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MÉMOIRES DE PIERRE

MONCHY-LE-PREUX

            Commune titulaire de la Croix de Guerre 1914-1918 (23 septembre 1920)


Le village de Monchy-le-Preux a été arraché aux Allemands le 11 avril 1917 durant la première bataille de la Scarpe. Abandonné lors de la poussée Allemande de mars 1918, il a été délivré le 26 août par les Canadiens.
La Colline de l'Infanterie : A 5 h 30 le 14 avril 1917, les Britanniques ouvrirent leur barrage d'artillerie et deux bataillons amorcèrent leur avance. Au bout de quatre-vingt dix minutes, l'Essex s'était emparé de son secteur de la colline de l'infanterie. Mais pendant que les compagnies terre-neuviennes avançaient, elles furent balayées par le feu des mitrailleuses. Malgré de lourdes pertes, les terre-neuviens continuèrent leur avancée. Arrivés en haut de la colline, ils furent contre-attaqués sur trois côtés. Une poignée d'hommes poursuivit le combat jusqu'à ce qu'ils fussent tous tués ou capturés. A 10 heures, le lieutenant-colonel Forbes-Robertson apprit que pas un seul Terre-Neuviens n'était sorti indemne à l'est de Monchy et que 200 à 300 Allemands avançaient. Il regroupa rapidement les quelques hommes disponibles. Lorsqu'ils tirèrent sur les Allemands, ces derniers croyant affronter une force supérieure, se terrèrent en hâte. Pendant les quatre heures suivantes, ces dix hommes déterminés représentèrent, selon le British Official History "tout ce qu'il y avait entre les Allemands et Monchy, une des positions les plus vitales de tout le champ de bataille". Si Monchy fut sauvé grâce au courage de ces dix hommes, les pertes du Newfoundland Regiment furent toutefois très lourdes ce jour-là, 307 militaires y trouvèrent la mort et 153 furent capturés.(Sources : site des anciens combattants du Canada (www.vac-acc.gc.ca))


Monument aux morts

Monument aux morts de Monchy-le-Preux
Monument aux morts de Monchy-le-Preux détail

Liste des noms inscrits au monument aux morts :
RICQ Gustave (commandant)
LETIERCE Claude (capitaine)
RICQ Georges (lieutenant)
VOYEZ Paul (aspirant)
LEROUX Jules (caporal)
BROY François
CATILLION Emile
CATILLION Julien
CATILLION Jean-Baptiste
CUISINIER Léon
DEMOURY Albert
DELAPORTE Camille
DEGRINCOURT Emile
DELATTRE Louis
DUPORGE Henri
DUBOIS Paul
DEMOURY Rémy
DELISSE Clément
GORIN Désiré
HAVET Narcisse
LIBERAL Vital
LEFEBVRE René
MAZET Louis
OGER Lucien
PERU Aimable
REMY Arthur
THIEVET Paul
VIART Anatole
DELATTRE François (mort en déportation)

Morts au service :
BROY Victor
DUPORGE Guislain

Victimes civiles :
CATILLION Henri
LEMAIRE Alfred
LIBERAL Vital








Voici comment le journal le Courrier du Pas-de-Calais, rapporte l'inauguration du monument aux morts de Monchy dans son édition du mercredi 31 mai 1922

Le commune de Monchy-le-Preux a rendu, dimanche dernier, à ses morts, un émouvant hommage.
Le matin, à onze heures, un service solennel auquel assistait en corps le conseil municipal et la section de l’UNC [Union Nationale des Combattants] fut chanté dans l’église paroissiale. M. l’abbé Neudin, professeur à Saint-Jean, de Douai, mit en relief, dans une belle allocution, la grandeur du sacrifice des morts de la guerre, pour lesquels il faut prier ; le devoir pour tous de s’intéresser aux orphelins de la guerre, fils des héros.
La cérémonie du soir : remise du drapeau à la section de Monchy-le-Preux de l’UNC, l’inauguration du monument élevé à la mémoire des victimes de la guerre, favorisée par le beau temps, dans le cadre grandiose du village en ruines, fut merveilleuse.
Les sections d’Athies, Feuchy, Wancourt, Haucourt, Vis-en-Artois, Boiry-Notre-Dame, Hamblain-lès-Près, Guémappe, Pelves, Plouvain, de l’UNC avaient répondu à l’invitation des camarades de Monchy, et c’est un groupe compact de plus de 200 anciens combattants, qui, drapeau déployé, défilèrent à une allure martiale dans les ruines.
La concentration se fit à cinq heures, au pied du monument ; sur une tribune prirent place les autorités : M. Evrard, conseiller général du canton de Vitry ; P. Florent , maire de Monchy-le-Preux ; le capitaine Pinchon, du 3e génie, représentant le général commandant la place à Arras ; Marcel Salacroux, chevalier de la Légion d’honneur, du bureau de l’UNC d’Arras ; MM. Crony frères ; Dupuich, président de l’UNC de Monchy ; l’abbé Mouchelin, ancien aumônier militaire, curé de Roeux et de Monchy ; M. Marc Scaillierez, conseiller de l’arrondissement.
M. Evrard ouvre la série des discours : il célèbre les gloires du drapeau, qu’il est fier de confier aux anciens combattants de Monchy-le-Preux ; M. Dupuich remercie les camarades des sections voisines, qui, répondant à l’invitation de la section de Monchy, donnent la preuve que les anciens combattants restent dans la paix unis comme au front.
M. le maire de Monchy-le-Preux exprime la reconnaissance de la commune aux généreux donateurs du monument : M. Crouy, de Boulogne-sur-Mer. Il fait tomber ensuite le voilà tricolore qui recouvre le cénotaphe, sobre d’architecture mais fort artistique.
Ce fut avec émotion que l’on entendit l’appel des braves, quand la France, symbolisée, répondait à chaque nom : Mort au champ d’honneur. Ils sont 25, dont le commandant Ricq et le capitaine Letierce, enfants de Monchy-le-Preux, tombés pour la patrie. Avant de bénir le monument que surmonte une croix, M. l’abbé Mouchelin rappelle que cette pierre est une pierre sacrée, pieux hommage des survivants aux morts de la grande guerre, témoignage de leur héroïsme aux générations qui montent à la vie. Cette pierre est une table de la loi : chaque nom, gravé en lettre d’or, redira à tous la nécessité du sacrifice, du don complet de soi quand l’exige le sort de la patrie menacée. Cette pierre, enfin, est un autel, sur lequel chacun doit immoler son égoïsme, sacrifier ses préjugés pour maintenir étroite, entre tous les Français, l’union sacrée qui fut un des plus grand facteur de la victoire.
Après la cérémonie liturgique, M. Marcel Salacroux, dans un discours dont nous donnons ici le texte, après un éloge ému des morts, définit la tâche qui incombe aux anciens combattants.
Les sociétés défilèrent ensuite devant le monument, déposèrent des fleurs devant le bronze que la 37e division écossaise a élevé à Monchy à la mémoire de ses morts et M. Florent fils, dans un très beau langage, affirma que toujours, sur la terre de France, seront associés dans le même culte de reconnaissance tous les soldats qui, ensemble, vécurent les mêmes angoisses, partagèrent les mêmes souffrances, versèrent leur sans dans un même sacrifice.
La dislocation se fit devant le cimetière de Monchy-le-Preux, après un discours de M. Deléplanque, secrétaire de l’UNC et le chant du De Profundis.
*   *
*
Discours du M. Dupuis, président de l’UNC de Monchy :

Au nom des anciens combattants de Monchy, il est un devoir pour moi de remercier les sociétés d’avoir bien voulu répondre à notre appel pour la remise de notre drapeau. Je remercie aussi de tout cœur, les spectateurs qui sont venus par leur présence rehausser l’éclat de notre fête. Ce drapeau aux trois couleurs, emblème de la patrie, que va vous remettre un dévoué officier du génie, sera je l’espère, le respect de tous les combattants, puisque pour lui nous n’avons pas hésité à offrir notre vie sur le champ de bataille. Dès que l’ennemi eut franchi nos frontières, le drapeau nous accompagna dans les tranchées, dans les attaques ; il fut le premier à nous donner le courage pour résister à cet ennemi brutal pendant de longues années sous une avalanche de feu et de fer, et grâce à lui nous sortîmes victorieux de cette fiévreuse attente.
Chers camarades, il est un devoir pour nous de nous grouper sans distinction de partis, sous les plis de ce drapeau et si un jour cet ennemi vaincu menaçait de nouveau nos frontières, nous n’écouterions qu’une voix, celle du drapeau. Honneur et Patrie. Camarades, en ces jours de paix, rallions-nous sous la devise écrite en lettres d’or sur ce drapeau : Unis comme au front.
*   *
*
Discours de M. Salacroux, secrétaire général de l’UNC de Saint-Omer :
Mesdames, messieurs, chers camarades, Au nom de la section d’Arras de l’union nationale des combattants, j’ai l’insigne honneur de venir apporter aux soldats de Monchy-le-Preux, morts pour la patrie, le plus cordial et le souvenir le plus reconnaissant.
O vous qui reposez dans un linceul de gloire
Salut à vous, jeunes héros, héros sacrés.
Dont le nom est entré, d’un seul coup, dans l’histoire
Parce que votre mort fut grande, expiatoire,
Et que dans la terre des vaillants, maintenant vous vivez !
C’est ainsi qu’un délicat poète saluait nos chers camarades tombés sous la mitraille ou dans les bagnes ennemis. Héros ! oui ! car le devoir fut leur mot d’ordre ! malgré la fatigue, la faim, la soif, la boue, la vermine, rien ne put les détourner de leur idéal et c’est face aux boches qu’ils sont tombés, nos chers poilus !
Héros sacrés ! car leurs cendres sont des reliques que nous devons vénérer ; car enfin, qui a été la rançon de la victoire !
Regardez ce monument et lisez les noms de ces braves, partis gaiement, abandonnant femmes, enfants, parents, maison, village pour répondre à l’appel de la patrie en danger.
Ils sont partis sans murmurer et ils se sont dépenser sans compter au milieu de la fournaise infernale parmi les combats multiples auxquels ils ont prit part.
Dans la fièvre des batailles, on ne prenait garde toujours à ceux qui tombaient. Les hommes disparaissaient sous la terre bouleversée par les mines et les obus. La rafale passait semant la mort à pleine volée supprimant rageusement ces hommes d’élites.
Leur belle jeunesse pleine d’espoir et d’amour, leur sang bouillant d’ardeur, voilà ce qu’ils ont donné à la France et à nous tous : voilà le prix de notre délivrance.
Aussi, aujourd’hui, que leurs cendres sont revenues parmi vous, comment ne pas honorer les restes de ceux à qui nous devons notre liberté ! ce monument est un hommage mais aussi un reliquaire sacré où nous viendrons comme au pied d’un autel, prier pour la France et nous retremper à une source intarissable de patriotisme. Ce monument nous dira à tous : Souviens-toi ! et s’il est vrai que nous ne pouvons les oublier, nous qui les avons connus, aimés, et qui gardons leur mâle physionomie gravées en traits indélébiles, dans les profondeurs de notre cœur et de notre mémoire, il est vrai aussi qu’un jour nous irons les rejoindre en cette terre qui garde leurs cendres refroidies !
Ce monument transmettra donc à la postérité leurs noms glorieux et nos petits enfants en passant devant ce mausolée diront : voilà les braves de la Grande Guerre.
Ils nous appartient aujourd’hui à nous, anciens combattants, de nous grouper et de nous unir afin de perpétuer leur glorieux souvenir et de réaliser les buts pour lesquels ils se sont immolés, c’est-à-dire la grandeur morale, l’indépendance et la prospérité de la patrie.
A nous, épargnés par la mitraille, d’exécuter leur testament signé de leur sang et de prendre la défense de ceux qu’ils ont aimés et qui pleurent en silence.
Aussi, au sein de nos associations d’anciens combattants comme au sein de nos comités départementaux, dans le meilleur esprit, du reste, avec les représentants officiels du gouvernement, nous revendiquons pour les veuves, les orphelins, les ascendants de nos glorieux morts, les droits imprescriptibles qu’ils ont acquis.
Unis comme au front, voilà notre devise. Qu’elle soit le cri de ralliement pour grouper autour de ce monument de la concorde sacrée, toute la population de Monchy-le-Preux.
Face aux morts, oublions nos discordes et formons le serment de rester unis, de garder intact leur souvenir et de nous efforcer d’être digne d’eux !
O morts aimés, pour qui la paix continue,
O vous ne possédant pour funèbres linceuls
Que les replis glacés d’une terre inconnue
Mais vous aussi, dont la dépouille est revenue
Près du clocher natal, quand d’autres seront seuls
O vous tous qui dormez, enveloppés de gloire.
Salut à vous, jeunes héros, héros sacrés
Dont le nom d’un seul coup est entré dans l’histoire
Parce que votre mort demeure expiatoire
Et que dans la terre des vaillants maintenant vous vivez !
*   *
*
Discours de M. le maire :
Nous avons encore tous présent à la mémoire cette union unanime dont été animée tous les français pendant les cinq années de la Grande Guerre. Chacun a pu remarquer avec quelle sollicitude tous les soldats d’une même commune aimaient à correspondre ensemble, combien, après chaque attaque, ils attendaient des nouvelles les uns des autres, combien était grande leur joie lorsque la lettre tant désirée venait leur apporter la certitude que leurs camarades étaient sortis sains et saufs de la fournaise.
Malheureusement, quelquefois, et aussi malheureusement hélas ! trop souvent l’attente se prolongeait, puis on apprenait qu’un camarade était resté sur le champ de bataille. C’était alors la douleur au cœur de tous les compatriotes. Maintenant que la guerre est finie, que chacun est rentré à son foyer, cette magnifique union cimentée par la guerre reste intacte. Dès le retour au pays, ne croyons nous pas tous les anciens combattants animés du même esprit : conserver entre eux cette amitié qui fait que l’on aime à se retrouver ensemble. Mais il manque au rendez-vous un certain nombre d’entre eux qui ont versé leur sang pour leur pays. Ceux qui ont eu le bonheur de revenir chez eux n’oublient pas les absents qui leur sont, on peut le dire, encore plus cher parce qu’ils restent les plus désirés. N’en avons-nous pas une preuve en toute occasion et particulièrement lorsque rentrent au pays les restes de nos glorieux morts. Mais une preuve encore plus éclatante nous en est fournie aujourd’hui. Depuis leur rentrée à Monchy-le-Preux, les anciens combattants n’avaient qu’une pensée : conserver à jamais le souvenir des leurs tombés au champ d’honneur, graver leur nom sur un monument qui doit toujours rester pour perpétuer leur mémoire. Malheureusement, il fallait attendre car ils ne pouvaient avoir immédiatement les ressources nécessaires pour réaliser leur projet. Spontanément, un de nos concitoyens connaissant ce grand désir qu’il partageait d’autant plus qu’un des siens était tombé au champ d’honneur, s’appliquait lui aussi à le réaliser et dernièrement il nous annonçait que MM. Crouy à qui il avait parlé de ce projet offraient gracieusement aux anciens combattants de Monchy-le-Preux, le superbe monument que nous inaugurons aujourd’hui.
Au nom de toute la commune, au nom des anciens combattants, au nom particulièrement de toutes les familles qui ont le nom d’un des leurs gravés sur le monument, je viens leur en exprimer tous nos remerciements.
Que tous ceux qui ont prêté leur concours gracieux et désintéressé pour l’érection de ce monument soient aussi remerciés. Familles qui avaient eu la douleur de perdre l’un des vôtres, à juste titre vous êtes fières de voir ici son nom gravé en lettres d’or. camarades qui vous aussi vous êtes associés à la douleur des parents, soyez assurés que le sacrifice n’a pas été inutile. Il fallait rejeter l’envahisseur, il fallait que la France victorieuse fasse triompher le droit et la liberté.
Vous tous qui êtes ici, vous l’avez compris, votre démarche le prouve. Merci à tous qui êtes venus rendre un suprême hommage à nos morts glorieux, à ceux qui ont versé leur sang pour conserver votre liberté.
*   *
*
Discours de M. Desplanques
En 1915, mourait victime de la guerre, Louis Delattre, notre éminent chef de musique un de nos grands camarades, modèle de solidarité, ami sincère ; peu de temps après l’armistice, ses cendres furent transportées dans le caveau de famille ; beaucoup parmi nous étant encore dans leur lieu de refuge, et notre association n’étant pas formée, nous n’avons pu lui rendre les honneurs que nous rendons à chacun de nos camarades. Aussi, je viens aujourd’hui remettre sur sa tombe cette couronne, gage d’amitié et de reconnaissance que nous offrons à nos braves.
Je ne pourrais laisser terminer cette cérémonie qui, à jamais, restera inoubliable à Monchy-le-Preux, cérémonie qui nous permet de montrer la reconnaissance que nous avons pour ces braves qui ont trouvé la mort sur le champ de bataille.
Oui, chers camarades, au nom des combattants de Monchy, au nom des combattants ici présents, à vous tous qui dormez en paix dans vos tombeaux, à celui que nous attendons sous peu, à vous chers disparus qui, ensevelie sous la terre que vous avez rougie de votre sang, à vous victimes innocentes, j’adresse le plus fraternelle salut. Que ce monument que nous inaugurons aujourd’hui excite [ont imagine que l’auteur voulait dire « incite »] les jeunes générations présentes et futures à prouver la reconnaissance qu’ils vous doivent.
Oui, chers camarades, dormez en paix, et si un jour l’ennemi vient à la frontière, si un jour retentit de nouveau le cri de : Debout les morts, nous savons que vous ne pourrez vous lever mais soyez convaincus que le souvenir de votre bravoure, vos noms qui resteront immortels nous guideront de nouveau à la victoire.
Frères d’armes, que vos pères et mères, que vos veuves, que vos orphelins soient fiers de voir vos noms inscrits en lettres d’or sur ce monument qui sera, dès aujourd’hui, le respect de tous.
Messieurs, découvrez-vous
Mesdames, prosternez-vous
Et rendons hommage à ceux qui furent des braves et qui, aujourd’hui, n’existent que par leur gloire et par leur souvenir.
*   *
*
Discours de M. Paul Plouvent fils
Si notre devoir était aujourd’hui de rendre hommage aux enfants de Monchy-le-Preux tombés au champ d’honneur, nous ne devons pas oublier non plus ceux qui sont venus vaillamment se ranger à nos côtés. Nombreux sont ceux aussi de nos alliés qui ont versé leur sang pour la même cause que nous ; la défense du droit et de la liberté. Ce monument élevé à leur mémoire nous rappellera toujours leur bravoure et leur ténacité. En passant, nous nous découvrons avec respect devant ces régiments d’élite, nous saluons la mémoire de ces innombrables héros tombés, soit en reprenant à l’ennemi notre village, soit en résistant aux incessants assauts qu’ils eurent à y subir pendant tout le temps qu’ils l’ont occupé.
De même nous leur fûmes unis dans le combat, nous voulons maintenant que la mémoire de leurs morts soit associée à celle des nôtres. Reposez en paix sur le sol ami, vous dont les parents n’ont pas eu la consolation de vous retrouver au foyer familial au jour de la victoire, et soyez assurés que nous ne vous oublierons jamais.




Les autres lieux de mémoire de la commune

        - Le caribou, monument des Terre-Neuviens. Le caribou se dresse sur les ruines d'une fortification allemande, tourné vers la colline de l'infanterie où, le 14 avril 1917, une poignée de valeureux Terre-Neuviens repoussèrent les contre-attaques massives de l'ennemi. 

        - Monument de la 37e division britannique

        - Monchy British Cemetery (chemin d'Arras, lieu-dit le Pichetien, à l'ouest du village, superficie : 2586 m2). Ce cimetière a été ouvert après la bataille du 11 avril 1917, dès la prise du village, puis a continué d'être utilisé comme cimetière de première ligne jusqu'au moment de l'avance allemande de mars 1918. 554 soldats y reposent, dont 531 britanniques et 23 canadiens. Trois soldats y ont été inhumés le 15 avril 1998, dont deux identifiés, tous du 13eRoyal Fusilliers. Cimetière conçu par Sir Edwin Lutyens

         - Windmill British Cemetery (route d'Arras à Cambrai, lieu-dit Sous le Moulin de Laby, superficie : 1100 m2). 403 soldats, dont 336 britanniques et 65 canadiens, tombés en 1914-1918 y reposent. Ce cimetière a été ouvert en mai 1917 par la 29e division britannique. Elle y enterra ses morts après la seconde bataille de la Scarpe (23 avril 1917). Utilisé jusqu'en mars 1918, puis de nouveau d'août à octobre, 403 soldats y reposent aujourd'hui dont 336 britanniques et 65 canadiens. Cimetière conçu par Sir Edwin Lutyens.

         - Orange Trench Cemetery (chemin de Fampoux, lieu-dit Derrière le Quesnoy, au nord du village, superficie : 559 m2) . Ce cimetière qui tire son nom d'une tranchée de laquelle débouchèrent les troupes anglaises en avril 1917 et les troupes canadiennes en août 1918. Il a été ouvert après la bataille des 9-11 avril 1917 menée par les 12e, 15e et 37e divisions. La moitié des 118 sépultures n'ont pas été identifiées. Cimetière conçu par W.H. Cowlishaw.

         - Un square de la commune porte le nom de 19 mars 1962, en souvenir de la fin de la guerre d'Algérie.



Sources :
- Mairie de Monchy-le-Preux

- Commonwealth war graves commission
- Site internet Mémoires des Hommes (fichier des morts pour la France)






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Monchy-le-Preux
Liste consolidée :
RICQ Gustave (commandant) (Gustave-Constant-Epiphane. Né le 14/05/1867 à Vert-le-Petit (Seine-et-Oise). Chef de bataillon au 54e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 08/09/1914 à Hérize-la-Petite (Meuse), tué à l’ennemi)

LETIERCE Claude (capitaine) (Claude-Modeste-Alphonse. Né le 16/12/1875 à Monchy-le-Preux. Capitaine au 3e Génie. Mort pour la France le 25/12/1917 à Compiègen (Oise), maladie)

RICQ Georges (lieutenant)

VOYEZ Paul (aspirant) (Paul-Jean-Baptiste. Né le 15/04/1883 à Monchy-le-Preux. Sergent au 18e bataillon de chasseurs à pied. Mort pour la France le 06/10/1914 (Meuse), tué à l’ennemi)

LEROUX Jules (caporal) (Jules-François-Joseph. Né le 03/04/1884 à Monchy-le-Preux. Caporal au 233e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 09/09/1914 à Corfélix (Marne), tué à l’ennemi)

BROY François (François-Charles-Joseph. Né le 06/03/1895 à Monchy-le-Preux. Soldat de 2ème classe au 151e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 01/07/1915 au bois de la Gruerie (Marne), tué à l’ennemi)

CATILLION Emile

CATILLION Julien (Julien-François-Henri. Né le 28/08/1889 à Monchy-le-Preux. Soldat de 2ème classe au 127e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 24/08/1914 à Mariembourg (Belgique), tué à l’ennemi) [transcription de l’acte à Vis en Artois le 09/08/1921)

CATILLION Jean-Baptiste (Né le 29/05/1882 à Monchy-le-Preux. Soldat de 2ème classe au 100e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 29/09/1915 à Ecurie (Pas-de-Calais), tué à l’ennemi)

CUISINIER Léon (Léon-Jean-Baptiste. Né le 13/12/1886 à Monchy-le-Preux. Soldat de 2ème classe au 9e bataillon de chasseurs à pied. Mort pour la France le 25/10/1916 à Fresnes-en-Santerre (Somme), tué à l’ennemi)

DEMOURY Albert (Albert-Hyacynthe. Né le 30/04/1886 à Monchy-le-Preux. Soldat de 2ème classe au 46e régiment d’artillerie. Mort pour la France le 18/04/1915 (Meuse), tué à l’ennemi)

DELAPORTE Camille
DEGRINCOURT Emile
DELATTRE Louis

DUPORGE Henri (Henri-Joseph. Né le 05/04/1883 à Monchy-le-Preux. Soldat de 2ème classe au 33e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 02/03/1916 à Douaumont (Meuse), tué à l’ennemi)

DUBOIS Paul (Paul-Désiré. Né le 28/11/1885 à Monchy-le-Preux. Soldat de 2ème classe au 272e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 31/10/1914 au bois de la Gruerie (Marne), tué à l’ennemi)

DEMOURY Rémy (Rémi-Louis-Joseph. Né le 26/02/1895 à Monchy-le-Preux. Soldat de 2ème classe au 87e régiment d’infanterie venu du 84e . Mort pour la France le 05/10/1918 (Ardennes), tué à l’ennemi)

DELISSE Clément (Né le 23/11/1883 ? à Monchy-le-Preux. Soldat de 2ème classe au 33e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 06/03/1915 à Mesnil-les-Hurlus (Marne), tué à l’ennemi)

GORIN Désiré (Désiré-Henri-Joseph. Né le 05/11/1887 à Monchy-le-Preux. Soldat de 2ème classe au 233e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 30/08/1914 à Cailleuse (Aisne), tué à l’ennemi)

HAVET Narcisse
LIBERAL Vital
LEFEBVRE René (René-Julien-Paul-Joseph. Né le 15/06/1896 à Monchy-le-Preux. Soldat de 2ème classe au 9e bataillon de chasseurs à pied. Mort pour la France le 06/05/1917 à Berry-au-Bac côte 108 (Aisne), tué à l’ennemi)

MAZET Louis

OGER Lucien (Lucien-Edmond-Emile. Né le 16/09/1896 à Monchy-le-Preux. Soldat de 2ème classe au 72e régiment d’infanterie 6e compagnie. Mort pour la France le 10/10/1916 à Bouchavesnes (Somme), tué à l’ennemi)

PERU Aimable
REMY Arthur
THIEVET Paul

VIART Anatole (Né le 24/07/1891 à Pelves. Sapeur au 10e génie compagnie 26/5. Mort pour la France le 22/11/1916 à Bouchavesnes (Somme), tué à l’ennemi)

DELATTRE François (mort en déportation)

Morts au service :
BROY Victor
DUPORGE Guislain

Victimes civiles :
CATILLION Henri
LEMAIRE Alfred
LIBERAL Vital