Retour
MÉMOIRES DE PIERRE

LENS


Plaques aux cheminots


Localisation :
Gare ferroviaire

Conflits commémorés : 1914-1918, 1939-1945

Date d'inauguration : la plaque aux morts de la Grande Guerre a été inaugurée en décembre 1922


Textes des épitaphes :

Agents du chemin de fer du Nord
morts pour la France
1914-1918
Région de Lens
Agents du chemin de fer du Nord
morts pour la France
1939-1945
Région de Lens

Liste des noms inscrits sur la plaque 1914-1918 :
(voir, en bas de page, des détails sur les morts de la Grande Guerre donnés lors du discours d'inauguration)

AUDRAN Marcel, manoeuvre
BAERT Augustin, ajusteur
BECUWE Auguste chauffeur
BEDNARD Paul garde frein
BORNAY Jules médecin de la compagnie
CASTELLOT Gilbert, homme d'équipe
COUPE Wallerand, homme d'équipe
DELAPLACE Eugène, mécanicien
DELCOURT Maurice, frappeur
DIVERCHY André, ajusteur
DUBOIS Léopold, mécanicien
DUCHENE Henri, ajusteur
DUFOUR Charles, frappeur
FRANCOIS Cyrille, expéditionnaire
HARRE Emile, ajusteur
HAYEZ Léon, conducteur
HOSDEY César, manoeuvre
HOUVIN Gaston, ferreur
LABYR Clotaire, garde frein
LANCELIN Charles, porteur d'avis
LAURENT Gustave, chauffeur
LEDEE Louis, chauffeur
LEROY René, expéditionnaire
LEU Joseph, manoeuvre
MALHERBE François, ajusteur
PAUL Charles, conducteur
PODEVIN Emile, ajusteur
POLLART Georges, expéditionnaire
ROBILLARD Rodolphe, conducteur
SALOME Joseph, manoeuvre
SEVIN Louis, conducteur
TREHOUT Octave, peintre
VERWAERDE Abel, garde frein
WERY Louis, mécanicien
WITRAUT Henri, conducteur principal


Liste des noms inscrits sur la plaque 1939-1945 :

ALLOY Marcel, élève mécanicien
ALTAZIN Maurice, chef de train
ALTAZIN Maurice, manoeuvre auxiliaire
ASQUIN Paul, aide ouvrier
BAILLEUL Jules, chauffeur de route
BAILLY Elie, cantonnier
BAUCHART Jules, homme d'équipe
BIENAIME Raymond, chef de canton
BOURRE Clovis, mécanicien de route
BOUTILLIER André, employé
BOVE Alexandre, manoeuvre
BRONGNIART Martial, homme d'équipe
CANON Edmond, ouvrier
CARLOT Pierre, aide ouvrier
CAZIN Jean-Baptiste, aide-ouvrier
CLAEYS Casimir, jardinier
COIGNEAUD François, facteur aux écritures
COSSET Gaston, chauffeur de route
DABLEMONT Fernand, surveillant S/E
DARRAS Jules, chauffeur de route
DEFURNE René, manoeuvre
DEHAY François, ouvrier
DEHAY Julien, chauffeur
DELY Emile, mécanicien de route
DERYCKE Ildephonse, manoeuvre
DESREUMAUX Henri, commis de 1ère classe
DETHIER Euchère, manoeuvre auxiliaire
DEVILLERS Paul, manoeuvre
DUBOIS André, manoeuvre spécialisé
DUCREU Albert, sous-chef de manoeuvre
FRANCOIS Marcel, surveillant
GRESSIER Alexandre, manoeuvre
GUGELOT Emile, chef de train
HOCHAIN Henri, chauffeur de route
LECLEIRE André, conducteur
LEFEBVRE Georges, chef de manoeuvres
LEMAIRE Ernest, cantonnier auxiliaire
LETIENNE Jean, manoeuvre
LHORS August, manoeuvre spécialisé
MACAUX Jules, chef ouvrier
MAJEWSKI Raymond, apprenti
MARECHAL Roger, aide ouvrier auxiliaire
MICHEL Emile, ouvrier
PITON Alfred, homme d'équipe
PONCIN Jules, chauffeur de route
POULAIN Alcide, élève mécanicien
QUILLE Eugène, aide ouvrier
ROLLOT Robert, manoeuvre
ROSE Irénée, facteur aux écritures
ROUCHON Maurice, mécanicien de route
SALOME Charles, manoeuvre auxiliaire
SOIN Alphonse, aide ouvrier
TAHON Julien, chauffeur de route
TAVERNE Fernand, ouvrier
VANPETEGHEM Augustin, contrôleur d'exploitation
VASSEUR Henri, élève mécanicien
VIGNERON René, aide ouvrier
WACHEUX Hector, aide ouvrier

Lens, plaques aux cheminots

Sur une petite plaque située à droite des deux précédentes :

A la mémoire des agents de la SNCF tués par faits de guerre
1939-1945
MM. DABLEMONT Fernand, surveillant S/E à Lens
CLAEYS Casimir, jardinier
BAILLY Elie, cantonnier à Hénin
BIENAIME Raymond, chef de canton à Hersin

Le Journal de Lens, du 24 décembre 1922, relate l’inauguration des plaques aux cheminots de la région de Lens, et rapporte le discours qui évoque la mémoire des disparus

La compagnie du chemin de fer du Nord a inauguré dimanche à midi, dans la salle des Pas-Perdus de la gare, la plaque commémorant les noms de ses agents de la région de Lens, morts pour la France. La fanfare ouvrière municipale et la compagnie des sapeurs-pompiers prêtèrent leur concours à cette cérémonie.
Dans l’assistance nombreuse, on remarquait : M. le sous-préfet de Béthune ; Basly, député-maire de Lens ; des représentants des compagnies minières de Lens, Liévin et Courrières ; des fonctionnaires civils et militaires ; de nombreux ingénieurs, employés et ouvriers de la compagnie du Nord et les familles des héros.
Une estrade avait été spécialement aménagée et décorée de trophées tricolores et c’est là, que gerbes et couronnes de fleurs vinrent s’amonceler, déposées par l’orphelinat des chemins de fer, la société fraternelle des chemins de fer, le comité des fêtes du Chemin de fer du Nord, l’association des mutilés et anciens combattants de Lens, les agents des chemins de fer des mines de Lens et Liévin, etc.
La fanfare municipale exécuta la Marseillaise, puis M. Robert, inspecteur principal, prononça le discours suivant :
Mesdames, Messieurs, mes chers amis,
Honorer les morts, telle fut au lendemain de la victoire, la pensée pieuse qui s’imposa à l’unanimité de nos cœurs meurtris, mais reconnaissants.
Malgré l’immense labeur qui se dressait devant elle pour la reconstitution de son réseau dévasté, la compagnie du chemin de fer du Nord décida aussitôt de perpétuer le souvenir de ses agents perdus, sombrés dans l’effroyable tourmente, en frappant leurs noms sur le bronze et, dans chacune de ses gares, elle a fait poser une plaque commémorative à la gloire de ceux de la région environnante.
C’est pour rendre hommage aux braves de la plaine de Lens que je vous ai conviés à venir aujourd’hui devant ce monument.
Je vous remercie bien vivement, messieurs, d’avoir répondu si nombreux à mon appel et d’avoir bien voulu apporter aux familles de nos malheureux camarades, ainsi qu’à leurs survivants, le réconfort de votre sincère sympathie.
Je remercie particulièrement Monsieur Basly, député-maire de Lens et son collègue M. Maës, M. le sous-préfet de Béthune, MM. Les administrateurs, directeurs et ingénieurs des charbonnages de Lens, Liévin et Courrières et toutes les notabilités qui m’entourent, car leur présence ici nous est un témoignage des plus précieux.
Mes remerciements vont aussi à la musique municipale et à son distingué chef, à la compagnie des sapeurs-pompiers et à son honoré capitaine pour les honneurs qu’ils viennent de rendre à nos héros ; à l’union des anciens combattants ; à l’Hommage Fleuri et à la société La Fraternelle qui ont bien voulu fleurir avec nous cette plaque.
Je savais d’ailleurs que mon appel serait unanimement entendu. Dans cette cité martyre, qui a tant lutté tant souffert, où la dévastation sauvage et organisée à tout réduit à néant, dans cette petite patrie de l’héroïsme, où je suis fier d’avoir autrefois vécu et noué d’indéfectibles relations d’amitié, je savais qu’en demandant de célébrer la mémoire de ceux que nous pleurons, tous répondrait présent.
Ainsi, je suis profondément touché de l’honneur qui m’échoit aujourd’hui d’avoir à vous rappeler les noms des valeureux cheminots immortalisés dans ce bronze.
Les uns subissant le joug de l’immonde envahisseur, ont vu les tortures morales s’ajouter à leurs souffrances physiques et ont fini malheureusement en captivité ou dans les hôpitaux maudissant le barbare et envoyant leur dernière pensée à ceux qui devaient sauver la patrie. C’est ainsi que nous avons perdu :

LABYR Clotaire, garde-frein à Lens, malade quelques mois avant la mobilisation, fut soigné par ses parents à Ficheux. Ne pouvant être évacué en raison de sa faiblesse, il fut installé dans une cave où sa mère lui prodigua ses soins jusqu’à ses derniers moments. Il mourut le 30 octobre 1914. Les Allemands donnèrent l’ordre au père de creuser la tombe de son fils dans un pré en face des fenêtres de la maison.

ROBILLARD Adolphe, conducteur à Lens. Resté en pays envahi, les difficultés de l’existence dans l’occupation lui ont fait perdre la raison. Interné à Lhommelet, il y est mort le 15 septembre 1916.

SEVIN Louis, conducteur à Lens. Décédé le 24 août 1917 en région envahie (suite de maladie)

WERY Louis, mécanicien à Lens, resté au pays envahi, tué par un éclat d’obus lors d’un bombardement de Lens, le 3 janvier 1916.

WITRANT Henri, conducteur principal à Lens, décédé le 1er décembre 1914 en région envahie.

HAYEZ Léon, conducteur à Lens, resté en pays envahi, son patriotisme ayant porté ombrage aux Allemands a été interné par eux quelques semaines après l’occupation ; est mort le 22 février 1915, à la suite des mauvais traitement qui lui ont été infligés.

BEDNARD Paul, garde-frein à Lens, décédé à l’hôpital de Lens, le 27 mars 1917 (suite de blessures par avion).

D’autres sont morts en combattant, de la mort brutale et glorieuse du soldat intrépide ou n’ont pu survivre à leurs blessures. Tels :

BORNAY Jules, médecin de la compagnie à Saint-Pol, décédé sur le front de l’Aisne en 1915. Le docteur Bornay, qui avait été envoyé au front sur sa demande, se trouvait au PC de son régiment situé dans une carrière au moment où celle-ci s’est éboulée sous l’effet d’un bombardement ou d’une mine.

POLLART Georges, expéditionnaire à Hénin-Liétard. Fils d’un chef de gare actuellement en retraite et dont beaucoup d’entre vous ont pu, avant la guerre, apprécier les qualités et l’amabilité. Beauf-frère de M. Kempff, chef de gare actuel d’Achiet. Enrôlé en août 1914 et versé dans l’artillerie, puis affecté sur sa demande à l’infanterie coloniale, il était prêt à s’embarquer pour les Dardanelles en août 1915 lorsqu’il fut envoyé en Champagne pour la fameuse attaque du 25 septembre, au cours de laquelle il fut tué ; il avait 21 ans.

TREHOUT Octave, peintre à Lens. Tombé devant Beauséjour, le 28 février 1915. A été l’objet de la citation suivante : « courageux soldat qui a fait vaillamment son devoir dès les premiers combats de la campagne. Tombé glorieusement pour la France le 28 février 1915 devant Beauséjour au cours d’une attaque. Croix de guerre avec étoile d‘argent ».

HOSDEY César, manœuvre à Lens. Soldat au 308e de ligne, décédé le 30 juillet 1916, à l’ambulance de Wiencourt, de blessures reçues à l’ennemi pendant la bataille de la Somme.

AUDRAN Marcel, manœuvre au dépôt de Saint-Pol. Agent de la classe 1920, engagé volontairement en 1918 au 8e régiment du génie. Décédé à l’hôpital d’Angoulême le 21 octobre 1918, des suites d’une maladie contractée à l’armée (congestion pulmonaire gauche grippale)

BAERT Augustin, ajusteur au dépôt de Lens, décédé le 19 janvier 1915 à l’hôpital de Châlons-sur-Marne, des suites de blessures reçues aux armées.

CASTELOOT Gilbert, homme d’équipe à Lens, rappelé sous les drapeaux à la mobilisation, tué à l’ennemi le 21 décembre 1914.

COUPE Wallerand, homme d’équipe à Lens, appelé sous les drapeaux à la mobilisation, tué à l’ennemi le 24 mai 1916 à Tahure (Marne).

DELCOURT Maurice, frappeur à Lens, blessé le 16 mai 1916 à Bessiguhe sur l’Yser, évacué à Crombee, décédé le 19 mai 1915 des suites de ses blessures.

DIVERCHY André, ajusteur à Lens, caporal au 94e régiment d’infanterie, tué à l’ennemi en 1916

DUCHESNE Henri, ajusteur à Lens, décédé le 12 juin 1915 à l’ambulance de Belleville, des suites de blessures reçues au bois Leprêtre (Meurthe-et-Moselle) ; il était soldat au 10e régiment du Génie.

DUFOUR Charles, frappeur à Lens, porté disparu le 5 mai 1915 à la suite de l’attaque du bois d’Ailly, dans la Meuse.

FRANCOIS Cyrille, expéditionnaire à Bully-Grenay. Sapeur au 9e génie, travaillant dans une mine, a été enseveli par l’explosion d’une contre-mine aux abords de Sainte-Ménéhould, le 27 mai 1915.

HARRE Emile, ajusteur à Lens, sergent au 84e de ligne, tué aux combats d’Arkangel, en décembre 1915, titulaire de la croix de guerre.

HOUVIN Gaston, ferreur à Lens, tombé le 25 septembre 1915 à Sapigneul, a été l’objet de la citation suivante : brave caporal, mort pour la France le 25 septembre 1915, à Sapigneul.

LANCELIN Charles, porteur d’avis à Beaumont-en-Artois, classe 1914, mobilisé au 9e génie, enseveli sous une mine à Ciry-Salsogne (Aisne) le 8 août 1918, médaillé militaire. Sa section avait été l’objet de la citation suivante :
« La 4e section du 9e génie, compagnie 6/1 chargée du nettoyage des tranchées le 5 mai 1917, a accompli sa mission à la satisfaction de tous. A su montrer ensuite qu’elle pouvait être, le cas échéant, la digne émule des sections d’infanterie en tenant la tranchée comme ces dernières. A repoussé toutes les violentes contre-attaques de l’ennemi sans perdre un pouce du terrain qui lui avait été confié »
Lancelin a été personnellement l’objet de la citation ci-après : « sapeur mineur au 9e génie, 6/1, bon sapeur, brave et dévoué. A été enseveli le 8 août 1918 sous les décombres par une mine à retardement ».

LEROY René, fils du chef de gare de Santes, maréchal des logis au 5e régiment d’artillerie de forteresse. Grièvement blessé dans les bois de Marvaux, le 29 août 1914 et fait prisonnier, a été transporté à l’hôpital de Spire où il est mort le 27 octobre 1914.

LEU Joseph, manœuvre à Lens, disparu le 11 janvier 1915 dans les tranchées de Beauséjour.

MALHERBE François, ajusteur à Lens, soldat au 127e régiment d’infanterie, tué le 23 août 1916 au bois Favier, près d’Hardecourt (Somme).

PODEVIN Emile, ajusteur à Lens, caporal au 33e régiment d’infanterie, tué lors d’une attaque à Verdun le 2 mars 1916.

SALOME Joseph, manœuvre à Lens, soldat au 110e régiment d’infanterie, tué le 16 février 1916 à Mesnil-en-Argonne.

D’autres esclaves de la consigne ont succombé en accomplissant leur mission de cheminot, simplement mais noblement, dans des postes souvent obscurs, ignorés, mais toujours difficiles.
Ainsi :
BECUWE Auguste, chauffeur à Lens, tué sur sa machine le 20 mai 1918 au dépôt de Romescamps par l’explosion d’une bombe lancée d’un avion ennemi.

DUBOIS Léopold, mécanicien de gare à Hénin-Liétard, le 15 octobre 1916 dans le dépôt d’Amiens, qui devait dégager la machine 4217, a eu la jambe emportée par une bombe lancée par un avion ennemi ; il est mort pendant son transfert à l’hôpital d’Amiens.

DELPLACE Eugène, mécanicien à Lens, tué le 10 octobre 1916 par un obus lors du bombardement du dépôt d’Amiens.

LAURENT Gustave, chauffeur à Lens, le 24 mars 1918, au dépôt de Longueau, a été tué par des éclats de bombe au cours d’un bombardement par avion.

LEDEE Louis, chauffeur à Lens, tué le 24 mars 1918 au cours d’un bombardement par avion de la gare de Longueau.

PAUL Charles, conducteur à Lens, tué le 29 mai 1918 par un obus aux abords de la gare de Lapugnoy.

VERWAERDE Abel, garde-frein à Lens, tué le 1er octobre 1917 en gare d’Hazebrouck par des éclats de bombes lancées par avion ennemi.

Ils appartenaient comme vous l’avez entendu à tous les grades, à toutes les fonctions, à tous les services. C’est pour ceux-là, hommes de devoir et de sacrifice, à qui nul effort n’a coûté, tant l’espérance les conduisait que le gouvernement de la République a fait paraître à l’Officiel l’inoubliable citation suivante :

« Le gouvernement port à la connaissance du pays la belle attitude du personnel des chemins de fer des réseaux du Nord et de l’Est et du réseau des Armées. Après avoir montré dès le début de la guerre la plus belle endurance et la plus grande énergie dans l’exercice d’un service particulièrement dur, a donné, au cours des opérations militaires récentes et souvent dans les circonstances les plus périlleuses des preuves nouvelles de son esprit de sacrifice et de son admirable dévouement au pays. »

Messieurs, le cheminot d’aujourd’hui peut être fier du cheminot d’hier, ce frère qui s’est sacrifié sans faiblir et qui restera un exemple immortel pour le cheminot de demain.
Puissent les familles éplorées, devant lesquelles je m’incline ici respectueusement, trouver en notre peine quelque consolation.
Et vous, nobles compagnons de travail et de combat, recevez ici le tribut de notre admiration et de notre reconnaissance. Dormez bien votre dernier sommeil. Votre sacrifice n’aura pas été vain. Il nous restera comme une leçon vivace et éternelle. Nos villes et nos villages, nouveaux phénix, renaîtront de leurs cendres, comme ce Lens magnifique où vous êtes glorifiés, le temps cicatrisera les blessures, effacera les ruines et les souvenirs des affreux carnages, mais nous conserverons et nous transmettrons l’amour de votre vie, l’exemple de votre mort, nous aurons pour devise : Souvenir et Travail.
Au nom du gouvernement de la République, M. Stirn, sous-préfet de Béthune, glorifia les héros en un discours éloquent qui fit une très vive impression.
Une marche funèbre exécutée par la fanfare municipale, clôtura la cérémonie.




Sources :
- Photographie du monument par Sébastien Kennitz. Voir son site Internet
http://www.memoiredelens.info





Si il vous plaît d'utiliser les informations de ce site pour un usage quelconque, merci de faire mention de vos sources