Saint-Cyr.
Son action en Afrique du
Nord lui vaut de recevoir en juillet 1908 les insignes de chevalier de la
Légion d'Honneur des mains du général Lyautey.
Rappelé en France,
il quitte le Maroc en août 1912 et rejoint le 8e bataillon
de Chasseurs à Amiens, puis le 1er régiment d'infanterie
à Cambrai. Il épouse sa cousine germaine Pauline Legrand, le
5 mai 1914. Durant la Grande Guerre, il est à la tête d'un bataillon
de Chasseurs à pied dans les secteurs les plus rudes du front. Il en
reviendra gravement mutilé. En juin 1918, il est promu au grade de
lieutenant-colonel.
Rétabli, il est nommé
au commandement du 1er de ligne à Cambrai. Il se passionne
pour le progrès technique réalisé dans la conception
des chars et prend, en 1925, la direction de l'école d'application
des chars, au grade de colonel. En 1931, il reçoit le commandement
de l'école militaire de Saint-Cyr.
Le 20 décembre 1935,
il est élevé à la dignité de Grand Officier
de la Légion d'honneur. En avril 1939, il est nommé gouverneur
militaire de Strasbourg et prend le commandement de la 11e division
(qui comprend le 26e d'Infanterie, le 8e d'Artillerie,
le 18e Génie, le 10e Train et la 1ere
demi-brigade de Chasseurs). Lors de l'invasion allemande, il est à
la tête de la VIIe Armée entre la Somme
et l'Oise.
Après l'Armistice,
le général Frère est nommé gouverneur militaire
de Lyon et commandant de la 14e division.
Il devient l'animateur de la Résistance
Fondamentale.
En mars 1941, il prend la commandement du
groupe de divisions militaires numéro 2. Parallèlement, il
poursuit ss activités de résistance et devient le chef militaire
clandestin de l'armée secrète.
Le 13 juin 1943, il est arrêté
par la gestapo avec son épouse et sont tous deux incarcérés
à Clermont-Ferrand. Il sera transféré à Vichy
pour être durement interrogé sous la torture.
En août, il est transféré
à Fresnes et comparaît devant la tribunal le 1er
décembre. Le soir du 4 mai 1944, il embarque dans un train en partance
pour l'Allemagne, soit disant vers un château du Tyrol, mais en réalité
il s'arrête au camp du Strüthoff (L'enfer d'Alsace).
Le général Frère y meurt le 13 juin 1944. Son épouse
jusque là incarcérée au camp de Romainville sera
déportée à Ravensbruck le 27 juillet 1944.
Sources :
- Mairie de Grévillers (d'après
Le Paladin d'Artois du Colonel MERVAUX).
- La vie et la mort du général
FRERE racontée par WEYGAND, dans l'Indépendant du Pas-de-Calais
(15 février 1950 et numéros suivants)
- Remerciement à Martine Savary pour la photographie du monument.
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