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MÉMOIRES DE PIERRE

ARQUES

Monument aux 27e et 227e régiment d'artillerie de campagne

Conflit commémoré :  1914-1918

Date d'inauguration : Juin 1922


Le journal la Croix du Pas-de-Calais rapporte l'inauguration du monument dans son édition du 2 juillet 1922 :
 
Dimanche a eu lieu la cérémonie d’inauguration du monument élevé par souscription à la mémoire des officiers, sous-officiers, brigadiers et soldats des 27e et 227e d’artillerie de campagne.
Elle avait été précédée de la bénédiction du mausolée, à 9 heures du matin, par M. l’aumônier militaire Dupuisch et d’une messe à Notre-Dame, à 11 heures et demie, au cours de laquelle M. L’aumônier divisionnaire Régent, officier de la légion d’honneur, qui fit toute la campagne en qualité d’aumônier du 43e RI, prononça une allocution qui fit verser des larmes.
« Nous devons assurer nos morts, dit tout d’abord M. Régent, que nous ne les oublierons jamais. »
Puis, il fit un tableau saisissant, impressionnant des différentes phases de la guerre, la description de la bataille de la Marne. Poursuivant toutes les opérations, il décrit les batailles de Verdun, l’Yser, la Somme, etc. Dans une page magnifique d’un style élevé, il glorifie l’héroïsme du 1er corps d’armée, et en particulier de ses deux régiments, les vaillants 27e et 227e RAC ; avec une remarquable éloquence, il dépeint la mort au champ d’honneur d’un petit poilu des régions libérées, mortellement frappé en 1918, alors que quelques kilomètres seulement le séparent de ses chers parents qu’il n’a pu revoir depuis plus de quatre ans.
La minute est poignante.
L’éloquent aumônier termine en résumant la force morale de l’idée de l’au-delà.
La basilique avait été somptueusement décorée ; ses larges nefs étaient trop petites pour contenir la foule nombreuse venue se recueillir.
Dans l’après-midi, à 3 h 30, heure militaire, le 27e, des officiers de la garnison et des officiers de réserve qui se sont joints à eux, forment la haie autour du monument érigé dans la cour de la caserne en face de la porte principale.
Une assistance, composée surtout de parents des morts qu’on glorifie ce jour, les entoure.
Les autorités sont arrivées également, nous remarquons : le général Gascoin, commandant l’artillerie du 1er corps, le général Dauwet, commandant le 1er groupe de subdivision à Lille, le colonel Bossu, le lieutenant Roesch, du 27e ; des officiers des régiments d’artillerie des villes voisines ; un officier représentant l’armée britannique.
M. Lefebvre du Prey, député, ancien ministre ; Antoine, sous-préfet ; Tourneur, maire de Saint-Omer ; plusieurs conseillers municipaux, de nombreuses notabilités appartenant aux diverses administrations de la ville ; les sociétés patriotiques et le Souvenir français ; la section des combattants de la Grande Guerre avec son président, M. Paul Piquet, avocat ; la capitaine Fauquet, commandant la compagnie des sapeurs-pompiers, etc.
Au milieu d’un silence profond, devant le monument que l’on vient de découvrir, le général Gascoin, M. Tourneur, maire, M. Antoine, sous-préfet, M. F. Fleury, président du Souvenir Français, M. Lefebvre du Prey, député, viennent tour à tour saluer ceux, officiers, sous-officiers et soldats, dont les noms inscrits en lettres d’or sur les plaques de marbre, qui ont mêlé leur sang pour le salut de la France.
La cérémonie est terminée ; les troupes défilent et dans une cour voisine, il est procédé à la remise de décorations.


 


Sources :
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