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MÉMOIRES DE PIERRE

NOYELLES-SOUS-LENS

           Commune titulaire de la Croix de Guerre 1914-1918 (23 septembre 1920)



Monuments aux morts
Un monument aux morts de 1870, 1914-1918 près de l'église et un aux morts des conflits postérieurs dans le cimetière



Localisation :
Près de l'église


Conflits commémorés :  1870, 1914-1918


Date d'inauguration : Dimanche 22 août 1926, reconstruit en partie après 1945


Marbrier : A. Perrache (Noyelles-sous-Lens) (le monument originel était l'oeuvre de Soubricas)


Architecte : Duquesnoy (Courrières)




Texte de l'épitaphe :

1914-1918
63 Noyellois sont tombés au champ d'honneur
Pour la défense du droit et de la civilisation

Noyelles
à ses enfants morts pour la France


Monument inauguré le 22 août 1926
sous la présidence d'honneur de M. Stirn, sous-préfet de Béthune
et de M. Auguste Gallet, maire, président du comité



Monument aux morts de Noyelles-sous-Lens

Liste des noms inscrits au monument aux morts :
Guerre 1870
DACHEVILLE A.n
 
Guerre 1914-1918, victimes militaires
ANCART Espérance
ANTONIAZZI Théophile
BASSET Clovis
BEAUCOURT Désiré
BEAUCOURT Henri
BERTINCHAMP Gaston
BILLET Georges
BRICHE Florent
CALLONNE Henri
CERF Bernard
CERF Olivier
CLIN François
COCHEZ Henri
COILLE Achille
COQUEAU Henri
DARGENCOURT Nicolas
DEBAY Jules
DELVALLEZ Télésphore
DENEUVILLE Léon
DEVIN Léon
DRIQUE Fernand
DRUON Joseph
DUCLERMORTIER Désiré
DUFOUR Emile
DUHAMEL Louis
DURIEZ Jules
FREDEVEAUX Fd
GENTY Georges
GILLES Paul
GUILBAUT François
GUILLET Arthur
GUISGAND Henri
HACHE Emile
HUMEZ François
JACQUART Aristide
LAMPS Charles
LECLERCQ Pierre
LEGAY Augustin
LEGAY Fidèle
LENGLEMETZ Fernand
LENGLOS Henri
LEPERCQ Florent
LIBAN Paul
LOUCHIE Isidore
MAILLART Aristide
MERIENNE Jean-Baptiste

POLLART François
POLLART Gustave
POLLART Henri
POLLART Théophile
RAINGUEZ Hippolyte
REQUIN Noël
ROGER Alexandre
ROGER Edouard
SAUVAGE Auguste
SAUVAGE François
SCHIETECATTE Gaston
STASSART Maurice
TISON Jacques
WAUTERS Maurice
WATRELOT François
WATRELOT Guislain
WATRELOT Hubert
WATRELOT Léon
WATREMETZ Paul
SCHIETECATTE J.
PRUVOST M.
BOUCHAD L.
SEVIN Florent

Guerre 1914-1918, victimes civiles
DELAHAYE Berthe
DEMAILLY Jeanne
HURET Adeline
LEGAY Eugène

LEONARD Félix
SEVIN Pierre



Localisation : Dans le cimetière

Conflits commémorés : 1939-1945, Indochine, Afrique du Nord


Texte de l'épitaphe :
NOYELLES à ses Martyrs, à ses Héros, 1939-1945
Vous qui passez
Honorez leurs mémoires, souvenez vous de leurs noms
Tous ont droit à votre reconnaissance
Ils sont morts au Champ d’Honneur pour la France et la Liberté

Noyelles-sous-Lens

Liste des noms :
1939-1945, Soldats tués à l'ennemi :
BRUNELOT Pierre
DESMEDT Robert
CAYET Edmond
GRABOWSKI Paul
GRZESIAK Jean
HUBERT Marceau
JACOMART Alexandre
KOZLOWSKI Edouard
KOS Antoine
LAMBRIQUET Paul
LEWANDOWSKI Jean-Pierre
LEMAITRE Pierre
LEROY Marius
MACKOWIAK Thadée
MASSELOT Raymond
RUDNICKI Alphonse
ROZEWICZ Léon
TEICHERT Albert
TISON Lucien
WANTIEZ Marcel
WASILEWSKI Edmond
WOJTKOWIAK Ceslas
WACHEUX Henri
Résistance :
CLIN Maurice
DACHEVILLE Emile
GUFFROY Jean
KANIA Branislaws
LEFEVRE Emile
MARTINOWSKI François
ZIARKOWSKI Radislas

FFI :
DACHEVILLE Emile
GUFFROY Jean
TAVERGNE Arthur

Morts pour la France :
BRISSEZ Achille
DESREUMAUX Roland

Déportation : 
LEBACQ Clément
LESIRE Emile
MARTINOWSKI Rodolphe
LESIRE Guislain
PIEKOWIAK Joseph
SWIT Félix
SZYMANSKI Venceslas
WAWER André
WOJCIEKOWSKI Jean
CLIN François
CLIN Ernest
COCHEZ Joseph
COCHEZ Honoré
DELANCHE Rémy
GILLOT Louis
HERKT Michel
ILSKI Zygmunt
KUMM Lucien

Déportés, internés décédés depuis leur retour des camps :
TAVERNE Joseph
LANNOY Marceau
POTYRALA Jean

Indochine :
CAUCHETEUX Abel

Afrique du Nord :
SEVIN Daniel
BIERNAT Richard
HABERKA François
IMBERT Arthur
CERF Joseph
MISCEVIC Nicolas

Voici comment le journal  l'Avenir de Lens  du jeudi 26 août 1926 relate l'inauguration du monument aux morts :

Dimanche, la commune de Noyelles-sous-Lens, inaugurait le monument élevé à la mémoire de ses 63 enfants tombés sur les divers champs de bataille au cours de la guerre.
La cérémonie était placée sous la présidence de M. Stirn, sous-préfet de Béthune, assisté du représentant du général commandant le 1er corps d'armée et d'un délégué des anciens combattants, et sous les auspices de la fédération des sociétés musicales du Nord et du Pas-de-Calais.
Le monument est l'œuvre de M. Soubricas, sculpteur. Il est situé à gauche de l'église, et pour lui faire pendant, sous peu, un second monument sera élevé sur le tertre où 104 victimes de la catastrophe de Courrières reposent.
Samedi soir, veille de l'inauguration, une retraite aux flambeaux était organisée par la société musicale, les anciens combattants et la subdivision des sapeurs-pompiers de Noyelles.
Dimanche, dès l'aube, tous les habitants se mirent en devoir de décorer et pavoiser leurs maisons, tandis que des équipes de volontaires dressaient des arcs de triomphe.
A 12 h 30, M. Stirn, sous-préfet de Béthune, et M. Basly, député-maire de Lens, étaient reçus en face de la mairie par M. Gallet, maire de la commune, entouré du conseil municipal en entier. La fanfare L'Avenir Musical exécuta l'hymne national et aussitôt après M. Gallet, le digne successeur de son père qui pendant 36 ans administra la commune de Noyelles, remercia les personnages officiels. Un dîner intime réunit ensuite une soixantaine de convives chez le premier magistrat de la commune.
A partir de 14 heures, et après avoir pris les vins d'honneur, les sociétés prenant part à la fête se rendirent aux endroits qui leur étaient désignés.
Puis le cortège se forma. Les 39 sociétés qui le composaient défilèrent dans un ordre parfait. Après avoir parcouru les principales rues de la commune, les sociétés vinrent se ranger au pied du monument qu'un voile tricolore recouvrait, pendant que les personnalités suivantes prenaient place sur le kiosque érigé en face du monument : MM. Stirn, Basly, le commandant du Génie Pouilliez, représentant le général commandant le premier corps d'armée, Godefroy, vice-président de la fédération musicale du Nord et du Pas-de-Calais, Marc Coquel, vice-président de la fédération départementale des anciens combattants et des mutilés, Cressen-Duplessis, représentant le Souvenir français, Soubricas Copin, maire de Beaumont, Bellé, maire d'Ecourt-Saint-Quentin, Morgants, maire de Forêt-l'Abbaye, Jacquet, président des anciens combattants de Noyelles, Jules Lesire, président des mutilés, le docteur Delecourt, président des médaillés militaires, etc.
M. Henri Rainguet, président du comité d'érection du monument, qui le premier prend la parole, retrace brièvement la vie du poilu pendant la guerre, et remet le monument à M. Gallet.
Celui-ci, très touché, remercie le président du comité d'érection.
M. Lesire fait appel des 63 enfants de Noyelles morts pour la France. Puis les enfants des écoles chantent l'hymne aux morts de Victor Hugo, et sous la direction de M. Godefroy, on entend l'exécution de Noyelles Renaissant, morceau écouté dans le plus profond silence.
A ce moment, un avion de l'union aéronautique de Douai, piloté par M. Delezenne, vient survoler le monument. Des discours sont ensuite prononcés par MM. Mérielle, secrétaire des mutilés de Noyelles, Basly, député-maire de Lens, et Stirn, sous-préfet.
Tous les orateurs saluèrent la mémoire de ceux qui ont fait généreusement le sacrifice de leur vie pour la défense de leur pays.
Le soir, à 22 heures, pour clore cette belle journée, un feu d'artifice fut tiré sur la place.

Un autre point de vue, celui du journal le Réveil du Nord qui rapporte l’inauguration du monument aux morts de Noyelles-sous-Lens dans son édition du lundi 23 août 1926 :

Dimanche, Noyelles-sous-Lens avait revêtu sa parure des grands jours de fêtes. Noyelles, petites communes de 2000 âmes environ, aux portes de la grande cité martyre de Lens qui fut, elle aussi pendant la grande tourmente de 1914-1918, envahie par les Allemands, célébrait solennellement la mémoire de ses 63 héros tombés au champ d’honneur pour la défense du droit et de la civilisation. Sous l’impulsion du dévoué maire de Noyelles, le sympathique Auguste Gallet, digne successeur de son père, qui fut premier magistrat de la commune durant 36 ans, un comité fut constitué en 1924 pour l’érection du monument. Toutes les classes de la société coopérèrent à mener à bien cette œuvre du souvenir de nos braves soldats.
M. Duquesnoy, architecte à Courrières, fut chargé de l’exécution du projet, et à MM. Soubricas, statuaire à Lille, et Perrache, marbrier à Noyelles, revinrent l’honneur de le réaliser. L’œuvre est très bien, et ne recueillit dimanche que les compliments les plus flatteurs de la foule venues de toutes les communes et bourgades environnant Noyelles. Le monument représente une colonne de pierre au sommet de laquelle se détache le casque du poilu et la croix de guerre. Sur la face principale est sculptée une double palme glorifiant la bravoure de ceux qui firent le sacrifice de leur vie pour défendre leur pays envahi ; sur les autres faces sont inscrits en lettres d’or les noms des héros de Noyelles tombés pour la France. sur les piliers également en pierre, formant le pourtour du monument, sont rappelés les grands combats de nos armées : Verdun, Artois, Marne, Somme, Yser, Champagne.
Samedi soir eut lieu au milieu de l’animation générale de la population, une retraite aux flambeaux organisée par la fanfare l’Avenir musical, les anciens combattants et mutilés et la subdivision des sapeurs-pompiers de Noyelles ; puis la veillée des morts par les anciens combattants.
*   *
Dimanche, à 5 heures du matin, les habitants étaient réveillés par des salves d’artillerie, et le réveil en campagne sonné par une clique importante. Aussitôt, tout le monde se mit au travail pour la décoration des maisons et la construction des fausses portes sur lesquelles nous lisons : « Hommage aux morts de la grande guerre », « Aux vainqueurs du droit », « Gloire à ceux qui sont tombés en héros », etc…
A midi et demie, à la mairie, MM. Gallet, maire ; Cerf, adjoint ; le conseil municipal, les sociétés d’anciens combattants et mutilés, recevaient les autorités officielles parmi lesquelles nous remarquons MM. Stirn, sous-préfet de Béthune ; le vénéré M. Basly, député-maire de Lens, qui fut l’objet d’’une manifestation de sympathie de la part des travailleurs présents ; le chef de bataillon du 3e Génie, M. Bouilliez, représentant M. le général commandant le 1er corps d’armée ; Mac Corkelle, vice-président de la fédération départementale des anciens combattants du Pas-de-Calais ; Gaudefroid, vice-président de la fédération des musiques du Nord et du Pas-de-Calais ; Courtelin, capitaine de gendarmerie ; Ceugnart, commissaire spécial à Lens ; Delzenne, président ; Cordonnier, Richard, Warlouzé, Devin, de l’union aéronautique de Douai ; Crosson, du Plessy, représentant le Souvenir Français ; Caupin, maire de Beaumont-en-Artois ; Belle, maire d’Ecourt-Saint-Quentin ; le docteur Delecourt, président des médaillés militaires ; Morgan, maire de Forêt l’Abbaye ; nombreux maires des environs, etc…
M. Gallet souhaite la bienvenue à tous au nom de la commune, et M. Basly remercia. Puis eut lieu un déjeuner intime chez M. Gallet, maire. Une soixantaine de convives y assistaient sous la présidence de Mme Gallet, mère, ayant à ses côtés MM. Stirn, sous-préfet de Béthune et Basly, député-maire de Lens. Inutile de dire que le menu fut des mieux servis. Au champagne M. Hay, conseiller municipal, prit la parole et dans un discours des plus humoristiques salua les personnalités présentes et remercia Mme Gallet et son digne fils, le maire tant aimé de toute la population noyelloise.
M. Gallet renouvela ses remerciements à tous les invités d’avoir bien voulu honorer la fête de leur présence et termina en disant qu’il ne faisait, ce jour, que continuer la vieille tradition de son regretté et vénéré père. Basly rappela les liens d’amitié qui l’unissaient au regretté M. Gallet père, qui fut toujours un vieux républicain d’avant-garde, qui sut toujours envers et contre tous lutter de toutes ses forces contre les forces de réaction qui dominaient le pays ; il félicita chaudement son fils, l’actuel maire de Noyelles, qui courageusement a suivi les traces de son père en conquérant l’estime de la population ouvrière, et but à la prospérité de la commune de Noyelles, où, dit-il, il ne compte que des amis, à la santé de Mme Gallet, mère, et à celle de M. Stirn, sous-préfet de Béthune. Pendant ce temps, la fanfare l’Avenir musical, sous la direction de son chef M. Tison, donnait concert sur la Place.
Dès deux heures commençaient à arriver les sociétés devant prendre part à la fête, toutes furent reçues à la mairie où les vins d’honneur leur furent offerts.
A 3 heures, elles furent rassemblées chemin de Frémicourt, chemin de Courtaine et rue de la Fontaine ; il y en avait une quarantaine ; elles ont été passées en revue par le maire, le sous-préfet, Basly et le commandant Bouilliez, suivis du conseil municipal et de toutes les autres autorités ; puis elles défilèrent à travers les rues de la commune et vinrent ensuite prendre place autour du monument. Les autorités montèrent sur une estrade magnifiquement décorée aux couleurs nationales. Le silence se fit, le moment fut solennel ; le voile tricolore qui le recouvrait tomba et le monument apparut.
A ce moment, M. Delezenne, président de l’union aéronautique de Douai survola en avion le monument et laissa tomber une gerbe de fleurs, saluant lui aussi les héros tombés au champ d’honneur. De nombreuses gerbes de fleurs furent également déposées par les parents et sociétés. Nous remarquions principalement celle offerte par Mme Jouinot-Gambetta, en souvenir de son père.
*   *
Puis commença la série des discours.
M. Joseph Rainguez, vice-président du comité, remit à la municipalité le monument élevé à l’aide de la souscription publique.
M. Gallet, maire, le reçut en remerciant chaleureusement tous ceux qui contribuèrent à son érection et les habitants de toutes les classes, de leur générosité envers leurs concitoyens morts pour la défense du sol natal.
Puis, Jules Lesire, président des mutilés, fit l’appel des 63 morts, après chaque nom, une fillette répondit avec une certaine émotion : mort pour la France.

Des discours du plus pur patriotisme furent ensuite prononcés par MM. Merienne, secrétaire des mutilés ; Jacquart, président des anciens combattants et le président de l’amitié Franco-Belge de Noyelles. Basly, député-maire de Lens, s’avança ensuite au milieu de l’attention générale et prononça le discours ci-après :
Devant ce monument que la commune de Noyelles a érigé en souvenir de ses enfants morts pour la France, je tiens à saluer la mémoire de ceux qui ont fait si généreusement pour la défense de leur pays, le sacrifice de leur existence. La guerre les a surpris au milieu de leur labeur. Ouvriers, cultivateurs, commerçants, ils vivaient en paix, attachés par tant de liens à cette terre natale, lorsqu’éclata comme un bruit de tonnerre : la France envahie ! La patrie en danger ! Sans hésiter, répondant d’un seul élan à l’appel du devoir, quittant l’outil, la charrue, la maison où ils laissaient le meilleur d’eux-mêmes, ils coururent à la frontière, faisant de leurs poitrines une muraille devant l’envahisseur.  Durant de longs mois, de longues années, ils ont tenu dans la boue des tranchées, sous la mitraille, toujours prêts au sacrifice suprême. Et quand la mort aveugle vint les frapper, à leur poste de combat, ils tombèrent sans une plainte, n’ayant aux lèvres comme dans le cœur qu’un seul mot : Pour la France !
Ce seul mot, mesdames, messieurs, ne résumait pas seulement pour le héros dont nous glorifions aujourd’hui les noms, celui du pays assailli et dont ils défendaient l’intégrité. Il représentait surtout tout un idéal, l’idéal de justice, de liberté, de paix, pour lequel ont combattu, pour lequel sont morts des centaines de milliers des nôtres. On ne le dira jamais assez haut. A travers les souffrances sans nom qu’ils supportaient ; nos soldats de 1914 n’avaient pour les guider, aucun but de gloire ou de conquête. Comme leurs aïeux de 93, ils avaient pour guide la Liberté et la Droit des peuples. Et s’ils menaient jusqu’au bout l’effroyable lutte qu’on leur avait imposée, qu’ils n’avaient pas voulue et qu’ils maudissaient, c’est parce qu’ils avaient la volonté indomptable de terrasser une fois pour toute l’hydre monstrueuse de la guerre.
C’est pour assurer dans le monde, avec le triomphe de la liberté, le règne de la paix, qu’ils sont morts. Saluons bien bas leur mémoire et méditons ce sublime enseignement. Devant la pierre qui symbolise leur sacrifice, rappelons-nous que nous avons envers eux un devoir : celui de continuer leur œuvre, celui de travailler de tout notre effort, de toute notre volonté à instaurer la paix universelle. La tâche est rude, il est encore de par le monde trop de puissances de mal prêtes à déchaîner l’épouvantable fléau. Ce n’est pas trop de toute notre énergie pour vaincre ces puissances. Et c’est à cette tâche que je vous convie. Aux impérialismes qui grondent et qui menacent, opposons la barrière de notre volonté de paix universelle et déclarons la guerre à la guerre. Ainsi nous accomplirons aussi notre devoir, ainsi nous remplirons le vœu de ceux qui sont morts et dont nous commémorons aujourd’hui l’impérissable souvenir.
*   *
C’est à M. Stirn, le sympathique sous-préfet de Béthune, vénéré de toutes les populations de son arrondissement, que revient l’honneur de clore la série des discours. Dans une improvisation des mieux senties, il rappelle les sacrifices des enfants de France pour sauvegarder l’intégrité du sol natal ; les souffrances endurées par les populations envahies ; il salue bien bas la mémoire des 63 braves de Noyelles morts au champ d’honneur et fait un appel à l’union de tous les français pour aider à la prospérité de la France et de la République. Après des chants par les enfants des écoles, nous assistons à une exécution vraiment magistrale de Noyelles renaissant, marche spécialement composée par M. Gandefroy, de Courrières, vice-président de la fédération des musiques du Nord et du Pas-de-Calais, sous la direction de l’auteur, qui a droit aux félicitations de tous en particulier des musiciens.
MM. Stirn et Basly remettent alors des médailles de la mutualité à MM. François Duclairmortier, président, et Philippe Finet, secrétaire de la société de secours mutuels la Concorde.
*   *
Les sociétés musicales se rendent alors aux emplacements qui leur sont désignés où ont lieu de magnifiques concerts. Notons qu’avant l’inauguration du monument, une hélice d’honneur fut remise à M. Gallet, maire de Noyelles, par l’union aéronautique de Douai, dont il est un des membres bienfaiteurs et en souvenir de son frères d’armes pendant la guerre, M. le capitaine Delzenne.
Disons aussi qu’à côté du monument aux morts de la guerre, sera prochainement reconstruit le monument à la mémoire des 104 victimes de Noyelles, mortes au cours de la catastrophe des mines de Courrières.



Les autres lieux de mémoire de la commune

      - Mausolée à la mémoire des 18 déportés de la commune

      - Plaque aux victimes des guerres 1870-1871, 1914-1918 (Hôtel de ville)

Extrait du journal Le Réveil du Nord du 14 novembre 1932, qui rapporte l'inauguration de la plaque de l'hôtel de ville :

Noyelles-sous-Lens - L’inauguration d’une plaque commémorative aux morts de la guerre

A l’occasion du 14e anniversaire de l’Armistice, l’amicale des anciens combattants, mutilés, ascendants, veuves et orphelins de guerre, d’accord avec la municipalité de Noyelles-sous-Lens avait organisé hier dimanche une grande manifestation du souvenir.

La coquette et accueillante localité avait revêtu sa parure de fête, des fausses portes se trouvaient érigées dans les principales rues et les drapeaux flottaient aux fenêtres. A midi sonnant, M. Auguste Gallet, maire, entouré de M. Cerf et Duclermortier, adjoints et des conseillers municipaux, reçurent à l’hôtel de ville leurs invités, parmi lesquels se trouvaient MM. Patou, président de l’union fédérale des anciens combattants ; Pruvost, vice-président de la fédération départementale ; Duchesne, trésorier et Soufflet, secrétaire adjoint ; Serroen, maire de Loison-sous-lens, ; Furaudet, commissaire de police à Sallaumines ; Barbaut, secrétaire général de la mairie de Noyelles-sous-Lens ; Logez, secrétaire général de la mairie de Loison ; Ringuet, lieutenant des sapeurs-pompiers, etc.
Sur le terre-plein de la mairie se trouvaient rassemblées toutes les sociétés locales, ainsi que des délégations des sections d’anciens combattants des communes voisines, avec leur drapeau.
Une charmante fillette, au nom des anciens combattants de Noyelles, vint dire un compliment de bienvenue à M. Patou et lui offrit une gerbe de fleur. Très touché de cet hommage, M. Patou, remercia la jeunesse noyelloise de leur bonne intention.
M. Gallet, au nom de la population, adressa son salut fraternel à M. Patou et toute sa reconnaissance envers le président de l’union fédérale d’avoir accepté de présider cette fête.
La cérémonie officielle
Les personnalités entrèrent dans le hall de l’hôtel de ville. M. Ringuet, lieutenant des sapeurs-pompiers enleva le drap tricolore recouvrant la plaque commémorative apposée sur le mur à la mémoires de anciens combattants de 1870, de 1914-1918 morts pour la patrie et des victimes de la guerre, et M. Patou procéda à son inauguration.
M. Patou remit ensuite la médaille militaire à M. Georges Cerf. Une réception suivit dans la salle des fêtes.





Sources :
- Mairie de Noyelles-sous-Lens
- Photographie du monument aux morts du cimetière et transcription des noms par Thadée Szalamacha (décembre 2008, correction de la version précédente)
- Amical remerciement à serge Dyboff pour la photographie du monument aux morts
- Le Réveil du Nord
- Pour les morts en Afrique du Nord : Louis Mortreux, les héros de l'oubli, 1952-1962, hommage aux militaires du département du Pas-de-Calais morts au champ d'honneur en Algérie-Tunisie-Maroc
- Site Internet Mémoire des Hommes (fichier des morts pour la France)
- Arch. départ. du Pas-de-Calais, 1 W 49530-49532, 49541-49542, 49545, 49549






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Noyelles-sous-Lens
Liste consolidée :
1914-1918, victimes civiles :
DELAHAYE Berthe
DEMAILLY Jeanne
HURET Adeline
LEGAY Eugène
LEONARD Félix
SEVIN Pierre

Victime du devoir : 
DUCLERMORTIER Marcel

1914-1918, Victimes militaires
SEVIN Florent
STASSART Maurice (Né le 21/01/1892 à Méricourt. Canonnier servant au 15e régiment d’artillerie 3e batterie. Mort pour la France le 16/08/1916 à Méricourt (Somme), tué à l’ennemi)

TISON Jacques (Jacques-Albert. Né le 06/09/1895 à Noyelles-sous-Lens. Sergent au 155e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 26/08/1917 devant Beaumont (Meuse), tué à l’ennemi)

WAUTERS Maurice (Maurice-Jean-Baptiste. Né le 25/10/1889 à Marquette (Nord). Caporal au 84e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 16/09/1915 (Allemagne), décédé en captivité)

WATRELOT François (Né le 21/03/1894 à Noyelles-sous-Lens. Sapeur au 3e génie. Mort pour la France le 30/06/1915 aux Eparges (Meuse), tué à l’ennemi)

WATRELOT Guislain (Guislain-Joseph. Né le 07/10/1891 à Noyelles-sous-Lens. Soldat de 2ème classe au 41e régiment d’artillerie 8e batterie. Mort pour la France le 18/09/1914 aux combats de Roucy, tué à l’ennemi)

WATRELOT Hubert (Né le 01/09/1890 à Noyelles-sous-Lens. Soldat de 2ème classe au 4e zouaves de marche. Mort pour la France le 25/04/1917 à Hurtebise (Aisne), tué à l’ennemi)

WATRELOT Léon (Né le 16/01/1890 à Noyelles-sous-Lens. Caporal au 56e bataillon de chasseur à pied. Mort pour la France le 21/02/1916 (Meuse), tué à l’ennemi)

WATREMETZ Paul (Paul-Benoît. Né le 05/12/1893 à Neuf-Mesnil (Nord). Soldat de 2ème classe au 33e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 16/02/1915 à Mesnil-les-Hurlus (Marne), tué à l’ennemi)

GUILBAUT François (Né le 24/08/1894 à Noyelles-sous-Lens. Soldat de 2ème classe au 9e zouaves de marche. Mort pour la France le 27/02/1916 à Douaumont (Meuse), tué à l’ennemi)

GUILLET Arthur (Arthur-Joseph. Né le 29/07/1874 à ? (Nord). Soldat de 2ème classe au 228e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 29/05/1915 à Habarcq ambulance 10/14 (Pas-de-Calais), blessures)

GUISGAND Henri (Né le 24/04/1888 à Méricourt. Soldat de 1ère classe au 272e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 27/02/1915 à Saint-Jean-sur-Tourbe (Marne), blessures en service)

HACHE Emile (Emile-Joseph. Né le 01/10/1893 à Fouquières-les-Lens. Soldat de 2ème classe au 84e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 1er mars 1915 à Beauséjour (Marne), tué à l’ennemi)

HUMEZ François (Né le 10/10/1896 à Noyelles-sous-Lens. Soldat de 2ème classe au 324e régiment d’infanterie 19e compagnie. Mort pour la France le 24/04/1917 (Meuse), tué à l’ennemi)

JACQUART Aristide (Aristide-Jean-Baptiste. Né le à Noyelles-sous-Lens. Soldat de 1ère classe au 135e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 08/12/1915 à Loos (Pas-de-calais), tué à l’ennemi)

LAMPS Charles (Est-ce Charles-Isidore. Né le 05/12/1888 à Eperlecques. Soldat de 2ème classe au 110e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 17/09/1914 au bois de la Mine, disparu)

LECLERCQ Pierre (Pierre-Joseph. Né le 05/12/1891 à Noyelles-sous-Lens. Soldat de 1ère classe au 4e régiment de cuirassiers. Mort pour la France le 09/09/1914 (Oise), tué à l’ennemi)

LEGAY Augustin (Né le 17/11/1889 à Noyelles-sous-Lens. Caporal au 4e zouaves de marche. Mort pour la France le 30/03/1918 à Orvillers (Oise), tué à l’ennemi)

LEGAY Fidèle

LENGLEMETZ Fernand (Né le 26/06/1894 à Harnes. Soldat de 2ème classe au 72e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 06/04/1915 à l’ambulance 8 du 1er corps (Meuse), blessures)

LENGLOS Henri (Henri-Joseph. Né le 08/08/1889 à Noyelles-sous-Lens. Soldat de 2ème classe au 15e régiment de chasseurs. Mort pour la France le 29/09/1915 à l’ouest de Souain (Marne), tué à l’ennemi)

LEPERCQ Florent

LIBAN Paul (Né le 20/05/1885 à Hérin (Nord). Soldat de 2ème classe au 327e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 04/09/1916 à Lihons (Somme), blessures)

LOUCHIE Isidore (Est-ce Isidore-Polydore-Joseph. Né le 02/04/1890 à ? (Nord). Soldat de 2ème classe au 110e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 17/09/1914 à Pontavert (Aisne), disparu)

MAILLART Aristide (Est-ce Aristide-François. Né le 24/03/1881 à Fresnes (Nord). Sergent au 33e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 17/02/1915 à l’ambulance 2 à Saint-Jean-sur-Tourbe (Marne), blessures)

MERIENNE Jean-Baptiste (Jean-Baptiste-Amédée. Né le 03/03/1893 à Noyelles-sous-Lens. Caporal au 1er régiment d’infanterie. Mort pour la France le 31/01/1915 à Beauséjour (Marne), tué à l’ennemi)

POLLART François (Né le 01/02/1891 à Noyelles-sous-Lens. Soldat de 2ème classe à la 1ère section d’infirmiers militaires. Mort pour la France le 26/09/1916 à Etinchem (Somme), blessures)

POLLART Gustave (Né le 20/06/1893 à Noyelles-sous-Lens. Soldat de 2ème classe au 8e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 15/08/1914 à Dinant (Belgique), tué à l’ennemi)

POLLART Henri (Henri-Philippe. Né le 15/11/1897 à Noyelles-sous-Lens. 2e canonnier conducteur au 236e régiment d’artillerie. Mort pour la France le 23/12/1917 (Marne), blessures) [transcription de l’acte à Lapugnoy le 17/06/1918]

POLLART Théophile (Né le 01/12/1896 à Noyelles-sous-Lens. Soldat de 2ème classe au 43e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 22/04/1917 à l’hôpital d’évacuation de Prouilly (Marne), blessures)

PRUVOST M.
RAINGUEZ Hippolyte

REQUIN Noël (Noël-Louis-Léon-Joseph. Né le 23/12/1898 à Sailly-sur-la-Lys. Apprenti marin sur l’Amiral Kersant. Mort pour la France le 14/09/1917 lors de la perte de son bâtiment, tué à l’ennemi)

ROGER Alexandre
ROGER Edouard
SAUVAGE Auguste
SAUVAGE François

SCHIETECATTE Gaston (Gaston-François. Né le 09/05/1891 à Lille (Nord). Soldat de 2ème classe au 43e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 19/09/1914 à Berry-au-Bac (Aisne), tué à l’ennemi)

SCHIETECATTE J.

ANCART Espérance

ANTONIAZZI Théophile (Théophile-Jean-Marius. Né le ? à Provins. Soldat de 2ème classe au 327e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 06/09/1916, tué à l’ennemi)

BASSET Clovis
BEAUCOURT Désiré (Désiré-Joseph. Né le 12/09/1894 à Noyelles-sous-Lens. Soldat de 2ème classe au 174e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 26/04/1916 à l’ambulance 3/12 à Verdun (Meuse), blessures)

BEAUCOURT Henri (Henri-Joseph. Né le 12/05/1873 à Noyelles-sous-Lens. Soldat de 2ème classe au 4e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 14/06/1915 à Notre-Dame de Lorette (Pas-de-Calais), tué à l’ennemi)
 
BERTINCOURT Gaston

BILLET Georges (Né le 11/01/1895 à Noyelles-sous-Lens. Soldat de 2ème classe au 11e bataillon de chasseurs. Mort pour la France le 29/07/1915 (Alsace), tué à l’ennemi)

BRICHE Florent (Est-ce Florent. Né le 03/02/1880 à Denain (Nord). Soldat de 2ème classe au ? bataillon de chasseurs. Mort pour la France le 06/10/1915 à Souain (Marne), tué à l’ennemi)[transcription de l’acte à Douai le 31/12/1920]

CALLONNE Henri (CALONNE Henri-Victor-Joseph. Né le 09/06/1893. Soldat de 2ème classe au régiment d’infanterie. Mort pour la France le 17/09/1914 à Bétheny (Marne), tué à l’ennemi)

CERF Bernard (Né le 27/03/1896 à Noyelles-sous-Lens. Soldat de 2ème classe au 18e régiment d’infanterie 9e compagnie 05/05/1917 à Craonne (Aisne). Mort pour la France le, tué à l’ennemi)

CLIN François (Né le 03/08/1895 à Noyelles-sous-Lens. Soldat de 2ème classe au 87e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 27/09/1918 devant Tahure (Marne), tué à l’ennemi)

COCHEZ Henri

COILLE Achille (Né le 10/04/1885 à Billy-Montigny. Caporal au 273e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 22/08/1914 à Dinant (Belgique), tué à l’ennemi)

COQUEAU Henri (COQUEAU Emile. Né le 12/12/1890 à Noyelles-sous-Lens. Soldat de 2ème classe au 72e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 12/10/1914 à Sainte-Ménehould (Marne), blessures)

DARGENCOURT Nicolas (Nicolas-Joseph-François. Né le 28/10/1893 à Noyelles-sous-Lens. Soldat de 2ème classe au 73e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 05/05/1915 au bois d’Ailly (Meuse), tué à l’ennemi)

DEBAY Jules (Né le 21/10/1892 à Noyelles-sous-Lens. Soldat de 2ème classe au 169e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 16/01/1915 à l’hôpital militaire de Toul Meurthe-et-Moselle), maladie)

DELVALLEZ Télésphore (DELVALLET Télésphore. Né le 15/08/1893 à Béthune. Soldat de 2ème classe au 33e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 06/04/1915 au bois la Dame (Meuse), tué à l’ennemi)

DENEUVILLE Léon (Léon-Augustin-Joseph. Né le 18/06/1890 à Sailly-Labourse. Soldat de 2ème classe au 273e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 07/10/1915 à Sommepy (Somme), tué à l’ennemi)

DEVIN Léon (Léon-Edouard-Eugène. Né le 08/10/1881 à Calais. Soldat de 2ème classe au 8e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 05/10/1914 à Pontavert (Aisne), tué à l’ennemi)

DRIQUE Fernand (Fernand-Maurice-Joseph. Né le 31/10/1884 à Haubourdin. Soldat de 2ème classe au 162e régiment d’infanterie 10e compagnie. Mort pour la France le 13/07/1915 à la Harazée (Marne), tué à l’ennemi)

DRUON Joseph (Né le 12/09/1888 à Noyelles-sous-Lens. Maître pointeur au 15e régiment d’artillerie 52e batterie. Mort pour la France le 16/05/1916 (Meuse), tué à l’ennemi par éclat d’obus)

DUCLERMORTIER Désiré (Désiré-Jean-Baptiste-Joseph. Né le 12/02/1885 à Noyelles-sous-Lens. Soldat de 2ème classe au 327e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 13/06/1915 à Colincamps (Somme), tué à l’ennemi)

DUFOUR Emile
DUHAMEL Louis
DURIEZ Jules
FREJEVEAUX Ed.
GENTY Georges
GILLES Paul

1939-1945, Soldats tués à l'ennemi :
BRUNELOT Pierre
DESMEDT Robert
CAYET Edmond
GRABOWSKI Paul
GRZESIAK Jean
HUBERT Marceau
JACOMART Alexandre
KOZLOWSKI Edouard
KOS Antoine
LAMBRIQUET Paul
LEWANDOWSKI Jean-Pierre
LEMAITRE Pierre
LEROY Marius
MACKOWIAK Thadée
MASSELOT Raymond
RUDNICKI Alphonse
ROZEWICZ Léon
TEICHERT Albert
TISON Lucien
WANTIEZ Marcel
WASILEWSKI Edmond
WOJTKOWIAK Ceslas
WACHEUX Henri

Résistance :
CLIN Maurice (Né le 28 août 1923, exécuté le 27 octobre 1942, à la citadelle d’Arras)
DACHEVILLE Emile
GUFFROY Jean
KANIA Branislaws [KANIA Bronislas (Né le 2 février 1906, exécuté le 21 août 1943, à Cuincy)]
LEFEVRE Emile (Né le 11 février 1923, exécuté le 27 octobre 1942, à la citadelle d’Arras)
MARTINOWSKI François (Né le 4 mars 1920, exécuté le 21 juillet 1942, à Champigneulles)
ZIARKOWSKI Radislas [ZIARKOWSKI Zdislas (Né le 9 juin 1923, exécuté le 14 avril 192, au fort du Vert-Galant à Verlinghem)]

FFI :
DACHEVILLE Emile
GUFFROY Jean
TAVERGNE Arthur

Morts pour la France :
BRISSEZ Achille
DESREUMAUX Roland

Déportation : 
LEBACQ Clément
LESIRE Emile
MARTINOWSKI Rodolphe
LESIRE Guislain
PIEKOWIAK Joseph
SWIT Félix
SZYMANSKI Venceslas
WAWER André
WOJCIEKOWSKI Jean
CLIN François
CLIN Ernest
COCHEZ Joseph
COCHEZ Honoré
DELANCHE Rémy
GILLOT Louis
HERKT Michel
ILSKI Zygmunt
KUMM Lucien

Déportés, internés décédés depuis leur retour des camps :
TAVERNE Joseph
LANNOY Marceau
POTYRALA Jean
 
Indochine :
CAUCHETEUX Abel

Afrique du Nord :
SEVIN Daniel-Marius, né le 23 août 1935, 2e classe au 291e bataillon de transmission, mort pour la France le 19 septembre 1956 (Algérie)
HABERKA François, né le 4 septembre 1935 à Harnes, 2e classe au 4e régiment de hussards, mort pour la France le 7 mars 1957 à Sidi-Saïd (Algérie)
BIERNAT Richard-Antoine, né le 7 avril 1938, 2e classe au 8e régiment de chasseurs parachutistes, mort pour la France le 12 juin 1957 à Alger (Algérie)
CERF Joseph-Réjean, né le 12 décembre 1938, 1ère classe au 22e RI de marine, mort pour la France le 23 juillet 1960 à l’hôpital Maillot (Algérie)
MISCEVIC Nicolas, né le 16 mars 1939, soldat au 2/73e RI, mort pour la France le 18 janvier 1961 à Taddort (Algérie)
JUDAS Claude-Félix, né le 21 novembre 1938, 2e classe au 454e groupe d’artillerie antiaérienne, mort pour la France le 7 octobre 1960 près d’Ouizert (Algérie)
GORECKI Raymond, né le 25 juillet 1935, mort le 17 juin 1960 (accident aérien) (Algérie)
MOCQUET Noël, maréchal des logis au 411e régiment d’artillerie antiaérienne, mort le 5 octobre 1962 des suites de maladie [pas vu sur mémoires des hommes]

Et aussi :
SCHOENAKER Arthur, né le 11/08/1912 à Festubert, domicilié à Noyelles-sous-Lens, décédé le 17/07/1944 à Frévent au cours d’un bombardement aérien allié
BOYAVAL Alfred-Henri-Joseph, né le 15/03/1888 à Nordausques, domicilié à Noyelles-sous-Lens 13 rue de Douvrin, décédé le 07/05/1944 à Billy-Montigny, tué sur son lieu de travail au cours d’un bombardement aérien [mention MPF accordé le 24/06/1957]
FROMONT Louis, né le 11/01/1899 à Sallaumines, domicilié à Noyelles-sous-Lens, décédé le 06/08/1944 à Noyelles-sous-Lens au cours d’un bombardement aérien
JOLY Ginette, née le 06/08/1925 à Noyelles-sous-Lens, domiciliée à Noyelles-sous-Lens rue du Marais, décédée le 21/05/1940 à Houdain au cours d’un bombardement aérien [mention MPF accordée le 25/06/1957]
LOURDEAUX Hippolyte, né le 06/04/1903 à Sallaumines, domicilié à Noyelles, décédé le, 22/06/1940 à Noeux-les-Mines des suites de blessures reçues au cours d’un bombardement d’artillerie
MERIENNE Magdeleine, née le 25/08/1923 à Noyelles-sous-Lens, domiciliée à Noyelles-sous-Lens, décédée le 16/06/1944 à Lens au cours d’un bombardement aérien
NOWAK Romain, né le 13/02/1906 à Osterfeld, domicilié à Noyelles-sous-Lens 32 rue d’Annay, décédé le 03/08/1944 à Sallaumines, près de la poudrière de la fosse 5, au cours d’un bombardement aérien  [il était de nationalité polonaise]
PRKYBYLAK Czeslas, né le 16/09/1923 à Blaszki (Pologne), domicilié à Noyelles-sous-Lens, décédé le 21/05/1940 à Sains-en-Gohelle au cours d’un bombardement aérien [il était de nationalité polonaise]
GUT Joseph, né le 05/02/1917 à Jaworzno (Pologne), domicilié à Noyelles-sous-Lens, décédé le 07/05/1944 à Noyelles-sous-Lens au cours d’un bombardement aérien [il était de nationalité polonaise]
URBANIAK Thomas, né le 02/12/1869 à Lucin (Pologne), domicilié à Noyelles-sous-Lens, décédé le 19/05/1940 à Bully-les-Mines, tué par éclat de bombe [il était de nationalité polonaise]