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MÉMOIRES DE PIERRE

GIVENCHY-LES-LA-BASSEE

Mémorial Hall

Après la première guerre mondiale, de nombreuses communes britanniques adoptèrent des communes des départements français sinistrés afin de leur apporter une aide financière ou matérielle pour aider à leur reconstruction.

Ce fut le cas par exemple de l'industrieuse ville de Liverpool qui devint la marraine de Givenchy-lès-la-Bassée. Elle fit construire un bâtiment nommé "Memorial Hall" qui comprenait une salle des fêtes, une bibliothèque et un centre de soin.


Inscription sur le Mémorial Hall de Givenchy
Inscription sur le Memorial Hall

Voici comment le journal l’Avenir de l’Artois, rapporte l’inauguration du Memorial Hall de Givenchy dans son édition du jeudi 2 octobre 1924

Dimanche a eu lieu l’inauguration du Memorial Hall, offert par la ville de Liverpool à sa filleule, la commune de Givenchy. Le temps s’était mis à la partie, rarement en effet, depuis des mois, il y eut journée aussi superbe, tant par l’éclat d’un soleil radieux que par la douceur d’une température estivale. Givenchy dont la reconstitution avance à grands pas, grâce à l’initiative de son administration municipale avait tenu à se parer coquettement.
Partout sur les routes avaient été édifiées de fausses portes, le baraquement tenant lieu de mairie et faisant pendant avec la pitoyable église provisoire, avait été orné de guirlandes, de drapeaux.
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A 10 heures et demi arrivèrent en gare de Cuinchy R. Rushton lord, maire de Liverpool et son épouse ; M. Walsh, ministre de la guerre d’Angleterre ; M. Wilson, ancien lord maire et son épouse ; M. l’Alderman John Léa, officier de la Légion d’honneur ; l’Alderman E. Russel Taylor, le conseiller ; Sandeman Alben, président de la chambre de commerce de Liverpool. ; le Town Clerk de Liverpool ; Sir Robert Whigham, adjudant général ; le lieutenant général Robert Colingham ; M. Walter Harding, officier d’Académie, médaille de la reconnaissance française ; M. Goiran, consul de France à Liverpool ; M. J. Mason, grittridge ; M. Percy F. Cokrhill ; le colonel Stenley Cohen ; le lieutenant colonel Leyland Orton ; le commandant William Denton ; le colonel H. F. Goodland ; le capitaine Harvorth ; Le capitaine Grinham ; le lieutenant Vokes ; M. Harold Lee ; M. Georges Lommax ; le colonel J. J. Shute ; le colonel Eustace Harrisson ; MM. A. F. Francis, Mercer.

Givenchy-les-la-Bassée inauguration du mémorial hall
Arnold Rushton, Lord-maire de Liverpool et Stephan Walsh, ministre de la guerre d'Angleterre
arrive à la gare de Cuinchy

Givenchy-les-la-Bassé, arrivée des autorités
L'arrivée des notabilités anglaises en gare de Cuinchy
Au milieu, le lord-maire de Liverpool et Mme la sous-prefète

Les visiteurs furent accueillis par M. Buisine, maire de Givenchy, ayant à ses côtés le conseil municipal, MM. Elby et Bachelet, sénateurs, M. Basly, député, M. Stirn, sous-préfet et son épouse, M. Beaumont, conseiller d’arrondissement, le commandant de gendarmerie Ballay.
Les honneurs furent rendus par des gendarmes à cheval sous le commandement de M. Buffier, capitaine à Saint-Omer, remplaçant le capitaine de Béthune, en congé.
Sur le quai étaient rangés les sapeurs-pompiers de Cuinchy, l’association des vieux pensionnés, les enfants des écoles de Givenchy. La grande harmonie des mines de Bruay joua le God Save de King et la Marseillaise.
Le cortège se forma et gagna la mairie de Givenchy en passant devant un bataillon du 43e d’infanterie avec colonel et drapeau, la musique divisionnaire joua les hymnes nationaux anglais et français.
Vers 11 heures, arrivèrent en automobile M. le général Nollet, ministre de la Guerre de France, M. Peytral, préfet du Pas-de-Calais, M. Israël, directeur du cabinet de M. Herriot, président du conseil, M. Lainel, directeur du cabinet du ministre des Régions Libérées, les généraux Lacapelle et Gascouin, le comte de Saint-Aulaire, ambassadeur de France à Londres, le colonel de gendarmerie Verstraete.
Il y eut entre les hôtes anglais et français échange de propos cordiaux. Après signature du procès-verbal de la cérémonie, en la mairie de Givenchy, les visiteurs prirent la direction du Mémorial-Hall.
Mémorial Hall
Le ministre de la Guerre Anglais, le lord-maire de Liverpool, M. Buisine, maire de Givenchy, à la mairie de Givenchy

M. Henri Porteau, architecte remit au lord-maire de Liverpool la clef de l’immeuble, puis le représentant de la cité anglaise prononça le discours suivant :

Discours du Lord Maire
Arrivés maintenant au point culminant de nos efforts, ce m’est un grand honneur et plaisir d’inaugurer l’ouverture du Memorial Hall, comme marque et témoignage d’amitié de la ville de Liverpool à la ville française de Givenchy. Depuis la pose de la première pierre en février dernier, nous avons suivi aussi bien par la pensée que l’imagination, la construction progressive du Memorial Hall, et au fur et à mesure qu’on le bâtissait brique par brique, il s’élevait également dans notre esprit quelque chose de plus tangible que les matériaux de l’édifice, c’était un sentiment de camaraderie et d’affection représentant le côté matériel et spirituel de cette unique cérémonie.
Et donc, nous revenons aujourd’hui vous rendre visite, non plus cette fois comme des étrangers, mais comme des amis car nous conservons un profond souvenir de notre bref séjour précédent parmi vous.
Nous sommes venus voir et admirer l’œuvre de monsieur Henri Porteau, votre éminent architecte. Nous le félicitons très chaudement de son magnifique édifice et nos compliments sont également à partager par l’entrepreneur, ainsi que son personnel, pour la rapidité avec laquelle le travail a été accompli. Bientôt les beaux jours seront finis et les longues nuits d’hiver y succéderont, et alors vous mes amis, récolterez les bienfaits de ce Hall. Vous y avez une excellente bibliothèque, un cinématographe dernier modèle et vous trouverez à la clinique apaisement et douceur à tous vos maux légers.
Les murs résonneront de musique et l’écho des mélodies vous rappellera que les écoliers de Liverpool ont pensé à vous en vous offrant un excellent piano vous apportant ainsi une des plus grandes joies et consolations de la vie.
Vous possédez des tableaux dont les originaux sont parmi les trésors de Liverpool. Vous lirez vos livres sur la table qui vous a été envoyée par ceux qui prennent soin des veuves et des orphelins de notre cité et pour les touts petits il y a des quantités de jeux et jouets divers. C’est avec un vif intérêt que nous voyons un enfant grandir, eux les futurs citoyens de Givenchy, et nous voulons qu’ils gardent jalousement au fond du cœur, notre amitié et se dire qu’ils peuvent compter sur leurs parents adoptifs de Liverpool. Je suis heureux de vous dire que nous avons l’honneur d’avoir parmi nous plusieurs très hautes personnalités françaises et anglaises, M. le général Nollet est des nôtres et nous sommes enchantés et fiers de le saluer.
L’honneur est également partagé de recevoir the right honourable Stephen Walsh, ministre de la guerre britannique, accompagné de sa femme et d’un général distingué de l’armée anglaise. M. Walsh, tout d’abord, est un membre éminent du gouvernement du roi et quoique ministre de la Guerre, il est cependant un émissaire de la paix. De plus, il est citoyen du comté du Lancashire, où se trouve la très importante ville et port de Liverpool. Permettez-moi aussi de vous dire combien nous apprécions la présence ici de votre ambassadeur en Angleterre, Monsieur le comte de Saint-Aulaire, qui a gracieusement accepté mon invitation personnelle.  Je sais pertinemment que la cérémonie d’aujourd’hui fera beaucoup pour affermir les excellentes relations qui existent déjà entre nous et qui doivent continuer d’exister, comme alliés et amis, relations, basées sur le souvenir, l’esprit d’amitié et la fraternité.
Il ne me reste plus maintenant qu’à déclarer, et c’est avec la plus grande joie, que le Mémorial hall est ouvert aux habitants et amis de Givenchy. Je tiens en même temps à vous que son avenir sera assuré dans toute la mesure raisonnable possible.
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M. Buisine, maire, répondit dans les termes ci-après :

Discours de M. Buisine :
Mon cher Lord Maire,
Messieurs les ministres,
mesdames, messieurs,
Ces mots sublimes, Amitié, Fraternité, tombés de vos lèvres, mon cher Lord Maire à l’adresse de Givenchy sont autant de notes gaies que l’écho répétera aux quatre coins du village et qui ont profondément ému l’âme de mes concitoyens.
Givenchy par ma voix vous en remercie et vous donne l’accolade….
Ici nous sommes fiers d’être les amis de Liverpool, et grandement honoré de recevoir aujourd’hui notre grande bienfaitrice. Ces sentiments d’amitié et de fraternité que vous exprimiez tout à l’heure sont autre chose qu’une formule académique ; ils prennent aujourd’hui une forme tangible, et, ce Mémorial Hall en apparaît comme la synthèse : c’est le temple du souvenir pieusement édifié par des mains amies de Liverpool ; c’est l’œuvre de la cité entière, puisque la résultante d’une souscription populaire, où riches et pauvres par leur obole ont apporté leur pierre à l’édifice. Il rappellera aux générations futures les heures graves de la guerre ; l’histoire de la 55e division, sa formation dans le Lancashire, son intervention à Givenchy en avril 1918 et sa belle tenue face à l’ennemi… il rappellera aux générations futures… hélas ! Que des milliers de morts du Lancashire reposent dans ce coin d’Artois,  et que Givenchy en a la garde. Givenchy pour Liverpool demeure donc terre historique et sacrée. Il n’est pas de famille chez vous qui ne connaisse Givenchy, il n’est pas de foyer qui n’aime Givenchy.
Cette fraternité vous la rendrez solennelle au grand jour de cette manifestation publique et vous la rendez féconde et assistante en mettant à la disposition de nos concitoyens dans cet édifice :
1.Une salle de réunion qui groupera aux moments de loisirs les éléments divers de notre population et demeurera un centre de vie et de gaieté.
2.Une bibliothèque où jeunes et vieux goûteront dans la lecture les distractions saines et reposantes de l’esprit.
3.Un cinéma qui projettera sur l’écran l’histoire des nations et les faits nouveaux de la science et de la civilisation.
4.Un dispensaire, enfin, où malades et enfants chercheront apaisement à leurs douleurs.
En créant ainsi un foyer social au sein de notre cité et en agrémentant la vie du citoyen à la campagne, vous lui ferez davantage aimer son sol natal, résistez mieux à l’attirance des villes en restant le gardien fidèle du foyer de ses aïeux.
Cette journée d’inauguration demeurera pour nous historique, car elle nous vaut l’honneur de recevoir à l’aube de notre renaissance. Son Excellence Stephen Walsh, ministre de la Guerre britannique, le général Nollet, ministre de la Guerre de France, M. Israel, représentant ici M. Herriot, notre grand premier, son Excellence le comte de Saint-Aulaire, notre grand diplomate à Londres.
Les parlementaires du Pas-de-Calais qui par leur présence ont ré haussé l’éclat de cette fête. Les autorités départementales dont la sollicitude n’a jamais fait défaut. Enfin, qu’il me soit permis un hommage discret à M. Walter Harding, le grand bienfaiteur de Givenchy, qui le premier aux heures difficiles de notre retour au pays nous est venu en aide par ses libéralités souvent répétées.
Les hommes passent mon cher lord maire. Les actes seuls demeurent. Vous allez comme moi, bientôt résilier vos fonctions de premier magistrat de Liverpool, nous aurons tous deux la satisfaction morale d’avoir attachée notre nom à cette manifestation d’aujourd’hui, symbole d’entente cordiale. Vous avez été le promoteur de cette belle journée, vous avez grandement mérité de la reconnaissance française.
Puissent ces sentiments d’amitié qui nous unissent gagner nos deux grands peuples qui dans un bel élan d’entente cordiale s’uniront pour abolir la guerre en assurant la paix mondiale.

Mémorial Hall
Les personnalités françaises et anglaises au cimetière de Givenchy
Au milieu, le général Nollet et M. Walsh, ministres de la guerre français et anglais


Le Lord Maire et M. Buisine procèdent ensuite à la plantation de deux arbres devant le Mémorial hall.
Les autorités visitèrent l’édifice, y admirèrent les dons fait par le lord maire, les écoliers de Liverpool, le groupement français des anciens combattants de Liverpool, MM. Bowring, J. Léa, John Daviés, John Henderson, Walter Harding, Lewis, Weisker frères, le Liverpool Roll of Honour Committee, MM. Mac Symon, GH Lee et Cie, W. Denton.
Le cortège s’en fut devant le monument élevé à la mémoire des braves du duché du Lancashire, tombés en avril 1918 pour arrêter la progression allemande.
M. Peytral, préfet, prit la parole. Il exprima la reconnaissance des populations  du Pas-de-Calais envers les vaillants fils d’Angleterre qui se sacrifièrent pour nous assurer la victoire.
M. le général Nollet, au nom du gouvernement, apporta aux morts britanniques l’hommage du peuple français. Il rappela que durant la guerre il fut associé dans l’œuvre de ses fonctions à l’œuvre des chefs anglais.
En termes touchants, il parla de l’énergie des héros de la 55e division qui, au nombre de 3000, dorment à jamais leur dernier sommeil sur le sol sacré de Givenchy.
Le général Nollet s’inclina devant M. Walsh, ministre anglais, dont le fils repose lui aussi parmi les vaillants. Il donna l’assurance que les Français veilleront sur les tombes anglaises autant que sur celles de ses fils et il exprima l’espoir que l’Angleterre et la France, unies dans leurs deuils, dans la gloire, dans les combats demeureront à jamais  liées pour réaliser la paix mondaine.
 Devant le monument élevé en l’honneur des enfants de Givenchy morts pour la France, le lord maire de Liverpool dit quelques mots, puis le ministre de la guerre anglais déclara : « au nom du peuple anglais, je dépose cette gerbe gage de l’amitié cimentée sur les champs de bataille. Que les âmes de vos braves reposent en paix ».
La grande harmonie des mines de Bruay fit entendre l’Adagio de la sonate pathétique de Beethoven, transcrit par Fernand Andrieu.
Les hymnes anglais et français retentirent tandis que les gerbes, les couronnes, étaient placées aux pieds des monuments à la 55e division britannique et des braves de Givenchy.

Le banquet
Dans la grande salle du Mémorial Hall fut servi un banquet de cent couverts. Le menu avait été préparé et fut admirablement présenté par notre concitoyen, M. Bernard, directeur de l’hôtel de la gare, suivant un usage britannique, au milieu du repas furent levés les verres en l’honneur du président de la république française et de leurs majestés le roi et la reine d’Angleterre. Au dessert des toasts furent prononcés.
M. Walsh, ministre de la Guerre anglais, dit que les mots sont bien faibles, insuffisamment expressifs pour rendre hommage à la grande et belle nation française. La France a toujours guidé les peuples dans les voies de la civilisation. Elle fut toujours le chevalier du droit, le défenseur des belles causes.
Quelles que soient ses épreuves elle demeura toujours digne, toujours vaillante, toujours fière de sa gloire. L’humanité lui doit une éternelle reconnaissance. La Grande-Bretagne n’oubliera jamais la camaraderie française et s’efforcera pour sa part d’être toujours l’amie fidèle de la France.
M. le général Nollé, après avoir remercié M. Walsh de ses paroles si réconfortantes pour les cœurs français dit sa joie de constater qu’après dix années, depuis la déclaration de guerre, l’entente cordiale s’appuie sur des bases de plus en plus solides.
Il a vu à l’œuvre les troupes anglaises et ne peut évoquer sans émotion les terribles journées de 1917 et 1918 dans les Flandres, dans la Somme, sur les flancs du mont Kemmel.
L’armée anglaise a fait preuve d’une extraordinaire maîtrise d’elle-même, aux heures les plus angoissantes, elle gardait son sang froid et son sens de l’humour.
A côté des soldats, les chefs britanniques furent aussi très grands. Les mémoires françaises n’oublieront jamais la collaboration anglaise, les sacrifices des braves d’Outre Manche, qui, particulièrement dans la 5ème armée, endiguèrent les efforts ennemis.
Grâce à eux il fut possible de préparer l’ultime offensive et d’amener la victoire sous nos drapeaux.
Au nom du gouvernement, M. le général Nollet remercie le ministre Walsh de ses déclarations de fraternelle amitié, elles auront un écho profond dans le pays.
Dans nos cœurs vibre encore le souvenir d’un passé récent, des joies et douleurs partagées par les deux pays. Le geste de Liverpool envers Givenchy ne peut que cimenter d’avantage les liens attachant la France et l’Angleterre. Nos populations garderont les tombes anglaises, elles seront fidèles au culte des héros alliés. Que nos nations puisent dans les souvenirs communs des principes de force et de vie, qu’elles réalisent l’œuvre de paix.
M. le Lord maire de Liverpool dit la satisfaction qu’il éprouve de se trouver à Givenchy. Le Mémorial Hall est une preuve positive des sentiments affectueux de la grande ville anglaise envers sa filleule.
Les monuments anglais et français élevés en hommage aux morts glorieux voisinent, se touchent presque, ils nous donnent la grande leçon, les vivants comme ceux qui tombèrent pour notre salut doivent demeurer toujours unis.
M. Buisine remercia les personnalités ayant accepté l’invitation de ce jour et il exprima à nouveau la gratitude des habitants de Givenchy envers les généreux donateurs de Liverpool.
M. le comte de Saint Aulaire prononça une allocution qui fit forte impression. Il fit l’éloge de Liverpool, ville où l’on pratique la seule vraie politique, celle du cœur.
Des manifestations comme celles dont il est l’heureux témoin ne peuvent que maintenir l’union  entre les deux nations les plus fortes dans le présent et responsables de la paix dans l’avenir.
La France et l’Angleterre ne failliront pas à leur mission.
M. Israël, au nom du président du Conseil, remit au lord maire de Liverpool la médaille de la Reconnaissance française.
Tous les discours furent vigoureusement applaudis, les orateurs ayant tout haut exprimé les sentiments unanimes. Après le banquet, M. le Lord maire exécuta deux morceaux sur le piano offert par les écoliers de Liverpool.
Le public fut admis à pénétrer dans le Mémorial Hall et à assister à la séance récréative.
On goûta beaucoup la Fée Marraine interprétée par des jeunes filles anglaises, on fit ovation à l’harmonie des mines de Bruay et à la chorale d’Essars.
On applaudit la danse des Quatre Saisons exécutée par des amies de Liverpool, puis on vit passer au cinéma la pose de la première pierre du Mémorial Hall en février 1924, la vente de la princesse Mary et du Roi Liverpool.
Pour terminer, des jouets furent distribués aux enfants de Givenchy.
Ce fut ainsi que nous le disions au début de ce compte rendu une belle journée qui demeurera à jamais gravée dans le cœur de nos populations sinistrées.
Toutes nos félicitations aux organisateurs.



Sources :
- Photographie de l'inauguration : l'Avenir de l'Artois
- Photographie de l'épitaphe sur le Mémorial Hall par Thadée Szalamacha (février 2007)







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