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MÉMOIRES DE PIERRE

LOOS-EN-GOHELLE

 
Loos-en-Gohelle est le nom officiel de la commune depuis le décret du 10 novembre 1937

            Commune titulaire de la croix de guerre 14-18 (25 septembre 1920)


Monument aux morts

Localisation : Place de la République. Une réflexion est en cours sur son prochain déplacement dans le cadre de la restructuration urbaine

Conflits commémorés :  1914-1918, 1939-1945, Théâtre d’Opération Extérieur, Afrique du Nord

Texte de l'épitaphe :

A nos morts
1914-1918
1939-1945
1946-1954
1954-1962


Marbrier : Joseph TAILLIEZ (marbrier à Sallaumines) exécuta le soubassement en pierre de Soignies pour la somme de 7.700 francs. La statue en bronze est l'oeuvre d'Henri POURQUET (Paris), elle coûta 21.000 francs.

 Monument aux morts de Loos-en-Gohelle        

Date d'inauguration : Dimanche 21 septembre 1924. L'inauguration avait été prévue dans un premier temps pour le 10 août 1924. Toutefois, en raison d'une grève des fondeurs de la région parisienne, la statue n'avait pas pu être livrée à temps.

Matériaux employés : Pierre de Soignies

Coût et financement : Financement par souscription et emprunt de 10.000F


Liste des noms inscrits au monument aux morts :
voir liste consolidée

ALLARD Victor
BAILLIET Jean-Baptiste
BRETEL Auguste
BRONGNIART Hygin
CARON Grégoire
CARON Léa
CARON Louis Charles
CARON Pierre-Augustin
CHOQUENET Georges
CICHY Louis
CLENENT Henri
COVEZ Laurence
COZETTE Louis
DELABY Paul
DELANNOY Gérard
DENEUX Gaston
Détail du monument de Loos-en-Gohelle
DEROCH Fidèle
DOBY Placide
DUBOIS Alexis
DUFOUR Charles
FREMEAUX Hortense
GAIGNEUR Jean-Baptiste
GRARD Louis
GRARD Lucien
GRAS Henri
GUILLEMANT R.
HALFORT Benoît
HOCQ Catherine
LANCIAUX Marcesu
LECOMTE Marius
LENFANT Auguste
LEROUX Madeleine
LEROY Bénoni
MARQUETTE Jean-Baptiste
MEURDESOIF Alexis
MICHEL François
MONPAYS Emilia
PETIT Télésphore
PHILIPPE Edouard
RINGOT Désiré
SAINTIVE Auguste
THERY Onésime (Fils)
VANHEUVERSWYN E.
WARIN Marie

1914-1918, Victimes militaires :

ACCART Constant
ANDRE Jean
ANSART Charles
ANSART Jules
ANSELME Constant
AUTEM Gaston
BAILLIET Honoré
BALEUX Lucien
BALY Auguste
BALY Jules
BEAUSSART Marcel
BERDAL Edmond
BERTHE Emile
BERTHE Romain
BIERLAIR Emile
BIGOT Julien
BLANQUART Alfred
BODELOT Edouard
BOUCHE Augustin
BOUILLIEZ Adolphe
BOUILLIEZ Constant
BOUILLIEZ François
BOUTHIAUX Albert
BRACHELET Gustave
BRACHELET Ferdinand
BRILLARD Armand
BROCHARD Léopold
BROUCKE Léopold
BYNAU Joseph
CANESSE Arthur
CARON Clément
CARON Eugène
CARON Eugène
CARON Eusèbe
CARON Hygin
CARON Jean-Baptiste
CHAVAUDRA Emile
CHIVOT Emile
CHRETIEN Adrien
COLARD Léon
COQUELLE Fernand
COSSE Gustave
COURTIN Gustave
COZE Hippolyte
COZE Louis
CRANDJEAN Louis
CRESPEL Gérard
CRESPEL Persévérant
CUVILLIER Louis
DAUMONT Arthur
DAUMONT Eugène
DAVIN Augustin
DEBEAUQUENNE Gérard
DEHON Julien
DELAFORGE Jean
DELEBARRE Jules
DELGERY Dominique
DELVINCOURT Georges
DEMARETZ Jean-Baptiste
DENUTTE Louis
DEPLANQUE Paul
DESARBRES Augustin
DETRES Fortuné
DIEUDONNE Arthur
DIEUDONNE Kléber
DIEUDONNE Marceau
DOBIGNIES Fernand
DORE Paul
DOUILLET Alphonse
DRANSART Emile
DU VERDIER DE GENOUILLAC
DUCOIN Louis
DUFOSSE Aristide
DUFOUR Marius
DUQUESNOY Victor
DURIEZ Léopold
DUTERTRE André
DUWEZ Georges
ERNEST Gaston
FAUCQUEUR Victor
FAUQUEMBERGUE Jean
FAUQUEMBERGUE Germain
FAUQUEMBERGUE Noël
FOUCART Alfred
FRANCOIS Henri
GAIGNEUR Benoît
GALAND Ernest
GARNIER Antonin
GAUTIER Paul
GOFFIN Eugène
GOSSE Jean-Baptiste
GOTEAU Martin
GOTTRAND Désiré
GOTTRAND Louis
GRANDJEAN Marius
GRARD mile
GRAS Mirabeau
GRIBOVAL Camille
GUEZENNEC François
GUFFROY Jules
GUILLEMANT Augustin
HALFORT Augustin
HALLUIN Edouard
HALLUIN François
HECQUET Maurice
HELLEBOID Louis
HELLFBUYCK Jean Emile
HENNERON Florimond
HERMANT Modeste
HOCHART Auguste
HOUDART Joseph
IGNOU Louis
JEANSON Fernand
JENARD Emile
LACQUEMENT Clément
LACQUEMENT Henri
LAFRANCE Eugène
LAMBIN Alfred
LANNOIS Jean-Baptiste
LAURENT Grégoire
LAURENT Jean
LAURENT Jules
LEBORGNE Alexandre
LECLERCQ Ovide
LECLERCQ Adolphe
LECLERCQ Cyrille
LECLERCQ Eugène
LECLERCQ Jean
LECLERCQ Jules
LECLERCQ Jules
LECLERCQ Marcel
LECOCQ Augustin
LECOCQ Lucien
LECOMTE Jules
LEFEBVRE Alfred
LEFEBVRE Séraphin
LEGRU François
LEJEUNE Victor
LEMAIRE Gustave
LEMAIRE Clémentin
LENNE Augustin
LENNE Fernand
LEROY Louis
LEVISSE Louis
LOGEZ Alexis
LOGEZ Anatole
LOGEZ Léon
LOGEZ Louis
LOHEZ Gorges
LOHEZ Léon
LOYEZ Louis
LUCAS Edouard
MACHUT Charles
MALBRANQUE Louis
MARLIERRE Augustin
MARQUETTE Alexandre
MARQUIGNY Fernand
MARTIN Joseph
MAUREY Auguste
MOISELET sidore
MONPAYS François
MOREAU Georges
MOREAU Georges
MOREAU Henri
MOREL Charles
MORELLE Pierre Joseph
MORELLE Victor
MOUTON Isidore
PAGET Louis
PARSY Thimothée
PETIT martin
PHILIPPE Julien
POTEZ Emile
POTEZ Félicien
POTEZ henri
POTIER Hippolyte
POUILLAUDE Jean
PRUVOST Vaast Louis
QUESNOY Joseph
RIBAUD Auguste
ROUBLIQUE Adolphe
ROUBLIQUE François
ROUBLIQUE Noël
ROUBLIQUE Paul
RUCKEBUSCH Gaston
SAUTOT Paul
SAVOYE François
SCHIFFMANN Arthur
SCHIFFMANN Prosper
SEMIS Jean
SERGEANT François
SOUROUX Emile
STRADY Henri
TELLIER Arthur
THIEVET Privat
THIMPONT Louis
THUMERELLE Jean-Baptiste
TOULOUSE Joseph
TOULOUSE Maximilien
TRUFFIER Henri
TUROUET Fernand
VANHEUVERSWYN Eugène
VANNOOREMBERGHE Gaston
VERBRUGGHE Eugène
VISEUX Charles
VUAILLAT Ernest
WAGNER Louis

1939-1945 :
1940 :
BATARD Didier
BERTINCHAMPS Jean
BRIESMALIN Alphonse
DETREZ Louis
LECLERCQ André
LEROY Ovide
MARTINACHE Emile
décédés en captivité :
BAILLET Joseph
BLONDEL Julien
DEVOS Emile
LOISON Léon
MAUBERT Arthur

décédés en déportation :
LANGHAM Gaston
TILLOY Marceau

WAROQUET Fernand

disparu :
BRONGNIART Martial

Combats 41-45 :
DECARPENTRIE André
DOBEL Louis
JEDZEZAK Michel
NOIRHOMME Paul

SZASTAK Wieslaw

civils fusillés :
BACQUET Alfred
CANON Edmond
CATTIAU Jean
DETEMERMANN
Raymond
HAPIOT Julien
LANCELIN Auguste
MAUREZ Auguste
VERMESCH Roger

T.O.E. et Afrique du Nord :

CARNET Gérard
DESCAMPS François (capitaine chef)
DELVALLET Gilbert (caporal, Indochine)
KOTFIS Joseph
NOWAK Boniface
STEWS Zygmund (ou SZEWS)
VANDORT Lucien
VASSEUR René
A.F.N. :
DAMAGEUX Pierre
MAJEK Jean

Voici comment le journal l’Avenir de Lens rapporte l’inauguration du monument aux morts de Loos-en-Gohelle dans son édition du 25 septembre 1924

La commune de Loos-en-Gohelle a dignement célébré dimanche dernier le sacrifice de ses enfants tombés au champ d’honneur ou victimes de la férocité ennemie durant l’occupation.
Loos inscrit au martyrologue de 1914-1918 : 208 soldats et 33 civils. Parmi ces derniers figurent 6 vieillards que les boches fusillèrent dès leur entrée dans la laborieuse cité.
Peu de communes ont un pourcentage aussi élevé de morts pour la Patrie, peu de communes ont connu la dévastation sauvage, systématique dont a souffert Loos.
Aussi comprend-on qu’en une journée comme celle de dimanche toute la population se soit unie en un même sentiment de reconnaissance envers les braves, de souvenirs des horreurs supportées en commun, d’espoir en une paix que rien ne viendra plus troubler. Samedi soir, toutes les sociétés locales furent présentes à la retraite aux flambeaux qui parcourut les rues, tous les habitants se rassemblèrent autour du monument élevé sur la place. Les arcs de triomphe entourant cette œuvre d’art furent illuminés et durant un quart d’heure la foule garda le plus complet silence tandis que du fond des cœur montait vers les héros la promesse de ne les oublier jamais.
*  *
*
Dimanche à 7 heures des salves d’artillerie, un réveil en musique annoncèrent aux habitants le grand jour d’inauguration du monument.
Les indigents ne furent pas oubliés, le bureau de bienfaisance leur distribua pain et viande.
A 10 heures fut célébrée une messe solennelle due à l’initiative de la société des anciens combattants.
A midi eut lieu la réception des autorités.
M. Landy, maire, entouré du conseil municipal souhaita la bienvenue à M. Maës, député, à MM. Le major Binnie qui prit part à la terrible action que couronna la prise de Loos, legros, président de la société des ingénieurs civils de France (section britannique) parrain de la commune, Neuville président de la société des mutilés de Lens, délégué par M. Fontenaille pour représenter la fédération départementale des anciens combattants.
Durant ce temps la population rivalisait d’entrain pour l’ornementation des rues. C’est par centaine que s’élevèrent de fausses portes surmontées d’inscription de bienvenue aux invités, d’hommage aux héros.
M. Couhé, député, qui devait présider l’inauguration du monument aux morts de Festubert tint à venir s’incliner devant celui de Loos-en-Gohelle et a saluer les autorités.
A 3 heures arrivèrent les sociétés ayant données leur adhésion. Les vins d’honneur leur furent offerts.
Le défilé eut lieu assez tardivement, il était 5 heures quand commença le parcours de l’itinéraire fixé. Nous avons remarqué : l’harmonie de la cité 11 de Lens, l’harmonie de la cité 12 de Lens ; les harmonies des cités 5 et 11 des mines de Béthune ; l’harmonie municipale de Bully ; l’harmonie d’Auchy-les-La-Bassée ; l’harmonie d’Angres-Liévin ; l’harmonie de Vermelles ; l’harmonie de Loos-en-Gohelle ; la fanfare ouvrière de Lens ; la fanfare municipale de Wingles ; la fanfare municipale de Meurchin ; la Sainte Cécile de la fosse 8 des mines de Lens à Vendin-le-Vieil ; la société des trompettes de la cité 11 de Lens ; la société des trompettes de Billy-Montigny ; la société des trompettes de Douvrin ; les clairons d’Hulluch ; la Clique ouvrière de Grenay ; la chorale la cécilia de Lens ; l’association sportive de Lens ; l’Etoile d’Or de Grenay ; l’Honneur et patrie de Béthune ; la Vermelloise de Vermelles ; les sapeurs-pompiers de Bully, Angres, Liévin, Hulluch, Vermelles, Loos-en-Gohelle ; les anciens combattants de Bully, Grenay, Hulluc, Gouy-Servins, Loos-en-Gohelle ; la carabiniers d’Hulluch ; la société de tir du numéro 11 de Lens ; les Pupilles de Jaurès ; la société de secours mutuels de Loos-en-Gohelle ; le parti socialiste de Loos-en-Gohelle ; la section syndicale de Loos-en-Gohelle.
*  *
*
Le cortège parcourut les rues du 14 Juillet, A. Manier, Jean-Baptiste Roussel, ancien abreuvoir, Kléber, Faidherbe, Masséna, Denfert Rochereau, Decrombecque, Pasteur, de Lens, cité des 52, rue des Ecoles, rue Condé, place de la République.
Les sociétés se groupèrent ensuite autour du monument.
Sur un socle de pierre sur lequel sont gravés les noms des morts se dresse une statue de la paix.
Les autorités prennent place sur une estrade, le drapeau tricolore découvrant le bronze tombe tandis que retentit la Marseillaise. C’est ensuite la série des discours.
M. Henri Hay, président du comité d’érection remercia les donateurs et fit remise du monument à la commune.
M. Landy, maire, exprima sa reconnaissance envers le comité à qui revient l’honneur de cette belle journée. Il remercia la population d’avoir su aussi dignement glorifier ses morts.
Il salua tous les invita puis en une belle envolée fit l’hommage des morts de Loos-en-Gohelle.
Tour à tour la major Binnie, colonel écossais, puis M. Legros rendent hommage aux vaillants français qui durant les hostilités combattirent fraternellement aux côtés des anglais. Ils affirment qu’entre l’Angleterre et la France l’amitié ne s’altérera jamais.
M. Neuville prit la parole. Nous sommes heureux de reproduire in extenso son discours :

« C’est un grand honneur pour moi que d’avoir à représenter ici la fédération départementale des mutilés et anciens combattants. Qu’il me soit permis d’excuser M. Fontenaille, président de notre chère fédération, retenu à Londres au congrès interallié des anciens combattants et le camarade Mac Corkel, vice-président de la fédération, empêché par des engagements antérieurs. Je remercie les membres du comité d’érection du monument de Loos, et particulièrement son président M. Hay, ainsi que mon ami Saint-Georges de la délicate attention qu’ils ont eu vis-à-vis de la fédération départementale en manifestant le désir qu’elle fut représentée à la manifestation d’aujourd’hui.
Je salue le colonel Binnie et M. Legros représentant ici nos alliés qui hier se battaient à nos côtés pour gagner la victoire et aujourd’hui à Genève sont encore avec nous pour conquérir la paix.
Je salue M. Maës, un de nos députés pour qui la défense des victimes de la guerre et la lutte pour la paix ne sont pas des vains mots.
Il ne me paraît point utile de retracer ce que furent les phases terribles de la guerre, tant pour les regrettés Poilus que nous glorifions en ce jour, que pour nos vaillantes populations des régions envahies. Chacun de nous a trop souffert de la guerre pour ne plus s’en souvenir. Chacun de nous aussi voudra travailler pour que pareilles hécatombes ne puisse plus recommencer.
1 500 milles français sont tombés pour la défense du droit et de la liberté. Ils ont fait le sacrifice de leur vie, c’est pour avoir la paix.
Que serions nous vis-à-vis de nos grands morts si nous laissions saboter cette paix pour laquelle tant de sang fut versé. C’es en sauvegardant cette paix, c’est en luttant contre la réalisation de nouvelles guerres, que nous accomplirons un des devoirs que nous avons à remplir vis-à-vis de ceux qui sont tombés pour l’humanité.
Comment lutter pour la paix si ce n’est par l’union et la concorde. Je ne puis donner exemple plus frappant que nos groupements d’anciens combattants et de victimes de la guerre. Notre fédération départementale en groupe près de 20 mille, l’union fédérale, 300 mille. Au sein de ces groupements se rencontrent ceux qui durant les longues années de guerre de tranchées connurent les mêmes misères, les mêmes périls et aussi les mêmes espérances. Aujourd’hui encore ils ont à souffrir les mêmes maux et conservent aussi les mêmes espoirs.
Comprenant mutuellement leurs souffrances et fidèles aux promesses tenues par chacun d’eux devant la mort, ils se firent les défenseurs de la destinée des êtres chers que nos grands morts nous laissèrent en garde, leurs veuves, leurs orphelins et les vieux parents.
De souffrir et de s’aimer, les membres de nos groupements ont acquis la volonté de lutter pour la vie, de lutter pour la paix.
Je m’en arrêterai là. Vous avez compris mes chers compatriotes que pour avoir la volonté de lutter et être fort, unissons nous et aimons nous, là sont les seuls moyens pour vaincre.
Et quand vous passerez devant ce monument, ou devant tout autre que vous rencontrerez dans chaque ville dans chaque commune de France, rappelez vous que 15 cent mille français sont morts, qu’ils nous ont laissés leurs veuves, leurs orphelins, leurs vieux parents à protéger, qu’ils ont fait le sacrifice de leur sang pour la défense du droit et de la liberté.
Pour la Justice et la Paix. »
 *  *
M. Saint Georges président des anciens combattants de Loos et président de l’amicale des entrepreneurs, exprime sa reconnaissance aux victimes de la guerre.
M. le député Maës rappela les tristes événements de1914-1918, glorifia les morts et émit le vœu que sous l’action de tous les gouvernements s’établisse enfin pour toujours la paix dans le monde.

Ces discours furent très attentivement écoutés et applaudis. La chorale la Cécilia de Lens, sous la direction de son éminent chef M. Jules Ballois, fit entendre la cantate Gloire à nos morts et la Marseillaise.
 
Les enfants des écoles accompagnés par l’harmonie municipale de Loos chantèrent un chœur.
*  *
La cérémonie était terminée.
Les sociétés de musique prirent place sur les différents kiosques et donnèrent des auditions.
A 9 heures la société l’Etoile d’Or de Grenay donna ne très jolie fête de gymnastique sous le commandement de M. Bertiaux.
Loos-en-Gohelle gardera le souvenir de cette magnifique journée.


Une autre vision de ce jour, celle du Réveil du Nord (édition du 23 septembre 1924) :
Hier, dimanche [21 septembre], la petite et gentille commune de Loos-en-Gohelle a glorifié la mémoire de ses enfants morts pour la France d’une façon des plus éclatantes. Les habitants avaient rivalisé de zèle pour parer les rues de drapeaux, de feuillage et de fleurs, leur donnant un aspect particulier, prouvant par là qu’ils n’ont pas perdu le souvenir des héros qui tombèrent pour la paix et la civilisation.
Le samedi eut lieu une grande retraite aux flambeaux avec le concours de toutes les sociétés de la commune, puis l’illumination du monument autour duquel toute la population observa quinze minutes de recueillement. Le dimanche, à sept heures du matin, la fête fut annoncée par des salves d’artillerie et le réveil en musique. A 9 heures, des secours furent distribués aux indigents par les soins du bureau de bienfaisance. Dès midi commencent à arriver les sociétés de musique (harmonies, fanfares et chorales), de pompiers, de gymnastique, d’anciens combattants, de tir et de secours mutuels. Les vins d’honneur leur sont offerts par la municipalité dans le préau des écoles.
A 3 heures, toutes les sociétés se rassemblent rue Condé. Elles sont une quarantaine, puis à 4 heures le défilé commence et traverse les principales rues de la commune : toutes sont applaudies au passage par une foule venue de toute les communes environnantes. A l’issue du défilé, elles viennent sur la place de la République et se groupent autour du monument qui va être inauguré. Sur la tribune officielle prennent place Maës, député du Pas-de-Calais ; Landy, maire et tous les conseillers municipaux ; MM. Henri Hay, président du comité d’organisation du monument ; le major Binnie, colonel écossais, qui participa à la reprise de Loos en 1915 ; Legros, président des ingénieurs civils, section britannique ; Feuillard, architecte ; Pourquet, sculpteur ; Tailliez, marbrier ; Saint-Georges, président des anciens combattants de Loos et Neuville, membre de la fédération départementale des mutilés et anciens combattants, etc.
Le monument, d’un brillant effet, représentant la paix, est érigé sur la place de la République ; sur le socle on a placé une plaque en bronze représentant une mine et l’effigie d’un soldat écossais. Il est entouré d’une superbe grille sur massif en briques, exécuté gracieusement par les entrepreneurs de Loos-en-Gohelle, et d’un gazon avec massif de fleurs fait par les Anglais.
Le garde à vous est sonné et le voile tricolore recouvrant le monument tombe, l’harmonie municipale de Loos exécute la Marseillaise et les discours commencent.
M. Henri Hay, président du comité d’érection, prend le premier la parole, il remercie les donateurs et fait la remise du monument à la municipalité.
Puis c’est M. Landy, le sympathique maire de Loos, qui félicite le comité de son heureuse initiative et de son dévouement. Il remercie toute la population d’avoir contribué à glorifier ses morts ; il salue profondément tous les invités qui ont répondu à son appel et en particulier son excellent camarade le dévoué Maës, le digne défenseur des malheureux ; il termine par un soutien ému aux glorieux morts.
MM. le major Bennie, colonel écossais, qui participa à la reprise de Loos, et Legros, des ingénieurs civils, le parrain de Loos, ont tenu, disent-ils, à venir rendre hommage aux enfants de la commune morts courageusement en défendant le sol de la patrie de cette grande France meurtrie.
M. Neuville, apporte le salut fraternel des camarades mutilés et anciens combattants du département qu’il représente, aux braves de Loos morts au champ d’honneur ; il félicité le député Maës, le vrai défenseur des victimes de la guerre.
M. Saint-Georges, président des anciens combattants de Loos et président de l’amicale des entrepreneurs apporte un témoignage de reconnaissance aux héros de la terrible hécatombe. 
Au milieu de l’attention générale, Maës prend la parole. Dans un discours où il met toute sa fougue d’orateur que tous connaissent, il fait l’historique de la guerre mondiale qui fit tant de victimes et sema tant de deuils. Avec une grande éloquence qui empoigne toute l’assistance, il glorifie les morts qui ne marchandèrent pas leur vie pour défendre le pays et surtout pour obtenir une paix éternelle. Il s’élève avec ardeur contre la guerre et déclare qu’il sera toujours aux côtés des hommes sincères qui luttent ardemment pour la paix universelle ; qu’il apportera toujours son concours au gouvernement actuel qui s’efforce d’obtenir cette paix entre les peuples. Le discours de Maës est chaleureusement applaudi, et notre député voit toutes les mains se tendre vers lui.
La série des discours est terminée ; la foule recueillie écoute alors dans un silence religieux la cantate Gloire à nos morts, et la marseillaise chantée par la chorale la Cécilia de Lens, sous l’énergique direction de M. Jules Ballois, puis après une superbe exécution par l’harmonie municipale de Loos, dirigée par M. Oudart, avec le concours des enfants des écoles, la fête prend fin ; les assistants se dispersent et les sociétés musicales se rendent à leurs emplacements respectifs où elles donnent de magnifiques concerts.
Le soir, à 9 heures, sur la Place de la République, la population assista à une splendide fête de gymnastique donnée par la société l’Etoile d’Or, de Grenay, qui dirigea avec tant de dévouement M. Bertiaux.



Les autres lieux de mémoire de la commune

      - Plaque en bronze sur le monument aux morts en hommage à l’armée Ecossaise qui a repris le village en 1915.

      - Square de la paix  

      - Monument à la résistance (monument aux communes de Grenay et Loos-en-Gohelle)

      - Stèle aux fusillés

      - Plaque à Marianna et Joseph Tysiak. "Dans cette maison, Marianna et Joseph Tysiak ont accueilli et caché au péril de leur vie deux enfants juifs de Lens pendant les années 1942-1944. La médaille des Justes leur a été attribuée le 22 février 2009 à titre posthume". La plaque a été dévoilée en février 2002. La reconnaissance au titre de Justes a été rendue possible grâce à Suzanne Zynkowski, Thomas Escarbelt, élèves de troisième au collège René Cassin de Loos en Gohelle, assistés de Sylviane Roszak, professeur d'histoire, Florence Chaumorcel, bibliothécaire, et leur amie Jacqueline Lucas qui ont travaillé sur les histoires liées à la Déportation et à la Résistance. Après avoir lu un article dans la revue Gauheria, l’équipe n’a eu de cesse que de retrouver Marianna Sloma, la fille des époux Tysiak, dix-neuf ans au moment des faits.

      - Plaques dans le cimetière anglais
   
      - Souterrains britanniques. Creusés durant la Grande Guerre, on y découvre 495 noms inscrits dans la craie. Possibilité de visites guidées (s'adresser en mairie de Loos-en-Gohelle).

      - Musée Alexandre Villedieu (1914-1918).

- Trois calvaires ont été érigés dans la commune en mémoire des victimes des guerre.


A toi Christ, fier témoin d'une rude bataille

Les anciens combattants de Loos reconnaissants
Tu les as préservés de l'atroce mitraille
Ptotège les encore et sauve leurs enfants

Erigé à la mémoire de nos
Glorieux morts de la guerre 1914-1918


Calvaire de Loos-en-Gohelle


      - Dud Corner Cemetery. (1 812 corps 1914-1918, dont 1 784 britanniques, 28 canadiens) (route de Béthune à Lens, lieu-dit les Coutures, superficie : 5202 m2). Célébrité enterrée : Capitaine Fergus Boweslyon, frère de la reine Elisabeth (« Queen Mum »), tombé le 27 septembre 1915 à 26 ans. Le nom de ce cimetière est dû au grand nombre d’engins explosifs non éclatés retrouvés dans le secteur après la guerre. La majorité des soldats qui reposent dans ce cimetière sont tombés durant la bataille de Loos (1915). Un mémorial rend hommage à 20 586 soldats disparus lors de la bataille de Loos, il a été inauguré en août 1930 par le général Mac Ready en présence de l'écrivain anglais Rudyard Kipling et des autorités militaires civiles et religieuses françaises et des représentants des anciens combattants des deux pays.

L'inauguration  du mémorial du Dud Corner, vu par le journal le Réveil du Nord du 5 août 1930 :

Malgré une violente tempête, la cérémonie de Loos-en-Gohelle a été des plus imposantes. Les autorités anglaises parmi lesquelles se trouvaient MM. Rudyard Kipling, représentant de l’Impérial War Graves Commission, qui a perdu l’un de ses fils à la bataille de Loos-en-Gohelle ; le général Sir Nevil Macreddy ; le général Sir Fabran ; le révérend Sir Georges Adam Smith furent reçues à la mairie de Loos-en-Gohelle par M. Caron, maire, entouré du conseil municipal, auquel s’étaient joints MM. Giacobi, sous-préfet de Béthune ; Elby, sénateur ; Larue, conseiller général ; Serroen, maire de Loison-sous-Lens ; Aubry, chef de l’état civil militaire du Pas-de-Calais ; le capitaine de gendarmerie Courtelin ; Crépin, commissaire spécial, etc. M. le colonel Herbillon, du 3e Génie d’Arras, représentait l’armée française.
M. Caron, maire, souhaita une cordiale et sympathique bienvenue aux autorités anglaises. « Votre présence au milieu de nous, dit-il en substance, prouve que vous conserves le souvenir de vos chers disparus qui reposent pour toujours en pays amis. Nous souhaitons ardemment que, soucieux de leurs véritables intérêts, dédaignant les mesquines jalousies et toutes les coupables ambitions, les peuples se tendent fraternellement les mains et travaillent ensemble à cette grande œuvre de civilisation : la paix universelle. C’est la leçon que nous dégageons de la cérémonie d’aujourd’hui. Votre présence est un gage de l’unité bienfaisante de nos deux pays avides de progrès et d’améliorations sociales. »
M. Kipling répondit en assurant que la France et l’Angleterre seront toujours les gardiennes des cimetières du front et il leva son verre au président de la République française.
Après cette courte réception les autorités anglaises et françaises montèrent en voiture pour se rendre au Dud Cemetery, route de Béthune, où a été érigé le mémorial à la mémoire des 20598 soldats britanniques tombés au cours des batailles de Loos-en-Gohelle dont les corps ne furent pas identifiés.
En haut de deux mâts flottaient les drapeaux britanniques et français. Une garde d’honneur des cadets britanniques, sous le commandement du major P. Pickford, rendaient les honneurs ainsi que les gendarmes de la brigade de Liévin. Assistaient à cette cérémonie des délégations des anciens combattants républicains de Loos-en-Gohelle, des anciens combattants mutilés de Vermelles et Noyelles, les anciens combattants de Vermelles, les élèves des garçons et des filles accompagnés de Melle Fournier, directrice et M. Dutertre, directeur, ainsi qu’une foule nombreuse. Après que la musique, la Concorde de Loos-en-Gohelle, eut exécuté le God Save the King, M. Kipling, dont le nom de son fils figure sur le mémorial se déclara trop ému pour prendre la parole et le général Macready d’inaugurer le monument. Ce dernier rendit hommage au 20598 soldats britanniques qui ont donné leur vie non seulement, dit-il, pour le roi, le pays et la liberté de l’Europe, mais aussi pour libérer ce beau pays de France de l’envahisseur. Le général termina par ces mots : « Au coucher du soleil et le matin, nous nous souviendrons d’eux.. »

       - Loos British Cemetery (route de Lens, lieux-dits Mont de Lens et Entre les deux Chemins de Lens, superficie : 1 ha 18 a 47 ca). Le village de Loos-en-Gohelle a donné son nom à la bataille qui se tint du 25 septembre au 8 octobre 1915, durant laquelle le village fut enlevé aux allemands par les 15e (Scottish) et 47e (London) divisions britanniques. Ce cimetière a été ouvert par les corps canadien en avril 1917. Après l'Armistice, le cimetière fut largement agrandi par le regroupement des tombes de petits cimetières environnants. 2 850 soldats y reposent aujourd'hui (dont 2 848 tombés en 1914-1918 (2 402 britanniques et 445 canadiens), et 2 en 1939-1945 (1 britannique et 1 néo-zélandais). La majorité des hommes enterrés ici sont tombés durant la bataille de Loos. 

      - Loos Communal Cemetery. Dans le cimetière communal, on trouve les tombes de 2 soldats britanniques.  

      - Saint-Patrick's Cemetery. (637 corps dont 570 britanniques et 53 français) (chemin de l'Eglise, lieu-dit l'Abbaye, superficie : 2995 m2). Ce cimetière a été ouvert durant la bataille de Loos par les troupes françaises et britanniques. Il est utilisé largement jusqu'en 1916 par la 16e division (Irish) britannique.

Rappel historique : Après la Grande Guerre (1914-1918), la commune est citée à l’ordre de l’armée (25 septembre 1920) : « Loos, décombres fumants, a été complètement détruite par les bombardements. Malgré ses deuils nombreux, elle a montré une attitude digne et courageuse dans les épreuves et sous la domination ennemie, donnant un bel exemple d’inébranlable confiance dans le succès final ».
La ville est libérée de l’occupation ennemie le 15 août 1917. Au total, 4 600 soldats alliés trouvèrent la mort sur le territoire de la commune, 6 civils furent fusillés, 14 déportés.
Au début de la seconde guerre mondiale, Loos est le cantonnement des 2e et 3e bataillons du 8e R.I. de la 5e DIM. En octobre 1939, c’est une unité britannique qui y prend position (RAOC)
 

Bibliographie :
- Loos-en-Gohelle à la recherche de son passé. Ouvrage écrit par un groupe de Loosois (1982)

Sources :
- Association Loos-en-Gohelle, sur les traces de la Grande Guerre
- Commonwealth War Graves Commission
- Remerciement à Serge Dyboff pour ses photographies des monuments de Loos-en-Gohelle
Pour les morts en Afrique du Nord : Louis Mortreux, les héros de l'oubli, 1952-1962, hommage aux militaires du département du Pas-de-Calais morts au champ d'honneur en Algérie-Tunisie-Maroc ; et Site Internet Mémoires des Hommes
- A propos de l'inauguration du mémorial britannique au Dud Corner, voir la Croix du Pas-de-Calais du 10 août 1930
- Arch. dép. du Pas-de-Calais, 1 W 23333-23334, 49531-49532






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Loos-en-Gohelle
Liste consolidée
Civils fusillés :
BACQUET Alfred
CANON Edmond (Né le 1er novembre 1918, exécuté le 3 mars 1944, à la citadelle d’Arras)
DETEMMERMAN Raymond (Né le 22 novembre 1921, exécuté le 30 novembre 1942, à la citadelle d’Arras)
CATTIAU Jean
HAPIOT Julien (Né le 30 septembre 1913, exécuté le 13 septembre 1943, à la citadelle d’Arras)
LANCELIN Auguste (Né le 7 novembre 1923, exécuté le 14 mai 1943, à la citadelle d’Arras)
MAUREZ Auguste
VERMEERSCH Roger (Né le 12 octobre 1923, exécuté le 14 mai 1943, à la citadelle d’Arras)

Décédés en déportation :
LANGHAM Gaston
TILLOY Marceau, est né le 1er août 1913 à Grenay, membre de la CGTU et des jeunesses communistes, il est arrêté le 4 juin 1941 pour son implication dans la grande grève des mineurs. Il meurt dans un des kommandos de Mauthausen le 13 février 1945. Il obtint le titre de lieutenant FFI à titre posthume. Son nom figure sur une plaque commémorative à Grenay. (A lire : Aimé-René Clément, Marceau Tilloy, délégué mineur et militant communiste, dans la revue Gauhéria, le passé de la Gohelle, n°62, décembre 2006, p. 53-58)

WAROQUET Fernand Victimes civiles
ALLARD Victor
BAILLIET Jean-Baptiste
BRETEL Auguste
BRONGNIART Hygin
CARON Grégoire
CARON Léa
CARON Louis Charles
CARON Pierre-Augustin
CHOQUENET Georges
CICHY Louis
CLENENT Henri
COVEZ Laurence
COZETTE Louis
DELABY Paul
DELANNOY Gérard-Emile-Jean-Baptiste, né le 01/05/1907 à Bully-les-Mines, domicilié à Loos-en-Gohelle, décédé le 21/05/1940 à Mazingarbe au cours d’un bombardement aérien sur les usines de la compagnie de Béthune où il était employé comme ouvrier
DENEUX Gaston
DEROCH Fidèle
DOBY Placide
DUBOIS Alexis
DUFOUR Charles
FREMEAUX Hortense
GAIGNEUR Jean-Baptiste
GRARD Louis
GRARD Lucien, né le 24/10/1908 à Loos-en-Gohelle, domicilié à Loos-en-Gohelle rue de Condé, décédé le 02/09/1943 à Bully-les-Mines au cours d’un bombardement aérien
GRAS Henri
GUILLEMANT R.
HALFORT Benoît
HOCQ Catherine
LANCIAUX Marcesu
LECOMTE Marius
LENFANT Auguste
LEROUX Madeleine
LEROY Bénoni
MARQUETTE Jean-Baptiste
MEURDESOIF Alexis
MICHEL François
MONPAYS Emilia
PETIT Télésphore
PHILIPPE Edouard
RINGOT Désiré
SAINTIVE Auguste
THERY Onésime (Fils)
VANHEUVERSWYN E.
WARIN Marie

Afrique du Nord :
MAJEK Jean-Baptiste, né le 5 février 1933, 2e classe au 16e bataillon de chasseurs à pied, mort pour la France le 25 novembre 1955 à Tizi-Ouzli (Maroc)
MOREL Gaston-Eugène, né le 5 novembre 1932 à Boulogne, brigadier au 1er régiment étranger de cavalerie, mort le 7 février 1964 à Sidi-Ahmed [pas vu sur mémoires des hommes]
DAMAGEUX Pierre-Adrien-Marie-Joseph, né le 22 septembre 1938, sergent au 151e RIM (appelé du contingent 58/2/B), mort pour la France le 3 avril 1960 à l’hôpital militaire Laveran de Constantine (Algérie), des suites de blessures reçues en opération
FYALKOWSKI Witold, né le 31 mars 1925, gendarme à la 11e légion de gendarmerie mobile, mort le 4 mai 1957 (Tunisie) [pas vu sur mémoires des hommes]
MARISSAL Roger-Ferdinand-Clément, né le 13 juillet 1935, sous-lieutenant au 2/24e régiment d’artillerie, mort pour la France le 27 juin 1959 à Mascara (Algérie)
GROS Claude, conducteur de train 2e compagnie du GCT 0510, mort accidentellement le 26/05/1963 à Saint-Charles près de Philippeville

Et aussi :
CARON Léa-Odette, née le 10/07/1922 à Loos-en-Gohelle, domiciliée à Loos-en-Gohelle, décédée le 11/08/1944 à Lens au cours d’un bombardement aérien
VERSAVEL Jules-Maurice, né le 28/12/1910 à Passchendael (Belgique), domicilié à Loos-en-Gohelle, décédé le 23/05/1940 à Lens au cours d’un bombardement aérien [il était de nationalité belge]